Les Rivières pourpres 2 : Les Anges de l'apocalypse est un film franco-italo-britannique réalisé par Olivier Dahan et sorti en 2004.

Il fait suite au film Les Rivières pourpres (2000) de Mathieu Kassovitz, lui-même adapté d'un roman de Jean-Christophe Grangé. Cette suite s'appuie cependant sur un scénario original écrit par Luc Besson.

Le film débute par une sombre nuit d'orage en Lorraine, où un nouveau frère vient s'installer au monastère montaniste local. Malgré les protestations du père supérieur, il choisit pour chambre la cellule 13 du monastère, habituellement non utilisée par superstition mais alors qu'il cloue son crucifix au mur, du sang en sort et vient souiller l'objet de culte.

Synopsis Le commissaire Niemans - récemment revenu de sa mission dans les Alpes - ainsi qu'une équipe de la police scientifique débarquent au monastère. Ils mettent au jour un cadavre effectivement emmuré derrière le mur de la cellule 13. L'identification de la victime oriente vite Niemans vers une petite communauté de croyants de la région, anciens propriétaires du monastère montaniste, et dont les membres se sont éparpillés, ou ont disparu.

Presque au même moment, une série de meurtres sauvagement perpétrés a lieu, tous commis par d'étranges individus revêtus de bures de moine. Ces meurtres semblent à première vue n'avoir aucun lien les uns avec les autres, jusqu'au moment où le capitaine Reda et son équipe, eux aussi de retour d'une mission particulièrement musclée, renversent en voiture le sosie de Jésus, blessé et délirant. L'homme est vite emmené à l'hôpital mais son état de santé mentale empêche tout interrogatoire.

En visite à l'hôpital, le capitaine Reda tombe nez-à-nez avec un des mystérieux individus en bure au moment où celui-ci vient de débrancher les appareils respiratoires de "Jésus". S'ensuit une violente course poursuite entre l'individu, mu par une agilité et une force incroyables, et Reda qui, s'il lui tient tête un moment, finit par s'avouer vaincu et, à bout de force, laisse filer le suspect.

À son retour à l'hôpital, Reda tombe cette fois sur le commissaire Niemans qui, en remontant la piste du cadavre du monastère, s'est finalement rendu chez l'épouse d'un des disparus, qui lui a à son tour remis une photographie sur laquelle tous les membres de la communauté sont représentés : les douze membres de celle-ci se tiennent de façon similaire au tableau de La Cène.

Les deux hommes décident alors de coopérer sur l'enquête et, pour mieux comprendre la mystique religieuse qui entoure toute cette affaire, s'adjoignent les compétences d'une jeune policière experte en affaires religieuses, Marie. Les membres de la communauté de croyants avaient, en effet, cette particularité de porter non seulement les mêmes noms que les 12 apôtres du Christ, mais aussi d'exercer les mêmes métiers que ceux-ci. Niemans, Reda et Marie se mettent donc en quête des anciens membres de la communauté et font bientôt le rapprochement avec les différents meurtres perpétrés par les individus habillés en moine. Cherchant à protéger les derniers témoins en vie de cette communauté, Niemans et Reda sont impuissants à arrêter les tueurs revêtus de bure qui réussissent à récupérer un objet important comme la clé du tombeau de Lothaire II et manquent à plusieurs reprises de se faire tuer.

Mais en dépit de cela, plusieurs certitudes finissent par germer dans leur esprit. Le monastère semble tout d'abord bien être la clé de toute l'affaire. Restauré plusieurs années auparavant par les ex-membres de la communauté de croyants, le monastère aurait un lien avec la légende locale du tombeau de Lothaire II qui serait situé dans la région. La légende précise que le neveu de Louis le Pieux, Bernard d'Italie, se serait enfui de Rome après avoir pillé le trésor de l'Église. Il aurait remis ce trésor à Lothaire Ier, qui l'aurait transmis ensuite à son fils, Lothaire II. Celui-ci aurait été enterré avec le fameux trésor, .

