Le tramway de Caen est un réseau de tramway qui dessert depuis le l'agglomération caennaise (communes de Caen, Hérouville-Saint-Clair, Ifs et Fleury-sur-Orne).

Il remplace le transport léger guidé, en service de 2002 à 2017, dont il reprend largement le tracé. Ce tramway est par ailleurs le lointain successeur de l'ancien tramway de Caen, qui a fonctionné de 1901 à 1937, avant d'être remplacé par un réseau d'autobus.

Ce réseau moderne se compose de trois lignes (T1 à T3) totalisant et 37 stations. Une quatrième ligne (T4) devrait voir le jour en 2029 avec la réalisation de la « ligne est-ouest », accompagnée d'une réorganisation des lignes T2 et T3.

Histoire L'ancien tramway et le TVR Avant le réseau actuel se sont succédé deux réseaux de tramway : l'ancien tramway de Caen ayant circulé de 1901 à 1937 ; le transport léger guidé de Caen, « tramway » sur pneumatiques Bombardier TVR ayant circulé du jusqu'au , à .Caen : un tramway "fer" va remplacer l'actuel TVR (tramway sur pneus) en 2019, sur France 3 Basse-Normandie, publié le 05 novembre 2014 à 11h45, mis à jour le 05 novembre 2014 à 12h05 .

Remplacer le TVR Le réseau utilisant le Bombardier TVR, mis en service à Caen en 2002, connaissant un certain nombre de dysfonctionnements, Viacités envisage de le remplacer par un mode de transport plus fiable dès et d'abandonner le TVR sur les deux lignes, moins de dix ans après son inauguration. Elle a le choix entre un nouveau transport guidé sur pneus (notamment le Translohr), un bus à haut niveau de service (BHNS) ou un tramway. Ce dernier est officiellement choisi le . Le , le comité syndical de Viacités vote également en faveur d'un tramway fer pour une deuxième ligne est-ouest.

Du au , 16 réunions de concertation se sont déroulées dans l'agglomération caennaise afin de recueillir les avis sur les tracés ..

Le , Viacités et Amiens Métropole signent un accord pour l'achat groupé des rames pour un budget de 100 millions d'euros (63,6 pour Caen). Un second achat groupé est envisagé pour le mobilier des stations et l'équipement des centres de maintenance.

Pendant la campagne des élections municipales françaises de 2014, Joël Bruneau, finalement élu maire de Caen le et président de Caen la Mer le , a annoncé qu'il souhaitait remettre à plat le dossier qui pourrait donc prendre du retard ou être abandonné. Le , Viacités annonce que le projet dans sa forme initiale est finalement abandonné et présente un nouveau projet redimensionné.. Seul le remplacement de la ligne 1 par un tram-fer est confirmé avec une mise en service prévue pour . Le projet de ligne 2 Est-Ouest est reporté au mieux pour 2024.

Le , Caen la Mer annonce les deux maîtres d'œuvre choisis pour le projet : le groupe ASyASLe groupement est composé des entreprises Artelia, Setec, Attica et Signes pour les études, la conduite et le suivi des travaux un autre Le groupement est composé des entreprises Ferrand-Sigal architectes, Archipole urbanisme et architecture, AUA structure et Technip TPS pour la maîtrise d'œuvre pour le centre d'exploitation et de maintenance. L'agglomération présente aussi le calendrier : 2015 à 2017 : études, appel d'offres et choix des entreprises Fin 2017 : début des travaux : arrêt du TVR et mise en place d'un réseau de substitution d'autobus Printemps 2019 : essais du matériel roulant : mise en service (finalement avancée à ).

À l'issue de la concertation, l’équipe de maîtrise d’œuvre du projet rend son avant-projet en Projet Tramway 2019 – Conférence de presse – Présentation des évolutions du programme de l’opération, 4 février 2016 .

L'enquête publique a lieu du au . À son issue, la commission rend un avis favorable pour la ligne 1 avec prolongements vers la Presqu’île et Fleury-sur-Orne.

La rupture du contrat signé en 2002 et pour une durée initiale de 30 ans avec la STVR au coûtera 17,3 millions d'euros à la communauté urbaine Caen la Mer, ce à quoi il faudra ajouter les 12,3 millions d'euros pour le règlement de la dernière annuité d'emprunt auprès des banques..

