Nieul-lès-Saintes est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).
Ses habitants sont appelés les Nieulais et les NieulaisesLes gentilés de Charente-Maritime.
Géographie
Présentation et situation La commune de Nieul-lès-Saintes se situe dans le centre du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au Midi atlantiqueLouis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.
Nieul-lès-Saintes appartient à la couronne périurbaine de Saintes (banlieue ouest), important pôle d'emplois et de services qui exerce son influence sur toute la région.
La commune est traversée au sud par la D728 - route de Marennes à Saintes, ainsi que par la D125 - de moindre importance, et traversant le bourg - reliant Port-des-Barques à Saint-Fort-sur-Gironde.
Elle est aussi traversée par le GR4 reliant Royan à Grasse, sur son tronçon reliant Royan à Saintes via Marennes.
Cadre géographique centré|vignette|Carte de la commune de Nieul-lès-Saintes Le finage communal d'une étendue de 2041 hectares occupe un plateau calcaire du crétacé. Les altitudes sur la commune varient entre 19m et 68m. Le bourg est quant à lui à l'altitude de 40m (au niveau de la mairie).
Le territoire communal est intégralement situé dans la vallée de l'Arnoult - affluent de la Charente - qui coule à l'ouest de la commune, et la sépare de celle de Corme-Royal. Les rivières de la Charrière et du Primaud structurent le territoire communal, la première au centre et dont la source se situe dans le bourg, la seconde en situation limitrophe avec la commune de La Clisse et dont la source se situe au hameau des Gentils.
Une ceinture boisée, constituée de nombreux bois de feuillus, traverse la commune, dont les principaux sont le bois du Chantreau en situation limitrophe avec les communes de Pessines et La Clisse, et le bois du Logis au cœur du finage et à proximité du bourg et du château.
La commune de Nieul-lès-Saintes est située dans un système de polycultures, lié à sa diversité de paysages : marais, bois, terres argileuses et limoneuses, landes. En effet, les terres dans la commune sont vouées aux grandes cultures (blé, maïs, tournesol...) mais aussi la viticulture et l'élevage.
Le bourg de Nieul se situe au nord-est du territoire communal, et à proximité du bourg de Saint-Georges-des-Coteaux, commune limitrophe. Il présente autour de son église un aspect villageois typique, étant situé en extrémité du tissu urbanisé développé surtout en direction de Saintes via Saint-Georges-des-Coteaux par l'aspect de quartiers résidentiels qui ont successivement annexé de quelques lieux-dits (le Moulin-Drugeon, la Gaillarderie, la Chagnasse, la Gare). Celui-ci s'étire le long d'un vallon sec s'étalant sur la commune voisine où celle-ci même s'est fortement développée.
La commune contient aussi plusieurs hameaux : Touche-Marteau, le Maine-Bernard, les Guillets, les Primaudières, le Grois, les Charriers, les Rollands, les Gentils, les Rogers, les Erroneaux.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Poitou-Charentes » et « Littoral charentais et aquitain ». Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saintes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Nieul-lès-Saintes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saintes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,8 %), zones agricoles hétérogènes (19,5 %), forêts (17,3 %), prairies (5,3 %), zones urbanisées (2,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de Nieul-lès-Saintes est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Arnoult. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999, 2010 et 2019, chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Nieul-lès-Saintes. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 83,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 94 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1996, 2003, 2005 et 2009 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie Il s'agit d'un composé dont les deux parties sont d'origine gauloise : novio- ("nouveau") et -ialo ("clairière"), mais plus tard -ialo prend aussi le sens d'"habitation", "village". Nieul est donc une "nouvelle clairière" ou plus simplement un "nouveau village".
Histoire Nieul s'est développée pendant les grands défrichements de la forêt de Baconnais s’étendant à l’ouest de Saintes au milieu du . C'est au siècle suivant que l'église romane Saint Martin est édifiée.
À partir de 1259, la rive gauche de la Charente passe sous contrôle anglais. Le seigneur du Château de Nieul et maire de La Rochelle, Jean Chaudrier a joué un rôle primordial pour la libération de la ville de manière pacifique.
En 1472, Louis XI confie à René Chaudrier la châtellenie de Nieul, Soulignonne et La Clisse.
Sur la commune, des logis datent de l’Ancien Régime, comme Les Touches, La Sendière, Les Guillets et Rousselet, résidence d’été au du prieur de Saint Eutrope de Saintes, qui exerce le droit de patronage sur la paroisse.
À la Révolution, la garenne de Nieul approvisionne en bois le port de Rochefort. Vers 1830, la commune compte deux fours à chaux et un moulin à foulon, pour les tissus de laine..
À la fin du , le phylloxéra provoque la disparition du vignoble. L'élevage se développe et une laiterie coopérative est ouverte en 1911, qui ferme au début des années 1980. À partir de cette période, Nieul se transforme en un village résidentiel de la périphérie saintaise, le bâti se développant à l'est du bourg dans la continuité du village voisin de Saint-Georges-des-Coteaux.
Politique et administration
Administration municipale Élections de 2026 Le conseil municipal de Nieul-lès-Saintes est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15. et 2 au conseil communautaire.