Gionges est une ancienne commune française située dans le département de la Marne en région Grand Est.
Le , elle forme avec Oger, Vertus et Voipreux une nouvelle commune par fusion : Blancs-Coteaux..
Géographie
vignette|centre|upright=1.8|Carte de la commune.
Située à d'altitude, la commune de Gionges possède deux sites principaux : le village de Gionges autour l'église des Saints-Ferréol-et-Ferjeux et le hameau de Fulaine Saint-Quentin où se trouvait l'église du même nom, aujourd'hui désaffectéeDésaffectée en 1927 d'après L'église de Fulaine-Saint-Quentin sur le site de la commune de Gionges.. Il comprend aussi plusieurs lieux-dits comme la Crolière, Commercy ou encore Sourriettescarte IGN de Gionges sur le site Géoportail..
Toponymie Voici la toponymie qui est rapportée dans le Dictionnaire topographique du département de la Marne en 1891Voir Dictionnaire topographique du département de la Marne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, par Auguste Longnon, Paris, 1891, article « Gionges » :
Giu[n]giœ, 1107 (chapelle de Saint-Étienne de Châlon, armoire 1, liasse 1). – Giunge, Gionge, Gionges vers 1222 (livre des vases de Champagne). – Gyongiœ, Giongiœ, vers 1355 (archives nationales J 193, 51). – Gyonges, 1508 (archives nationales P 207, 12). – Guurges (sic), 1542 (taxe du diocèse de Châlon ). – Gionges, présentement dit Saint-Fergeul; Saint-Fergeul, 1673 (archives nationales Q1 681). – Gionge ou Saint-Quentin, 1720 (SaugrainClaude-Marin Saugrain (1679-1750) (notice biographique sur le site de la BnF), imprimeur notamment du Dénombrement du royaume par généralités, élections, paroisses et feux, Paris, 1709 (voir Fulaine ) et du Nouveau dénombrement du royaume, par generalitez, élections, paroisses et feux, Paris, 1720 (voir Gionges )., tome I, ). – Gionge, 1741 (évêché de Châlon, carton 3). – Gionge-Saint-Ferjeu, 1767 (ToussaintsAbbaye Toussaints de Châlons, carton 8).
Histoire Sous l'Ancien Régime, la communauté de Gionges était formée d'une paroisse qui comportait deux villages, chacun avec son église : Fulaine Saint-Quentin et Gionges Saint-Ferjeux. Cette paroisse était appelée dans les registres paroissiaux « paroisse de Gionges et Fulaine » ou encore « paroisse de Saint Ferjeux, Gionges et Fulaine »Archives départementales de la Marne, registre Baptêmes, mariages, sépultures 1655-1792 de la paroisse de Gionges, réf. 2 E 305/1.. La carte de Cassini, en 1757, indique « Gionges St Ferjeu » et « Fulaines St Quentin succursale »Gionges sur la carte de Cassini sur le site Géoportail. La carte de Cassini de Châlon sur Marne fut puis éditée en 1757 d'après la fiche de cette carte sur le site Gallica. Elle fut levée sur place quelques mois plus tôt, en 1754 et vers 1757 (voir le paragraphe Liste et caractéristiques des cartes individuelles le l'article Carte de Cassini)..
L'église paroissiale de Gionges était consacrée à saint Ferréol et à saint Ferjeux et faisait partie du diocèse de Châlons et du doyenné de Vertus. À Fulaine l'église paroissiale était consacrée à saint QuentinVoir Dictionnaire topographique du département de la Marne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, par Auguste Longnon, Paris, 1891, . L'abbé de Saint-Sauveur-de-Vertus « présentait à la cure ».
Saint Ferréol et saint Ferjeux étaient deux frères prêtres évangélistes qui furent envoyés par l'évêque Saint Irénée de Lyon, vers la fin du , fonder l'église catholique de Besançon. Ils furent tous les deux décapités le sur ordre du gouverneur romain qui voyait dans leur action une source de trouble public. Ces deux martyrs sont les saints patrons de Besançon et sont fêtés le ..
En 1789, Gionges était compris dans l'élection de Châlons et suivait la coutume de Vitry.
Durant la Révolution, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune, alors nommée Gionges-Saint-Ferjeux, prend le nom de Gionges. Après la Révolution, la commune reprend son ancien nom puis celui de Gionges tout court.
Première Guerre mondiale Le , arrivée du BCP qui cantonne deux jours et repart le 6 pour combattre au château de Chapton.
Politique et administration
Démographie
Évolution démographique Jusqu'à la Révolution Gionges et Fulaines, qui ne formaient qu'une seule paroisse (de même qu'ils ne forment aujourd'hui qu'une seule commune), étaient toujours dénombrés ensemble. Cependant en 1709, dans son Dénombrement du royaume par généralités, élections, paroisses et feux, Claude-Marin Saugrain notait, à la place de Gionges avec 41 feux. En 1720, M. Saugrain notait : avec 61 feux (la commune de Saint-Étienne-au-Temple est pourtant distante d'une quarantaine de kilomètres et le chiffre correspond manifestement en fait à la paroisse de cette commune).
Depuis la Révolution
En 1856, le départ des familles et la baisse des naissances sont les deux causes de la dépopulation mentionnées dans la liste nominativeArchives départementales de la Marne, liste nominative des habitants de la commune de Gionges pour 1856, réf. 122 M 98 vue 6/6 : « la diminution de la population de Gionges provient du départ de plusieurs familles et du peu de naissances »..
Gionges est la commune de Champagne-Ardenne qui présentait le plus fort taux de population comptée à part en 2006 selon l'Insee : 37,6%, avec 89 personnes pour une population totale de 237 habitants (population municipale + population comptée à part)Population de Gionges en 2006 sur le site de l'Insee. Ce taux s'explique par la présence d'une maison familiale rurale.
Économie
Culture locale et patrimoine
L'église Saint-Ferréol-et-Saint-Ferjeux, souvent appelée simplement Saint-Ferjeux, dépend aujourd'hui de la paroisse Saint-Leu-du-Mon-Aimé (commune de Voipreux) et du diocèse de Châlon-sur-MarneÉglise de Gionges sur le site église-info..
La fête patronale du village est le dimanche suivant le , fête de Saint-Ferjeux et de Saint-Ferréol.
Lieux et monuments
Village fleuri avec balade. Église Saint-Ferjeux et Ferréol (nef du et transept du ). La statue de saint Ferjeux date du . Une tour extérieure en brique rouge renfermant un escalier en colimaçon donne accès au clocher. Courant , une horloge a été installée dans le clocher. Douves du château de la Crolière (domaine privé). Lavoirs. Ferme-auberge.
Personnalités liées à la commune
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Liste des communes de la Marne Anciennes communes de la Marne
Liens externes
Site de la mairie Gionges sur le site de l'Institut géographique national Gionges sur le site de l'Insee
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Ancienne commune dans la Marne Catégorie:Commune déléguée dans la Marne