Lignes nord-sud Premier projet Dans ce projet, le parcours de la ligne nord-sud reprend celui du TVR. Comme actuellement, la ligne est longue se divisant en branches à chaque extrémité : au nord, à partir de la station Copernic, vers le Campus 2 et vers Hérouville-Saint-Clair; au sud, à partir de la station Poincaré, vers la Grâce de Dieu et vers Ifs.

40 % des investissements initiaux du TVR devaient être conservés ; il s'agit notamment des lignes aériennes de contact et des sous-stations. Quelques aménagements sont toutefois prévus : lisser les courbes inférieures à ; adoucir les pentes supérieures à 8 % (rue du Gaillon, Campus 1, rue des Muets) ; déplacement de certains poteaux supports de lignes aériennes de contact, notamment tous ceux placés au centre de la plateforme ; transformation des boucles de terminus en avant-gares et arrière-gares ; construction d'un centre de maintenance commun avec la ligne 2 à Bretteville-sur-Odon ou adaptation du centre actuel ; élargissement du pont franchissant le boulevard périphérique de Caen ; allongement des quais pour accueillir des rames de (contre actuellement).

La ligne reprendra les 34 stations du TVR, mais quelques modifications sont envisagées : déplacement du terminus du Campus 2 ; modification du terminus d'Hérouville-Saint-Clair ; déplacement de la station Université afin de dégager la vue entre l'esplanade et le Campus 1 ; déplacement de la station Quai de Juillet sur la rive droite de l'Orne pour desservir le centre commercial des Rives de l'Orne.

Second projet Le , Viacités confirme le remplacement de la ligne 1 par un tram-fer avec la création d'une nouvelle branche. Le maire Joël Bruneau souhaitait prolonger le TVR jusqu'en 2022 comme annoncé durant la campagne des élections municipales, le temps d'assainir les finances de Caen la Mer, mais renonce devant le coût annuel des travaux d'entretien, de l'ordre de 40 millions.

Le projet prévoit la reprise de la plateforme du TVR. La branche de la Grâce-de-Dieu sera prolongée au sud et une nouvelle station créée à Fleury-sur-Orne, où se situera le nouveau centre de maintenance. La ligne comptera donc désormais 35 stations.

Dans l'avant-projet de , certaines options sont confirmées. Le terminus « Campus 2 » est déplacé le long de la route de Caen à Douvres. L'arrêt Maréchal-Juin n'est donc plus desservi. Cette modification de tracé devrait entrainer la disparition du rond-point Côte-de-Nacre. Le terminus à Hérouville-Saint-Clair est également déplacé sur l'avenue de la Grande-Cavée, en face de la direction du travail ou sur le rond-point des Droits-de-l'Homme (à proximité du centre commercial Val-Saint-Clair). L’œuvre qui surplombe la station du TVR sur la place Saint-Clair ne sera pas déplacée et pourrait être réutilisée en gare routière. Les deux arrêts actuels Lux – Victor Lépine et Guynemer sont supprimés au profit d'un arrêt unique situé à mi-chemin des deux stations actuelles sur l'avenue Capitaine-Georges-Guynemer. Les arrêts Université et Quai de Juillet ne sont en revanche pas déplacés.

Du fait de l'opposition des riverains, il est décidé de supprimer la station Lux - Victor Lépine, mais de conserver la station Guynemer (renommée Lux – Guynemer) à son emplacement d'origine. Cette solution est présentée lors de l'enquête publique en septembre-Dossier d'enquête publique, 2016, note relative au traitement des stations Lux - Victor Lépine et Guynemer, Complément relatif aux pages 24 à 28 de la pièce B « Dossier d’étude d’impact » et 8 de la pièce B « Résumé non technique » . Finalement, une solution est trouvée en : la station sera conservée mais déplacée et à quai central, avec la particularité que le tram circulera en site banalisé avec la circulation automobile..

Lignes est-ouest Premier projet vignette|Aiguillage avenue du 6-Juin Dans le projet présenté en 2012, une deuxième ligne ouest-est est mise en service la même année.

