La famille de Sérent (en italien Seren, prononcé [séren]), d'ancienne chevalerie de Bretagne, avait pris son nom d'une terre située dans l'évêché de Vannes (auj. département du Morbihan), à une lieue et demie de Malestroit, à 3 lieues de Ploërmel, et à 5 lieues de Vannes, sur la route de cette ville à celle de Ploërmel.

Histoire Il est fait mention du bourg de Sérent dans les chartes du . Son plus ancien possesseur connu est Marquier, seigneur de Sérent vers l'an 1050, lequel eut trois fils : Maingui, Judicaël et Pierre de Sérent, chevaliers, vivants vers l'an 1100.

Maingui, seigneur de Sérent, chevalier, fit à Saint-Sauveur de Redon en 1110. Se sentant sur le point de mourir, il voulut, , se consacrer à Dieu et prendre l'habit religieux, dans le de Redon. Ses deux frères, Judicaël et Pierre de Sérent, firent le même vœu, et, par charte donnée vers l'an 1100, et transcrite au cartulaire de Redon, ils donnèrent à cette église les dîmes de leur terre. Maingui y fut inhumé peu de temps après.

Conen de Sérent et Judicaël son fils furent présents à une donation faite, en 1118, au prieuré de Saint-Martin de Josselin, par Geoffroi, vicomte de Porhoët, et par ses frères.

La filiation, d'après une production faite en 1752, au cabinet des ordres du Roi, est littéralement établie depuis Jean, seigneur Sérent, fils d'Alain (vivant en 1328) et de Gillette de Malestroit, qui, l'an 1351 fut l'un des 30 champions choisis par Jean IV de Beaumanoir pour combattre contre un pareil nombre de chevaliers et écuyers anglais, fait d'armes célèbre dans les annales bretonnes sous le nom de combat des Trente. En 1356, Jean, seigneur de Sérent, commandait une compagnie d'écuyers, servant sous les ordres de Thibault III sire de Rochefort, capitaine de hommes d'armes et de 500 archers, comme on le voit par une quittance de 80 écus d'or que Jean de Sérent donna, le de cette année, au trésorier des guerres, sous son sceau, représentant un écu chargé de 3 quintefeuilles. Il était marié à Jeanne de Saint-Gilles.

À la montre de Vannes du , parmi les 19 nobles de Sérent et Quily, Geoffroy de Sérent, seigneur de La Rivière (100 livres de revenu) est porteur d'une brigandine et d'une salade (casque). À celle du (toujours à Vannes), où on comptabilise la présence de 25 nobles de Sérent, il comparaît armé d'une vouge (il déclare alors 5 livres de revenu).

Lors de la réformation de 1669, cette maison fut maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction (un procès-verbal daté du a été conservé concernant l'enquête sur les preuves de noblesse de Pierre de Sérent.) : elle existait en trois branches connues sous les dénominations de : Seigneurs de Sérent et de La Rivière, Seigneurs de Brambrac et de Kerlevenan, Seigneurs de Kerfily.

La branche aînée s'est fondue au dans la famille de La Chapelle, d’où la terre de Sérent, est passée par alliance aux Rosmadec, puis aux Sénéchal, et par acquêt en 1787 aux Castel.

La branche du Tromeur s'est fondue dans la famille de Montauban, puis dans celle d'Avaugour par le mariage d'Orfraise de Sérent († ), dame de Tromeur, demoiselle de la duchesse Yolande d'Anjou (1412-1440). Elle avait signé, en 1440, à son testament avec Isabeau de Beaumanoir, Yolande de Laval, Matheline de Malestroit et Julienne de Taillefer, autres demoiselles de la duchesse. Elle n'eut point d'enfants du premier mariage, mais des deux autres. Il est fait mention d'elle et de son second mari dans deux séances du Parlement de Bretagne, tenues à Vannes, en 1451, pour deux procès qu'elle avait, ainsi que dans un autre Parlement, en 1457. Elle eut aussi avec le seigneur de Trégarantec.