De plus, alors qu'il remontait la piste du cadavre du monastère et de ses anciens compagnons jusqu'à un fort de la ligne Maginot, Niemans a pu constater que les anciens souterrains offraient une cachette idéale pour les moines en cas de fuite et que les anciennes casemates dissimulées en pleine forêt étaient pour certaines encore opérationnelles - il échappe d'ailleurs de peu à la mort, sa voiture étant criblée de balles.

Les deux hommes organisent donc dès le lendemain une fouille méthodique du monastère qui, malheureusement, n'aboutit à rien mais qui les amène à "rencontrer" le ministre allemand délégué aux affaires religieuses en visite sur place. Grâce à Marie, les deux hommes arrivent à confondre le père supérieur qui leur avoue l'ouverture prochaine du tombeau de Lothaire II avant de mourir. Conforté dans sa théorie, Niemans en déduit alors l'existence d'un passage (puits), situé dans le clocher du monastère, menant au tombeau. C'est ce secret, découvert par la communauté de croyants, qui leur a coûté la vie.

La nuit venue, un groupe d'hommes armés s'introduit dans la ligne Maginot au moment même où Niemans et Reda descendent en rappel dans le clocher du monastère. Les policiers débouchent quelques instants plus tard sur un ancien cantonnement de la ligne Maginot et ont à peine le temps d'y découvrir un arsenal de guerre qu'ils sont brutalement pris sous les tirs d'armes lourdes puis capturés.

Le ministre allemand leur explique peu après qu'il avait lui-même trouvé une des entrées du tombeau dans la ligne Maginot alors qu'il était jeune officier mais qu'il n'avait, à l'époque, pu pousser plus loin ses investigations. Maintenant en possession de la clé du tombeau, il s'apprête à l'ouvrir en dépit des avertissements de Niemans, le "trésor" de Lothaire II étant piégé : le tombeau est alors instantanément inondé. Niemans et Reda réussissent de justesse à s'en sortir grâce aux produits dopants utilisés par les moines pour décupler leur force mais le ministre allemand, moins chanceux, se suicide dans le tombeau avant d'être noyé.

Fiche technique

Titre original et québécois : Les Rivières pourpres 2 : Les Anges de l'apocalypse Titre international : Réalisation : Olivier Dahan Scénario : Luc Besson, d'après des personnages créés par Jean-Christophe Grangé Musique : Colin Towns et Frankii Elliott Direction artistique : Alexis McKenzie Main Décors : Olivier Raoux Costumes : Chattoune Photographie : Alex Lamarque Son : Laurent Zeilig, Marc Doisne, Jean-Paul Hurier, Pascal Villard Montage : Richard Marizy Production : Alain Goldman Coproduction : Luc Besson Productrice associée : Catherine Morisse Sociétés de production . : France : Légende Entreprises, EuropaCorp, TF1 Films Production et Studiocanal Italie : Filmauro Royaume-Uni : Epica Ltd. Société de distribution : TVA Films Budget : . Pays de production : , , Langues originales : français, italien, allemand Format . : couleur - 35 mm - 2,35:1 (Cinémascope) (Panavision) - son DTS | Dolby Digital Genre : policier, action, thriller Durée : Dates de sortie . : France, Belgique, Suisse romande : Italie : Québec : . Royaume-Uni : (sortie directement en DVD) Classification . : France : interdit aux moins de .Classification CNC France : . Italie : tous publics (T - ). Royaume-Uni : interdit aux moins de (). Belgique : interdit aux moins de (KNT/ENA : / Enfants Non Admis)..ENA : Le label ‘Enfants Non Admis’ signifie qu’il faut avoir au moins 16 ans accomplis pour pouvoir accéder à la salle et voir le film. Suisse romande : interdit aux moins de . Québec : et plus - violence ()

