Châtillon-sur-Chalaronne est une commune française située dans le département de l'Ain, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune est chef-lieu du canton de Châtillon-sur-Chalaronne, qui regroupe ; elle est membre de la communauté de communes de la Dombes dont elle est le siège.

Ses habitants s'appellent les Châtillonnais et les ChâtillonnaisesGentilé, sur habitants.fr..

Géographie Localisation Châtillon-sur-Chalaronne se situe dans la région de la Dombes, à l'ouest du département de l'Ain.

Par orthodromie, elle se situe à à l'est de Mâcon., à autant de kilomètres à l'ouest de Bourg-en-Bresse. et aussi à de Villefranche-sur-Saône.. De plus, elle est localisée à au nord de Lyon. et à au sud de Paris..

Communes limitrophes

Hydrographie vignette|gauche|La Chalaronne au centre-ville. Châtillon-sur-Chalaronne est traversée par le cours d'eau la Chalaronne. qui la traverse d'est en ouest en venant de Sandrans et de La Chapelle-du-Châtelard pour se diriger vers L'Abergement-Clémenciat avant de rejoindre entre autres Thoissey, commune où le cours d'eau se jette dans la Saône.

Ce cours d'eau n'est pas l'unique. Le Relevant, qui a donné son nom à la commune dont le territoire relevait de la commune de Châtillon auparavant, passe dans le sud de la commune, puis se jette dans la Chalaronne près de la rue Pierre Jême. On trouve d'autres ruisseaux, le Bief de Payon et le Bief de Vernisson.

Enfin, Châtillon se situant dans la Dombes, il existe deux étangs et quelques plans d'eau. L'étang Putet se trouve près du lieu-dit éponyme, le long de la route départementale 936. Le second étang, l'étang Charbonnière, se situe près des Rippes, à cheval sur Châtillon et Romans.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marlieux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports La proximité de la commune avec les villes de Mâcon, de Bourg-en-Bresse et de Villefranche-sur-Saône lui permet d'être au cœur d'un important réseau d'axes de communication aux niveaux départemental, régional et national.

Axes routiers L'axe routier le plus important de la commune est la route départementale 936. Avant son déclassement en 1973, la voie faisait partie de la route nationale 436 et reliait Saint-Didier-de-Formans à la montée du col de la Faucille via Saint-Claude dans le Jura.. Localement, cet axe permet de rejoindre Neuville-les-Dames et Bourg-en-Bresse en se dirigeant vers le nord tandis qu'il permet de se diriger vers Saint-Trivier-sur-Moignans et Villefranche-sur-Saône. Avant 1990, la route passait par le centre et dans le but d'éviter la traversée de Châtillon, la route fut déviée vers l'ouest pour contourner le bourg.

La route départementale 2 traverse Châtillon du nord au sud et est composée de deux tronçons. Le premier vient de Sulignat pour s'intersecter avec la route D 936 tandis que le second vient de Sandrans, traverse le centre puis s'arrête aussi le long de la route D 936. Au niveau départemental, cette voie routière relie Sermoyer au nord à Massieux au sud.

Une autre route départementale traverse la commune, il s'agit de la D 7. Partant de Chalamont puis passant par une petite partie du territoire de Romans et de Sandrans, elle parvient sur le territoire par le sud-est et passe par le bourg avant de poursuivre son chemin en suivant la Chalaronne donc en direction de L'Abergement-Clémenciat et Thoissey, commune où la voie se termine sur un pont enjambant la Saône.

Quatrièmement, la route départementale 17 débute à Guéreins sur un pont sur la Saône qui relie cette commune à celle de Belleville située dans le Rhône. En continuant vers l'est, la voie passe par Baneins avant d'entrer dans Châtillon via le parc d'activités Chalaronne Centre, traverse le centre où elle rencontre la route D 2 près de la place de la République. Un second tronçon débute une centaine de mètres plus au nord et se dirige vers Romans et termine son chemin à Druillat, commune située à mi-chemin entre Ambérieu-en-Bugey et Bourg. Cette route possède une voie annexe, la route D 17c, qui la relie à la route D 2.

Enfin, il existe une voie départementale qui commence le long de la route D 17 et qui se dirige vers le sud pour rejoindre le bourg de Sandrans. Il s'agit de la route départementale 82 qui relie la commune à Miribel.

