Vic-sur-Aisne () est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France. Bureau centralisateur éponyme du canton, regroupant vingt-cinq communes et habitants.. Ses habitants sont les Vicois.

Géographie Localisation Commune française frontalière du département de l'Oise, dans l'arrondissement de Soissons, le département de l'Aisne et la région Hauts-de-France. Géographiquement, la commune, est située en Picardie, dans le Soissonnais, aux confins des départements de l'Aisne et de l'Oise. Communes limitrophes

Du fait de sa position géographique, elle subit d'ailleurs l'influence de nombreuses villes et agglomérations alentour, dans, et en dehors de la PicardieSources : bases de données de l'Insee - http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/default.asp?cx=011031962541167842879%3Aradlwwkh1lw&ie=ISO-8859-1&nojs=0&q=vic+sur+aisne&sa=&page=services%2Frecherche.htm&cof=FORID%3A9 - cf. reste de l'article wikipédia pour les détails afférents à chaque domaine ayant permis la constitution du tableau : + Vic-sur-Aisne - Distance des villes principales les plus proches et leurs influences Ville / Département Statut Fonctions et attraits principaux Distance orthodromique. Distance routièreItinéraire linéaire le plus rapide, http://www.distance2villes.com/ Direction Soissons 02 Sous-Préfecture administration, commerces, culture, emploi, enseignement, justice, soins, transports Est Villers-Cotterêts 02 commerces, emploi, enseignement Sud Compiègne 60 commerces, culture, emploi, enseignement, soins, transports Ouest Noyon 60 emploi Nord-ouest Chauny 02 emploi Nord-est Crépy-en-Valois 60 emploi, transports Sud-ouest Laon 02 Préfecture administration, justice Nord-est Reims 51 commerces, culture, emploi, enseignement, soins Est Amiens 80 Capitale régionale administration, enseignement, justice, soins Nord-ouest Paris 75 Capitale nationale administration, commerces, culture, emploi, enseignement, soins, transports Sud-ouest

Géologie et relief D'une superficie de , l'altitude maximale est de , au Champ Volent, tandis que le point le plus bas, , correspond au port. Le centre du bourg, comprenant commerces, mairie et château, est à une altitude moyenne de . Le territoire communal, au centre du Soissonnais, est principalement composé de champs céréaliers et de bois privés.

Tout comme l'ensemble de la vallée de l'Aisne, Vic fut l'objet d'une campagne de forage entre 1982 et 1985, destinée à vérifier l'éventuelle présence d'hydrocarbures, sans succès. Deux puits furent creusés ; le premier d'une profondeur de , sur le porthttp://ficheinfoterre.brgm.fr/InfoterreFiche/ficheBss.action?id=01057X0164/CPE168 ; le second au lieu-dit le Fief, à l'ouest du bourg, d'une profondeur de http://ficheinfoterre.brgm.fr/InfoterreFiche/ficheBss.action?id=01057X0179/CPE349.

Lieux-dits et hameaux Le site à la particularité d'englober plusieurs hameaux des communes avoisinantes, notamment la Vache Noire (communes de Ressons-le-Long et de Montigny-Lengrain) et la Fabrique (commune de Berny-Rivière).

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. La commune s'étend de part et d'autre de la rivière Aisne, qui la traverse d'est en ouest, et y compte trois îlots. Elle est également traversée dans un axe nord-sud par le ru d'Osier, qui y rejoint l'Aisne.

L'unique source présente sur le sol de la commune, la source de Lœuilly, se situe à proximité du ru d'Osier, en retrait de la route de Noyon et du pont de la Tournellehttp://ficheinfoterre.brgm.fr/InfoterreFiche/ficheBss.action?id=01057X0082/HY.

Trois grandes crues ont pu être observées sur le territoire de Vic depuis qu'il y existe des relevés officiels. La première en 1882, avec un niveau des eaux de la rivière supérieur de à son niveau habituel ; la seconde en 1958, présentant un niveau supérieur à la normale de ; la dernière et plus importante datant de 1993, avec un niveau des eaux établi à Plan de prévention des risques inondations et coulées de boue - Vallée de l'Aisne entre Montigny-Lengrain et Evergnicourt, Préfecture de l'Aisne, direction départementale de l'équipement, pages 17 à 21, Archives de l'Aisne, Laon (2008).

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Vic-sur-AisneLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le plan d'eau du Bois des Grevières ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Margny-lès-Compiègne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Vic-sur-Aisne est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (70,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,2 %), zones urbanisées (19,6 %), forêts (9,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,1 %)..