Distribution

Jean Reno : le commissaire Pierre Niemans Benoît Magimel : le capitaine Reda Christopher Lee : Heinrich von Garten Camille Natta : Marie Johnny Hallyday : l'ermite borgne Gabrielle Lazure : la femme de Philippe Augustin Legrand : Jésus Serge Riaboukine : Père Vincent André Penvern : Père Dominique Cyril Raffaelli : l'homme mystérieux Francis Renaud : adjoint du capitaine Reda David Saracino : adjoint du capitaine Reda Michaël Abiteboul : un flic Eriq Ebouaney : un flic Jo Prestia : Emilio Mylène Jampanoï : Pénélope Éric Chevallier : Mathieu Nikita Samaha : Mathilde, l'infirmière Victor Garrivier : le vieux gardien Olivier Brocheriou : Barthélémy Wilfred Benaïche : le prêtre apôtre Ludovic Schoendoerffer : l'assistant de la scène de crime Idit Cebula : la mère de Kevin Marc Henry : le nouveau moine Thierry Liagre : le patron au café Gilles Treton : le flic en faction Frédéric Maranber : le chef de chantier Nicolas Simon : un policier Fosco Perinti : l'homme en costume Frédéric Merlo : le médecin Thierry Der'ven : le commandant Christophe Lavalle : l'ouvrier de la ligne Maginot Enrico Di Giovanni : l'Italien Jean-François Gallotte : le directeur du supermarché Aytl Jensen : Prêtre tueur 2 Carole Fremery : Policier

Production Le premier film était une adaptation du roman du même nom de Jean-Christophe Grangé. Ce dernier est initialement associé au projet par le producteur Alain Goldman qui lui demande une intrigue originale pour la suite. Cependant, l'auteur peine à trouver des idées. Lors du festival de Cannes, il rencontre Luc Besson et lui fait part de son problème. Quelques semaines plus tard, Luc Besson , propose une idée de scénario. Il participe également à la distribution du film via sa société EuropaCorp Distribution.

thumb|Entrée des hommes de l'Ouvrage de Fermont Plusieurs scènes du film ont été tournées dans l'ancien bassin minier de Lorraine : dans les galeries de l'Ouvrage de Fermont, ouvrage de la ligne Maginot, ainsi qu'autour de l'église Sainte-Barbe de Crusnes (Meurthe-et-Moselle). Les scènes du commissariat sont tournées à Longwy dans les grands bureaux de Senelle, un imposant bâtiment qui abritait l'administration d'une grande usine sidérurgique. La course-poursuite entre Reda et le mystérieux cagoulé a été tournée aux alentours de l'ancienne usine Terres Rouges d'Esch-sur-Alzette, au Luxembourg.

Des scènes ont également été tournées sur le Plateau des Mille Étangs (Haute-Saône) dans les secteurs de Servance et de Beulotte-Saint-Laurent tandis que les scènes du monastère ont été tournées en Auvergne, dans l'abbaye de Lavaudieu et l'abbaye de Mègemont toutes les deux datant respectivement du et du . Le tournage a également eu lieu en Bavière et dans les studios de Bry-sur-Marne..

En plus de la musique originale de Colin Towns, le film contient deux morceaux du groupe The Stooges : No Fun et I Wanna Be Your Dog.

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En France, le film obtient une note moyenne de sur le site Allociné, qui recense 20 titres de presse.

Box-office Doté d'un budget de , ce film en a rapporté mondialement . La part française aura été de spectateurs.

Distinctions NRJ Ciné Awards 2004 : nomination au prix de la meilleure réplique..

Autour du film Projet de suite Une trilogie Les Rivières pourpres était initialement envisagée. Un troisième film, probablement titré Les Rivières pourpres 3 : les armes de l'ombre devait en effet être mise en scène par Florent-Emilio Siri. Le producteur Alain Goldman voulait aborder la saga comme Alien : Le film ne sera finalement pas développé. Une série télévisée sera par ailleurs diffusée dès 2018.

Notes et références Notes

Références

Annexes Articles connexes Les Rivières pourpres, roman de Jean-Christophe Grangé (1998) Les Rivières pourpres, film de Mathieu Kassovitz (2000) Les Rivières pourpres, série télévisée (2018) Ouvrage de la ligne Maginot

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