La ligne se divise en deux branches à son extrémité ouest : le Chemin Vert d'une part, vers Bretteville-sur-Odon d'autre part. À l'est en revanche, le terminus est unique ; il est établi sur le quai Hamelin devant les Rives de l'Orne .

Entre ces deux extrémités, cette ligne est en tronc commun sur une longueur de avec les lignes A et B entre les stations Quai de Juillet et Saint-Pierre. Deux variantes sont envisagées : un passage par la rue de Bernières avec un tronc commun entre les stations Quai de Juillet et Bernières ; un passage par la rue Sadi-Carnot, l'avenue de Verdun et la rue du Havre.

La longueur des lignes est de : pour le tronc commun entre les lignes C et D passant par le quai Amiral Hamelin, le pont Winston Churchill et l’avenue du (tronc commun de avec les lignes A et B), les boulevard des Alliés, Maréchal Leclerc et Bertrand, la place Guillouard, la rue du Carel, l'hôpital du Bon-Sauveur, les rues du Capitaine Boualam et Damozane ; pour la ligne C vers le Chemin Vert en passant par la rue de Chemin-Vert ; pour la ligne D vers Bretteville-sur-Odon en passant par la rue de Bayeux et les boulevards Pompidou et Detolle.

La ligne compte onze stations équipées pour des rames de .

Voir le tracé approximatif du projet sur Openstreetmap

Second projet Le , Viacités annonce que cette ligne est finalement reportée. Les études sont toutefois maintenues pour une éventuelle ouverture de la ligne en 2024 ; sa réalisation sous forme de bus à haut niveau de service est également évoquée puis abandonnée. Le projet présenté en 2014 prévoit d'ailleurs l'ouverture d'un embranchement vers la Presqu'île qui formerait l'embryon de cette ligne est-ouest. L'opposition municipale qualifie ce report de ..

Dans ce nouveau projet (précisé en 2016), la ligne compte sept stations, dont cinq stations communes avec la ligne 1. Au nord, la ligne part de la rue de Geôle (arrêt Quatrans), traverse la place Saint-Pierre, puis emprunte le boulevard des Alliés (station Saint-Pierre) et l'avenue du Six-Juin. Après le pont Churchill, une ligne nouvelle quitte le tronc commun et longe le quai Amiral Hamelin. Une nouvelle station y est créée. La ligne traverse ensuite l'Orne en empruntant le pont Alexandre Stirn, puis l'écluse séparant le bassin Saint-Pierre de l'Orne. Elle longe ensuite l'avenue Victor Hugo jusqu'à une nouvelle station-terminus.

Une extension de la ligne à l'ouest entre la place Saint-Pierre et le théâtre de Caen, par le boulevard Maréchal-Leclerc, est également envisagée« L'énorme chantier du tramway de Caen, un projet inédit en France », Normandie actu, 4 juillet 2015 . Le , le prolongement jusqu'au théâtre est confirmé, mais la faisabilité reste conditionnée à de nouvelles études techniques. Celles-ci montrent que la présence sous le boulevard de la Petite-Orne, rivière canalisée et recouverte en 1860, rendrait la réalisation de cette option difficileNormandie 14 actu, 25 avril 2016 Ouest-France, 25 avril 2016 . Cette extension est finalement abandonnée en . Au nord de la station Bernières, un aiguillage est construit afin de permettre à une future ligne est-ouest d'emprunter la rue de Bernières sans avoir à détruire la plateforme des lignes nord-sud.

Travaux La phase de travaux peut être réalisée plus rapidement que pour un projet classique car une partie des infrastructures est réutilisée (caténaire, sous-stations électriques et ponts notamment). De plus, l'emprise de la plateforme est essentiellement la même que celle du TVR, ce qui facilite son intégration dans la voirie. Cependant, les contraintes d'un tramway sur fer sont plus strictes, d'où certains aménagements par rapport au TVR, ce à quoi s'ajoutent les changements de réglementation : la plateforme est élargie, les traversées routières sont transformées en carrefours à feux, certaines courbes et pentes sont adoucies.. Enfin, certains poteaux de support de caténaire sont déplacés dans les carrefours