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Axes routiers La commune est au centre de deux axes routiers importants : la RN 31, au sud de l'Aisne, la reliant à Soissons et Compiègne, et au-delà à Reims et Rouen ; et la route départementale 2, la reliant à Villers-Cotterêts et Noyon, et au-delà à Paris et Amiens.

Une autre voie, au nord de la rivière, permet de relier Soissons à Compiègne : la combinaison des routes départementales 81 (dans l'Aisne) et 91 (dans l'Oise).

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 652 et 653 du réseau interurbain de l'Oise..

Rail Les gares les plus proches sont celles de Soissons (), Villers-Cotterêts (), Compiègne (), La Ferté-Milon () et Crépy-en-Valois () : Compiègne assure le plus de trajets quotidiens vers Paris, et permet la desserte d'Amiens ou Saint-Quentin ; Soissons permet principalement la desserte de Laon, et offre aussi la possibilité de rejoindre Paris, ou Reims via Laon ; Villers-Cotterêts est à égale distance de temps de Paris que Compiègne ; La Ferté-Milon est la gare qui assure le trajet le plus fréquent et rapide vers Reims ; Crépy-en-Valois est la gare qui assure le trajet le plus rapide vers Paris, inférieur à 40 min.

Aéroport L'aéroport le plus proche est celui de Roissy Charles-de-Gaulle, situé à par la route. Aucune desserte n'est directement possible par le rail, mais un service de navettes (bus) existe quotidiennement au départ et à destination de Soissons.

Toponymie Le nom du village est mentionné sous la forme latine [municio] Vici en 893, puis sous la forme latinisée Vicus super fluvium Axone (Axona est une forme ancienne de l'Aisne) et française Vy en 1358Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne).

Il s'agit du gallo-roman VICU, attesté sous la forme vicus dans les documents de l'époque carolingienne et qui est issu du latin vicus « groupe d'habitation, village »Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 711b.. La forme de 1358 montre que le [c] final s'est amuï au Moyen Âge et l'on disait [vi] conformément à ce que l'on observe pour ce type toponymique au nord de la France, cf. , Vieuvy, Viévy, etc. L'ajout du c latinise. Il semble que l'adjonction du déterminant complémentaire sur Aisne soit ancienne.

Histoire Antiquité Seuls deux vestiges témoignent de l'existence de Vic-sur-Aisne à l'époque romaineAbbé Poquet, Précis historique et archéologique sur Vic-sur-Aisne, Librairie archéologique de Victor Didron, Paris (1854) : la voie romaine (également « chaussée Brunehault »), qui s'étend sur quelques kilomètres en longeant l'Aisne depuis l'entrée du village en direction de Soissons. Au nord, la route départementale 2 recouvre la chaussée en direction de Noyon ; la borne milliaireBorne trouvée vers 1700 « dans une terre près de Vic-sur-Aisne » (...), et déplacée avant 1724 dans la cour du château. Au moins depuis le , à l'entrée du parc, en vis-à-vis du perron, face au donjon. Cf. Gerold Walser, CIL XVII-2, 1986, inscr. 506 p. 190 (en ligne) ()., visible dans la cour du château, devant l'entrée du donjon. Il s'agit d'une colonne haute d'environ , portant l'inscription suivante : IMP.CAES. Sous l'Empereur Cesar, M.AVRELIO.AN Marcus Aurelius Antoninus (Marc-Aurèle), TONINO.PIO.AVG. Pieux, Auguste, BRITANNICO.MAX. Grand Vainqueur des Bretons, TRIB.POT.XIIII.IMP. revêtu 14 fois de la puissance tribunicienne, II.COS.IIII.P.P.PRO acclamé deux fois Imperator, quatre fois Consul, COS.AB.AVG SUES. père de la patrie et Proconsul, depuis Augusta Suessionum (soissons), LEVG.VII la septième lieue.

Il existe un débat quant à l'identification de l'empereur. Il pourrait ne pas s'agir ici de Marc-Aurèle, l'empereur philosophe, mais de son successeur Caracalla, qui a effectivement repris le nom de Marc-Aurèle en choisissant son nom d'empereur, afin de s'attribuer le prestige de son prédecesseur. Cette coutume était courante à l'époque. En conséquence, la borne devrait être datée de 213 après J.C. Réf : CIL 13 ; CIL 13, 09028.