L'heptasyllabe est un vers de sept syllabes.

Usage Parce qu'il comporte moins de huit syllabes, l'heptasyllabe (en grec, hepta = « sept ») fait partie des « mètres simples ».

En poésie française, il est le plus utilisé des vers impairs.

Il est fréquemment employé au Moyen Âge, dans la poésie lyrique courtoise, seul ou en association avec d'autres vers, notamment dans les strophes isométriques des chansons de toile et des pastourelles.

On le trouve aussi utilisé en hétérométrie, comme dans Le Cerf se voyant dans l'eau de La Fontaine, une sorte de strophe isolée au centre de la fable :Ou dans Amphitryon de Molière (dialogue bouffon de Mercure et Sosie).

Il est aussi utilisé en isométrie, en particulier dans les odes des poètes de la Pléiade et chez Malherbe, ainsi que dans certaines fables de La Fontaine, par exemple Le Rat de ville et le Rat des champs. La Cigale et la Fourmi, à l'exception du deuxième vers, est entièrement composé d'heptasyllabes :Au , il est employé dans les genres légers. Victor Hugo utilise l'heptasyllabe dans plusieurs poèmes de Chansons des rues et des bois. Il est aussi utilisé par Paul Verlaine à plusieurs reprises, dans Mandoline et En sourdine (des Fêtes galantes), ainsi que dans La Chanson des ingénues et Sur urbe (Poèmes saturniens, Caprices). Outre Hugo et Verlaine, d'autres auteurs le choisissent : Alfred de Musset, Charles Baudelaire et Arthur Rimbaud.

L'heptasyllabe peut également être utilisé en bimétrie, associé à des vers de trois syllabes dans des sizains, comme dans Chant des oiseaux de Victor Hugo.

Dans la poésie française moderne, il a été beaucoup utilisé par Louis Aragon. Trois des poèmes de La Diane française – La Rose et le Réséda, La Ballade de celui qui chanta dans les supplices et La Chanson de l'université de Strasbourg – sont écrits en heptasyllabes.

Chez Paul Valéry, par exemple, dans un sonnet de type élisabéthain :Toujours au , René Char l'emploie souvent en compagnie de vers de métrique proche comme l'octosyllabe ou l'hexasyllabe. Par exemple dans Les nuits justes, poème qui s'ouvre par un vers plus court et s'achève sur deux vers plus longs. Ou dans Hermétiques ouvriers :L'heptasyllabe est fréquemment utilisé dans la tchastouchka russe.

Structure Le rythme de l'heptasysllabe est le plus souvent basé sur deux mesures.

En 3/4 :Ou en 4/3 :Mais l'heptasysllabe se prête également au rythme ternaire. Par exemple :

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Notes et références

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