Voies ferroviaires vignette|Gare de la ligne de Châtillon - Marlieux. Le transport ferroviaire arrive pour la première fois à Châtillon en 1879 grâce à une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique gérée par la compagnie du chemin de fer de Marlieux à Châtillon. Longue de , elle permettait aux Châtillonnais grâce à la gare de Châtillon - Marlieux de rejoindre la gare de Marlieux - Châtillon située à Marlieux le long de la ligne de Lyon-Saint-Clair à Bourg-en-Bresse et construite en ces lieux depuis 1866. Reprise par la Compagnie des Tramways de l'Ain en 1919, la voie cessa d'être exploitée en 1934..

Cette compagnie permit la création d'une seconde gare à Châtillon puisqu'en 1898 fut ouverte la ligne de Jassans à Bourg. Longue de , la ligne traversait l'actuelle route D 936 et desservait la gare dite du Sud-Est. Victime du progrès et de l'essor de l'automobile, la ligne fut fermée en 1937.

Aujourd'hui, plus aucune ligne ne traverse la commune mais la ligne reliant Lyon à Bourg est toujours en service puisqu'elle accueille les TER de la région Rhône-Alpes et s'arrêtent à la gare de Marlieux - Châtillon.. Une autre gare située à proximité est desservie par les trains de la même ligne et il s'agit de la gare de Villars-les-Dombes.

Pour rejoindre les grandes villes de France et d'Europe, deux lignes traversent la région. La ligne à grande vitesse Paris - Lyon - Marseille ou LGV Sud-Est, traverse l'ouest de la Dombes en passant notamment par Saint-Étienne-sur-Chalaronne ou Chaleins. La gare de Mâcon-Loché-TGV, au sud-ouest de Mâcon, est desservie par des TGV reliant Paris à Lyon, Annecy ou Milan. L'autre ligne, la ligne traditionnelle Paris - Marseille via Dijon passe à Belleville. Sa gare est desservie par les TER Auvergne-Rhône-Alpes.

Transports en commun La commune est reliée au réseau départemental des bus car.ain.fr par l'intermédiaire de deux lignes. La première est la ligne 119. qui fait la liaison entre Villefranche-sur-Saône et Bourg-en-Bresse et dessert les arrêts Office du tourisme et ZI Route de Belleville. Tous les jours de la semaine excepté les jours fériés, il existe des navettes sur la ligne qui ne s'arrêtent qu'à un nombre réduit d'arrêts entre les deux villes dont les deux de la commune.

La seconde ligne est la ligne 102.. Elle relie Châtillon à Villars-les-Dombes et dessert seulement l'arrêt Office du tourisme.

Transport aérien La commune ne dispose pas de plateforme aéroportuaire. Les habitants de la commune doivent se rendre à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry distant de ou bien à l'aéroport de Genève distant de pour effectuer des vols à l'international.

Urbanisme Typologie Au , Châtillon-sur-Chalaronne est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Châtillon-sur-Chalaronne, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Chalaronne, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39,2 %), prairies (20,4 %), zones agricoles hétérogènes (20,4 %), zones urbanisées (12,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,2 %), cultures permanentes (0,4 %), forêts (0,2 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie vignette|Panneau d'entrée.

Origine du nom Située au confluent de la Chalaronne et du Relevant, Châtillon est une ville installée au cœur de la Dombes, ce qui lui vaudra différentes appellations au cours des siècles dont Châtillon en Dombes et Châtillon-lès-Dombes. Toutefois, la Révolution française fit ôter la référence à la Dombes pour la remplacer par la Chalaronne.

Châtillon serait un dérivé, sans doute mérovingien, du bas latin castellum, diminutif de castrum, accompagné du suffixe -ionem. Castrum désigne d’abord tous les types de forteresse, depuis le simple donjon jusqu’à l’enceinte urbaine, puis se spécialise dans le sens de « château fort » et se réduit ensuite à celui de « grande maison de plaisance ».

L'autre partie du nom fait référence à la Chalaronne, rivière passant dans la commune ayant aussi donné son nom aux villages de Dompierre-sur-Chalaronne, Saint-Didier-sur-Chalaronne et Saint-Étienne-sur-Chalaronne. Chalaronne viendrait probablement du gaulois caljo signifiant pierre..

Anciens noms Du fait de son importance historique, on trouve de nombreuses références à la commune sous différents noms au fil des siècles.. La première fois qu'est citée Châtillon se situe dans le Recueil des chartes de Cluny et date de 1049 où le nom est Castellio.