La Rivière est une commune française située géographiquement dans le massif du Vercors, administrativement dans le département de l'Isère et en région Auvergne-Rhône-Alpes, autrefois rattachée au Dauphiné.
La commune, de dimension modeste, essentiellement rurale et agricole, est adhérente à la Communauté de communes Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté dont le siège est situé à Saint-Marcellin, ainsi qu'au Parc naturel régional du Vercors dont le siège est situé à Lans-en-Vercors.
Selon l'ouvrage de Patrick Ollivier-Elliot dénommé Vercors safari-patrimoinePatrick Olivier Eliott, Vercors Safari-patrimoine, Édition la Fontaine de Siloé, la commune doit son nom à sa proximité avec l'Isère « où autrefois émergeaient des zones humides que l'Isère formait ou détruisait au gré de ses humeurs ». Le même ouvrage précise que la paroisse se dénomma Saint-Joseph-de-la-Rivière jusqu'à la Révolution française.
La commune qui compte de nombreux champs de noyers se situe également dans la zone d'AOC fruitière qui produit la Noix de Grenoble.
Les habitants de la commune se dénomment les Rivarains et la mairie se situe à d'altitudeSite habitants.fr, le nom des habitants de communes de l'Isère.
Géographie Situation et description La commune de La Rivière se situe dans le canton du Sud Grésivaudan, à de l'agglomération grenobloise, au pied du massif du Vercors, sur la rive gauche de la rivière Isère dont elle semble tirer son nom. Traversée par l'ancienne route royale puis nationale qui va de Grenoble à Valence, le territoire communal est également bordé par les falaises de la partie septentrionale du massif du Vercors, donnant sur le soleil couchant.
L'ensemble de la zone habitable, essentiellement rurale, est située dans la partie occidentale de vallée de l'Isère connue sous le vocable de Sud Grésivaudan, terme repris officiellement par le Conseil départemental de l'Isère. Une bonne partie de son territoire compte essentiellement des forêts sur son versant montagneux.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Coublevie à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Géologie Le territoire communal de La Rivière se situe sur le départ de deux failles traversant le nord du massif du Vercors et dont l'origine commune se situe dans la vallée de l'Isère en aval de Rovon.
Au sud du ravin de l'Échinard (ou de l'Auchinard) qui débouche au sud du bec de l'Orient, montagne qui sépare les territoires des communes de Saint-Quentin-sur-Isère, Montaud et La Rivière, le tracé de la cassure se poursuit en biais à flanc de montagne dans le versant qui tombe directement sur cette partie de la vallée de l'IsèreSite de géologie alpes, page sur le bec de l'Orient. La crête occidentale où est situé le Bec de l'Orient est composée de roches urgoniennes.
Hydrographie Le territoire communal est sillonné de plusieurs cours d'eau, dont on peut découvrir la liste ci-dessous :
l'Isère, un des principaux affluents du Rhône qui délimite la partie occidentale du territoire de la commune. Cette rivière draine toute la vallée du sud Grésivaudan et reste, en règle générale, d'un débit très abondant tout au long de l'année ; la Laune ; le torrent de l'Échinard (ou de l'Auchinard) ; le ruisseau de Fessole ; le ruisseau de la Verdeppe, d'une longueur de ; le torrent du Versoud, d'une longueur de Sie sandre, fiche sur le torrent du Versoud.
Voies routières et transport public Voies routières L'ancienne route nationale 532 ou « », déclassée en 2006 dans tout le département de l’Isère en « », est une ancienne route nationale française reliant Saint-Péray (Ardèche) à Grenoble (Isère). Elle traverse le territoire communal depuis le nord (commune de Saint-Quentin-sur-Isère) vers le sud (commune de Saint-Gervais).