La branche de Kerfily qui a produit un conseiller au parlement, chevalier de l'ordre du Roi en 1635, a fini avec Armand-Louis de Sérent, marquis de Kerfily, lieutenant-général des armées du Roi, nommé en 1788 gouverneur des ducs d'Angoulême et de Berry. Devenu grand d'Espagne de classe, il prit le titre de duc de Sérent, sous lequel il fut appelé à la pairie le .

Personnalités Plusieurs membres admis aux honneurs de la cour depuis 1754.

Les ecclésiastiques Trois chevaliers de Malte depuis 1663 ; Melchior de Sérent (mort en 1727), abbé de Prières en 1681 ;

Les politiques Un président de la noblesse aux États de Bretagne de 1774 et 1776 ;

Généalogie Origines Généalogie des Sérent Établie d'après les archives départementales du département du Morbihan (AD56/31J/436)

Cette branche s'est alliée aux :

Branche aînée

Cette branche s'est alliée aux :

Branche de La Rivière

Cette branche s'est alliée aux :

Branche de Brambrac et de Kerlevenan Branche de Kerfily

Cette branche s'est alliée aux :

Titres La famille de Sérent a porté les titres de : Seigneurs , de Tromeur, de La Rivière, de Kermelen et de La Salle, paroisse de Sérent, Seigneurs de La Ville-Louët, par. de Lantillac, de Kerfily, comtes de Trédion (1666), châtelains d’Aguénéac (1650) et de Beslon, par. d’Elven, de Branbec et de Kerlévénan, par. de Plescop, de La Villeray, de La Prévostaye, Barons de Malestroit, de Comper, par. de Concoret, de La Ville-Guériff, de La Villéan, de Boisbrassu, par. de Carentoir, de Kervazy, par. de Plaudren, de La Villeneuve, par. de Languidic, de La Touche-Hilary, par. de Moustoirac, de Keralier, par. de Sarzeau. Fournisseur de la Cour impériale et royale du royaume d'Italie. Titres d'Armand-Louis de Sérent Marquis de Kerfily ; Seigneur de Jully, de La Frette (Saint-Victor-de-Réno, Orne), de La Ventrouze (Orne) ; Grand d'Espagne de la classe au titre de marquis de Kerfily (cédules du , par Charles IV d'Espagne) ; Duc de Sérent (), Pair de France : - , - , Duc et pair (sans lettres patentes ni majorat).

Châteaux, seigneuries, terres

Le château de La Rivière (Sérent) : siège de l'ancienne seigneurie de La Rivière ayant appartenu à une branche cadette de la famille, il possédait autrefois une chapelle privée Le manoir de La Ville-Quélo (Sérent). Siège d'une ancienne seigneurie ayant un droit de haute justice et appartenant à la cette famille en 1770. On mentionne Guillaume de Lanvaux et Hervé Vaillant en 1427, et le sieur de Brignac en 1536. Il possédait autrefois une chapelle privée. Le château de La Houletière (Sérent). Siège de l'ancienne seigneurie de La Ville-Raix ou Ville-Rée qui possédait un droit de haute, moyenne et basse justice ().

Armoiries Les armes de la famille se blasonnent ainsi : D'or, à trois quintefeuilles de sable (sceau de 1356).

Hommages, mentions On pouvait voir encore au , dans le chancel de l'église paroissiale de Sérent le tombeau de ceux de ce nom, chargé de trois quintefeuilles, qui sont les mêmes armes qu'ils ont toujours portées. À La Fresnais, une croix fut érigée à l'endroit où le comte Armand-Sigismond de Sérent et son frère a perdu la vie et porte la mention . Aujourd’hui elle se trouve à l’entrée du terrain des sports. Sur le tombeau (église de La Roche-Guyon) d'Armandine-Marie-Georgine de Sérent (Paris, - Paris, ), princesse de Léon, est gravée l'épitaphe :

Notes et références

Annexes Bibliographie

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Articles connexes Armorial des familles de Bretagne Cartulaire de Redon Combat des Trente Liste historique des marquisats de France

Liens externes

Généalogies

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* Catégorie:Famille noble française