Le Vauquelin est un contre-torpilleur français qui a donné son nom à une classe du même nom de six contre-torpilleurs. Il s'est sabordé à Toulon lors du sabordage de la flotte française le . Il a été baptisé en hommage à Jean Vauquelin, officier de marine français du né à Dieppe. Son équipage était doté d'un insigne spécifique.

Construction

Le Vauquelin est mis sur cale aux chantiers de France de Dunkerque en 1930. Lancé le , il entre en service dans la marine française en .

Le Vauquelin en chiffres

Le Vauquelin, comme tous les autres bâtiments de sa classe, est propulsé par quatre turbines à engrenages Rateau-Bretagne ou Parsons , alimentées par quatre chaudières à mazout Loire, Yarrow ou Penhoët lui donnant une puissance de faisant tourner ses 2 hélices. Il embarquait de mazout alimentaient ses chaudières Loire, Yarrow et Penhoët.

D'une longueur de , d'une largeur de , ainsi que d'un tirant d'eau de et d'une vitesse de (le Kersaint et le Vauquelin ayant même atteint les lors des essais), le Vauquelin était un excellent navire, équilibré et rapide, qui surpassait ses homologues italiens ou allemands.

Carrière

Intégré en 1934 à la division légère de la puis de la , le Vauquelin, après de fréquents exercices au sein de flottilles de contre-torpilleurs, est envoyé en en Espagne où vient d'éclater la guerre civile. En , à Barcelone, il dégage le voilier Yolande arraisonné par des navires nationalistes et l'escorte jusqu'à Port-Vendres. Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le Vauquelin est à Oran. Il est détaché pour l'escorte d'un convoi vers la France. Il rejoint ensuite la Force X à Dakar avant de rallier Brest en compagnie du sous-marin Centaure. En , il est abordé par le paquebot Marrakech et revient à Brest pour y être réparé. En , il gagne Toulon pour un carénage de trois mois, mais à la suite de l'armistice signé par la France, il sort de l'arsenal, bien qu'une de ses turbines soit encore en réparation.

Rallié au gouvernement de Vichy, le Vauquelin est envoyé à Beyrouth en , transporte des munitions pour la division du Levant, qu'il intègre à son arrivée. Le , alors que le Vauquelin est mouillé dans la baie de Saint-André, il est attaqué par des bombardiers britanniques qui avarient gravement ses soutes à mazout et son poste de télémétrie, tuant cinq marins et faisant douze blessés. Rapidement réparé, il gagne avec la division du Levant Salonique, y débarquant avec du matériel. Le retour au Levant s'avérant trop périlleux, le Vauquelin reste à Salonique et y subit des améliorations techniques. En , il rejoint Toulon après l'armistice de Saint-Jean-d'Acre mettant fin à la guerre du Levant. Après des réparations, il est abordé par le Kersaint lors d'un exercice et retourne en carénage. Il est ensuite envoyé à Alger, et de là, gagne Oran pour escorter le croiseur de bataille Dunkerque endommagé à Mers el-Kébir, en compagnie de la DCT. La petite force navale parvient à Toulon le après une navigation sans encombre.

Le sabordage de Toulon

vignette|gauche|Le Vauquelin (à droite) et le Kersaint sabordés dans le port de Toulon le 27 novembre 1942.

Aucun incident notable ne survient jusqu'en , date à laquelle les Alliés débarquent au Maroc et en Algérie. De plus, en France, la Wehrmacht envahit la zone libre dirigé par le gouvernement de Vichy, et progresse sur Toulon pour s'emparer de la flotte française : c'est l'opération Anton. Toulon est mis en état d'alerte. Lorsque les Allemands envahissent les quais, l'équipage du Vauquelin fait sauter le navire. Une heure plus tard, les Allemands investissent le quai Verdun où étaient amarrés à couple le Vauquelin et le Kersaint, lui aussi sabordé.

Les Italiens essayeront en vain de renflouer le Vauquelin, les travaux étant interrompus par l'armistice italien en 1943. Les Allemands récupèrent l'épave mais n'arriveront pas non plus à la renflouer. Finalement, elle est laissée sur place jusqu'en 1950, date à laquelle elle est démolie.

Articles connexes

Contre-torpilleur Classe Vauquelin

Notes et références

Liens externes

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