Transport ferroviaire La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Tullins-Fures, située sur le territoire de la commune de Tullins, à proximité du quartier de Fures. Autres transports publics Lignes d'autocars La commune est desservie par la ligne 5000 du réseau interurbain de l'Isère, gérée et organisée par la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Urbanisme Typologie Au , La Rivière est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (63,1 %), cultures permanentes (11,4 %), terres arables (10,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,6 %), zones urbanisées (1,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine Le territoire communal s'étend entre la plaine de l'Isère (Sud Grésivaudan) et les pentes occidentales du massif du Vercors. La commune, essentiellement rurale, comprend un bourg central de taille modeste et quelques petits hameaux entourés de noyeraies, tous situés dans la plaine de l'Isère. l'agglomération la plus proche est celle de Tullins.
Lieux-dits, hameaux et écarts Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de La Rivière, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique nationalSite géoportail, page des cartes IGN. l'Île Chapoton les Côtes Revety Pied Frais Cabotière Le Jarassier Briquetier le Mollard l'Escale les Vialière Le Moulin Brandelière Artets Bouvatière Thuillière La Thulière Le Lignet Guizardière Micandière Le Ravoux les Travers les Monts
Risques naturels et technologiques Risques sismiques
L'ensemble du territoire de la commune de La Rivière est situé en zone de sismicité n°4 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart de ses communes voisines, notamment celles du massif du VercorsSite de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité.. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance.Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 4Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s
Autres risques
Toponymie Le village se dénommait Rivesti au . Selon André Plank, auteur d'un ouvrage sur l'étymologie des communes de l'Isère, le nom de La Rivière dériverait du latin Revesti qui signifie « revivre », à la suite de la dévastation d'un précédent village par une crue torrentielle de la rivière et du désir de reconstruire le villageLivre "L'origine du nom des communes du département de l'Isère" par André Plank, édition L'atelier, 2006, page 168.
Histoire
Préhistoire et Antiquité Les traces d'activité préhistorique les plus anciennes et connues dans ce secteur datent du mésolithique. Celles-ci sont situées à proximité du site de la vallée des Écouges (près de l'ancienne chartreuse), dans le secteur du Pas de l'Échelle, lui-même situé sur le territoire de la commune voisine de RovonDépartement de l'Isère, la gestion du site des Écouges.
Moyen Âge et Renaissance Fondée en 1116, la chartreuse des Écouges est un monastère de l'ordre des Chartreux. Celui-ci s'installe dans le massif du Vercors à d'altitude. C'est du village de Saint-Joseph de Rivière (aujourd'hui La Rivière) que naquit le seul chemin qui menait à ce monastère au départ de la vallée de l'Isère.
La Rivière fut d'abord une simple halte sur le chemin du monastère, puis une grange monastique (prieuré de Revesty) fut installée lorsque la neige trop abondante dans le massif empêcha les pères et les frères de se rendre aux « Écouges ». En 1294, les pères demandent une première fois à quitter la vallée à cause de l'abondance de la neige. Avant la fin du Moyen Âge, période correspondant au petit âge glaciaire, le monastère est abandonné.
Selon l'écrivain et historien Patrick-Olivier Eliott, le chemin menant de Revesty à l'ancienne chartreuse existait toujours en 2010.
Temps Modernes
Époque contemporaine
Éboulement du 25 juillet 2024
Le vers , la carrière de la commune, située sur les flancs du coteau d'Artets (hameau du Lignet), à la limite des territoires des communes de Saint-Gervais et de L'Albenc, subit un éboulement de grande ampleur... Tout un pan de la montagne s'écroule en contrebas. La route départementale RD1532, qui voit passer en moyenne 7 000 véhicules par jour, se retrouve ensevelie sous plusieurs mètres de roches. Les premières estimations évoquent des dizaines de milliers de mètres cubes écroulés. D'après le responsable de la carrière, aucun employé ne se trouvait sur place au moment de l'éboulement.. Aucune disparition n'a été signalée le soir de la catastrophe.
La chapelle Notre-Dame-d'Armieux qui se situait sur la trajectoire de la zone éboulement et a été complètement ensevelie.
Politique et administration Administration municipale En 2020, le conseil municipal est composé de quinze membres.