Giusto d'Andrea, ou Giusto Manzini, né à Florence vers 1440 et mort après 1494, est un peintre italien de la Renaissance.

Fils du peintre Andrea di Giusto, il est garzone de Neri di Bicci de 1458 à 1460, puis travaille avec Filippo Lippi. Il devient ensuite l'un des collaborateurs de Benozzo Gozzoli, qu'il assiste pendant trois ans dans le décor de la chapelle du chœur de l'église Sant'Agostino de San Gimignano, puis dans les fresques du tabernacle des Giustiziati à Certaldo.

Il a laissé un livre de souvenirs, transcrit au . LEnciclopedia Italiana le tient pour un peintre de second ordre, « reprenant sans originalité les formes des maîtres les plus proches de lui ».

Biographie

Origines

Giusto d'Andrea naît à Florence, probablement en 1441 selon le Dizionario biografico degli italiani, en 1440 selon l'Enciclopedia Italiana. Il est le fils du peintre Andrea di Giusto, dont le nom de famille est Manzini.

Formation

Son livre de souvenirs indique qu'il est garzone de Neri di Bicci de 1458 à 1460, puis qu'il travaille avec Filippo Lippi. Les Ricordanze de Neri di Bicci documentent le rôle des collaborateurs et apprentis de l'atelier, parmi lesquels Giusto d'Andrea, Francesco Botticini et Cosimo Rosselli.

Selon Gaetano Milanesi, qui n'appuie pas cette information sur des documents vérifiables, il est inscrit en 1460 à la compagnie des peintres florentins.

Avec Benozzo Gozzoli

Giusto d'Andrea rapporte dans ses souvenirs avoir travaillé une année comme maître indépendant au terme de son apprentissage, avant d'entrer parmi les collaborateurs de Benozzo Gozzoli pour le décor de la chapelle du chœur de Sant'Agostino à San Gimignano. Il précise être resté trois ans aux côtés du maître sur ce chantier.

Il y revendique l'exécution de tous les saints qui encadraient la fenêtre, aujourd'hui détruite, et de quatre apôtres en médaillons à l'intrados de l'arc d'entrée.

Le , il prend en location un atelier de l'hôpital Santa Maria Nuova à Florence.

En 1466, il collabore avec Benozzo aux fresques du tabernacle des Giustiziati, près du pont de l'Agliena, à Certaldo. La même année, il exécute en terre verte le décor de la façade de l'église Santa Maria a Peretola, aujourd'hui presque disparu.

Dernières années

En 1487, il peint un cierge pour la compagnie de San Zanobi de Santa Maria del Fiore.

La dernière mention le concernant date de 1494 : ses mémoires rapportent qu'il fut témoin, cette année-là, de l'expulsion de Pierre de Médicis hors de Florence. La date de sa mort n'est pas connue.

Œuvre

Attributions

LEnciclopedia Italiana signale principalement Les Trois Archanges et une Vierge à l'Enfant à la Galleria dell'Accademia de Florence, une Vierge allaitant à la galerie de Prato, également donnée à Francesco Botticini, ainsi que des Vierges à San Domenico de San Miniato et à Sant'Andrea a Gaviserri, dans le Casentino.

Elle lui reconnaît en outre, sur dessin de Benozzo, des figures de saints et des architectures de la chapelle Sant'Agostino à San Gimignano, ainsi qu'une partie du Martyre de saint Sébastien de la collégiale de la même ville.

+ Sélection Date Titre Lieu vers 1465 Saints et apôtres, avec Benozzo Gozzoli Chapelle du chœur, Sant'Agostino, San Gimignano 1466 Tabernacle des Giustiziati, avec Benozzo Gozzoli Certaldo 1466 Décor de la façade, en terre verte Santa Maria a Peretola Les Trois Archanges Galleria dell'Accademia, Florence Vierge à l'Enfant Galleria dell'Accademia, Florence Vierge allaitant Prato Vierge à l'Enfant San Domenico, San Miniato Vierge à l'Enfant Sant'Andrea a Gaviserri

Attributions écartées

Le Dizionario biografico retire de son catalogue la fresque de la Pietà avec saint François et sainte Madeleine que lui attribuait Milanesi, à rapporter plutôt à Pier Francesco Fiorentino, qui l'aurait exécutée en 1484, ainsi que l'''Annonciation de la collection Jarves à la Yale University Art Gallery, proposée par Osvald Sirén et plus vraisemblablement due à un peintre proche de Pesellino.

Réception critique

LEnciclopedia Italiana'' le qualifie, comme son père, de peintre de second ordre, qui reprend dans toutes ses œuvres, sans originalité, les formes des maîtres les plus proches de lui. Elle relève comme traits particuliers une faiblesse du modelé et une couleur rougeâtre des carnations, qu'elle retrouve dans le tabernacle des Giustiziati.

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes

Andrea di Giusto Benozzo Gozzoli Neri di Bicci

Liens externes

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