Saint-Rome-de-Tarn est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.
De la Révolution française jusqu'à 2015, la commune a été chef-lieu d'un canton.
Géographie Généralités vignette|gauche|Le Tarn dans la retenue du barrage de Pinet au lieu-dit le Piala.
Au sud du Massif central, dans la moitié sud du département de l'Aveyron, la commune de Saint-Rome-de-Tarn est située à l'intérieur du parc naturel régional des Grands Causses. Le territoire communal, qui s'étend sur , est arrosé par le Tarn sur plus de dix kilomètres dans des gorges appelées Raspes, dont cinq kilomètres lui servent de limite territoriale au nord-est et au nord-ouest, en deux endroits distincts.
L'altitude minimale se trouve localisée à l'extrême nord-ouest, près du lieu-dit Puech Gazal, dans la retenue du barrage de Pinet, là où le Tarn quitte la commune et sert de limite entre celles de Saint-Victor-et-Melvieu et Viala-du-Tarn. L'altitude maximale avec est située dans le sud, au sud-est du lieu-dit la Vayssière.
À l'intersection des routes départementales (RD) 31 et 993 et dominant le Tarn en rive droite de près de , le bourg de Saint-Rome-de-Tarn est situé, en distances orthodromiques, seize kilomètres à l'ouest-sud-ouest du centre-ville de Millau et quarante-deux kilomètres au sud-est de Rodez.
La commune est également desservie par les RD 50, 73, 96, 250 et 527.
Saint-Rome-de-Tarn se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)Plan séisme.
Communes limitrophes Saint-Rome-de-Tarn est limitrophe de sept autres communes.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Millau à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Rome-de-Tarn est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Toponymie vignette|Panneau franco-occitan à l'entrée du bourg de Saint-Rome-de-Tarn.
Les mentions anciennes de Saint-Rome-de-Tarn sont : en 1322 Sancti Romani de TarnoSecousse, Ordonnances des rois de France de la troisième race (1750), t. 8, p. 475-476., 1327 Santo Romano de TarnoGaujal (M.-A.-F.), Études historiques sur le Rouergue (1858), p. 495., 1332 locus Sti Romani de TarnoRomanische Forschungen (1902), t. 22, p. 64-65., 1334-1342 locus S. Romani de TarnoVidal (J.-M.), Benoît XII (1334-1342) Lettres communes… (1911), t. 3, p. 275., 1341 parrochiarum bailivie Sancti Romani de TarnoMolinier (A.), La Sénéchaussée de Rouergue en 1341, Bibliothèque de l'École des Chartes p. 481., 1441 he de Sant-Roma-de-TarnVerlaguet (P._A.) Cartulaire de l'abbaye de Silvanès (1910), p. 479 n. 2., 1666 St Roume de Tarn, 1757 Saint-Rome-de-TarnPlan de Cassini, IGN.. Durant la Révolution, la commune porte le nom de Pont-Libre.
En occitan rouergat, la commune porte le nom de Sant Roma de Tarn.
Histoire La première apparition du nom de Saint-Rome-de-Tarn date du lorsque saint Amans partit évangéliser le Rouergue. Au , un château fort, dit « de la Tour grosse », est construit.
Place forte du protestantisme, le bourg est ruiné après les guerres de Religion.
Au , la ville dépendait administrativement de la province du Rouergue, du diocèse de Vabres, du parlement de Toulouse, de l'Intendance de Montauban, et de l'élection de MillauRobert de Hessein, Dictionnaire universel de la France, 1771, ..
À la Révolution française, la commune devient chef-lieu d'un canton. Elle porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792 – 1795), le nom de Pont-Libre.
La commune s'agrandit en 1843 avec la fusion de trois autres communes Saint-Michel-de-Landesque, Saint-Victor-et-Melvieu et Les Costes-Gozon. En 1852, ces trois territoires sont cédés pour former les communes de Saint-Victor-et-Melvieu et Les Costes-Gozon, cette dernière absorbant le territoire de Saint-Michel-de-Landesque. À une date non précisée, comprise entre 1820 et 1852, la commune de Montredon a également fusionné avec Saint-Rome-de-Tarn.
Politique et administration Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Saint-Rome-de-Tarn, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15..
Une seule liste, menée par Jacques Arles, maire sortant., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 68,69 %.. Jacques Arlès est réélu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département de l'Aveyron en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires
Population et société Démographie
Enseignement
Manifestations culturelles et festivités
Santé
Sports
Économie Revenus En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte fiscauxUn ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation., regroupant . La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de . ( dans le département.).
Emploi
En 2018, la population âgée de s'élève à , parmi lesquelles on compte 79,4 % d'actifs (71,2 % ayant un emploi et 8,1 % de chômeurs) et 20,6 % d'inactifsLes inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des est supérieur à celui du département, mais inférieur à celui de la France.
La commune est hors attraction des villes... Elle compte en 2018, contre 325 en 2013 et 262 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 342, soit un indicateur de concentration d'emploi de 80,3 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49,8 %..
Sur ces 342 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 132 travaillent dans la commune, soit 39 % des habitants.. Pour se rendre au travail, 79 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,2 % les transports en commun, 11,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 8,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)..
Activités hors agriculture Secteurs d'activités 81 établissementsL'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services. sont implantés à Saint-Rome-de-Tarn au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du départementLe champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture... Secteur d'activitéCommune Département Nombre % %Ensemble81 Industrie manufacturière, industries extractives et autres1619,8 % (17,7 %)Construction1518,5 % (13 %)Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration2429,6 % (27,5 %)Activités financières et d'assurance33,7 % (3,4 %)Activités immobilières11,2 % (4,2 %)Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien67,4 % (12,4 %)Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale89,9 % (12,7 %)Autres activités de services89,9 % (7,8 %)
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 29,6 % du nombre total d'établissements de la commune (24 sur les 81 entreprises implantées à Saint-Rome-de-Tarn), contre 27,5 % au niveau départemental.. Entreprises Les deux entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont. : Entreprise Jacques Arles, transports routiers de fret de proximité () Aveyronnaise Transports Location, activités des sociétés holding ()
L'économie de la commune est caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive axée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à l'élaboration des fromages de Roquefort et du pérail, tomme et pour la production de veaux et agneaux destiné à l'engraissement. Il existe une diversification : bois de chauffe, apiculture. Des commerces sont présents dans le bourg ainsi que deux artisans d'art, une potière et une vitrailliste. Les loisirs influent également sur l'économie communale: location estivale de maisons meublées, camping, randonnée, vélo tout terrain, découverte nature, pêche de parcours première et seconde catégorie, chasse à partir du quinze août.
Agriculture La commune est dans les Monts de Lacaune, une petite région agricole occupant le sud du département de l'Aveyron.. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agricultureL'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard. sur la commune est l'élevage d'ovins ou de caprins..