Le Mercure françois est une publication périodique, considérée comme la première revue française connue à être rédigée directement en langue française, et non en latin.

Son titre complet est : Le Mercure françois ou la Suitte de l'histoire de la paix commençant l'an 1605 pour suite du Septénaire du D. Cayer, et finissant au sacre du très grand Roy de France et de Navarre Louis XIII.

De parution annuelle et éditée au format in-octavo, elle est fondée à Paris par les imprimeurs-libraires Jean et Estienne Richer au tout début du , « rue Saint-Jean-de-Latran à l'enseigne de l’Arbre verdoyant et en sa boutique du Palais sur le Perron Royal vis-à-vis de la Galerie des prisonniers »C'est-à-dire sur le perron du Palais de justice sur l'île de la Cité — Voir . comme l'indiquent certains frontispices illustrés d'une gravure, et portant la mention du privilège du roi.

Le « Septénaire du D. Cayer » mentionné dans le titre complet fait référence à Pierre Victor Palma Cayet (ou Cayer) auteur d'une part de la Chronologie septénaire de l'histoire de la paix entre les rois de France et d'Espagne, imprimé à Paris par Jean Richer (de 1605 à 1612), et, d'autre part, de la Chronologie novenaire, contenant l'histoire de la guerre, sous le règne du très chrestien Roy de France et de Navarre, Henri III (Paris, Jean Richer, 1608) qui peuvent être classés parmi les ouvrages de l'histoire et non comme revue.

Dans la « préface au lecteur », Richer écrit :

Se présentant donc à la fois comme la reprise et la continuation des récits de Cayet, le Mercure françois voit son premier volume publié en et relate annuellement les faits marquants à partir de l'année 1605.

Il contient le récit des événements publics, les actes gouvernementaux et des pièces historiques relatives à l’état de l’Europe. En 1630, il publie des annonces d’objets à vendre ou à échanger. Dès 1637, le Mercure françois paraît chaque semaine, sous le titre Gazette, à l’origine de La Gazette de France.

À partir de 1594, commençait de paraître à Cologne deux fois l'an le Mercurius gallobelgicus, l'un des plus anciens périodiques connus, et qui fut le premier à utiliser le terme de « mercure » dans son titre..

Le titre sera repris en 1638 par Théophraste Renaudot.

Peu à peu, l'édition prend du retard, et le dernier volume sort des presses en mais porte sur l'année .

Notes et références

Bibliographie . « Jean Richer » par Michel Guillot in Dictionnaire des journalistes. 1600-1789, Lyon, Institut des Sciences de l'Homme - CNRS USR 3385.

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Liens externes

Reproduction numérique du Mercure françois réalisée par le CNRS d'après une collection de l’École des ponts et chaussées.

Catégorie:Revue française Catégorie:Titre de presse créé en 1611 Catégorie:Titre de presse disparu en 1648