Saïd Jalili , né le "Iran presidential elections: who are the eight candidates?", Euronews, 22 mai 2013 à Mashhad, est un diplomate et homme politique iranien, ancien secrétaire du conseil suprême de sécurité nationale entre 2007 et 2013 et candidat à l'élection présidentielle iranienne en 2013, 2021 et 2024.
Il est affilié au Front de la stabilité de la révolution islamique, dont il a été le candidat lors de l'élection présidentielle de 2013, parmi les plus conservateurs et à droite de l'échelle politique iranienne.
Biographie Saïd Jalili naît le à Mashhad, d'un père kurde, professeur de français et directeur d'école, et d'une mère azérie. Membre des forces paramilitaires Basij durant la guerre Iran-Irak (1980-1988), pour laquelle il interrompt ses études, il est blessé lors du siège de Bassorah en 1987« Saïd Jalili : Le favori du Guide ? », Le Monde, 23 mai 2013. Faute de moyens médicaux suffisants à l'hôpital de campagne de Shalamcheh, il doit être amputé de la jambe droite.
Après la guerre, il obtient un doctorat en sciences politiques à l' à Téhéran ; sa thèse porte sur « la politique étrangère du prophète Mahomet » "Saeed Jalili", Press TV (Iran), 22 mai 2013. Il enseigne ensuite cette matière, la « diplomatie du prophète », à cette même université, fondée .
Nommé vice-ministre des Affaires étrangères sous la présidence de Mohammad Khatami en 1997, il est chargé des relations avec les Amériques. En 2001, il est nommé directeur général du bureau des affaires courantes du guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei "FACTBOX: Iran's new atomic negotiator Saeed Jalili", Reuters, 20 octobre 2007. Lorsque Mahmoud Ahmadinejad remporte l'élection présidentielle de 2005, Saïd Jalili devient son conseiller et son vice-ministre des Affaires étrangères, chargé des relations avec l'Europe et les Amériques.
En 2007, il devient ; il prend alors la direction des négociations avec le monde occidental quant au programme nucléaire iranien.
Le Conseil des gardiens de la Constitution l'autorise à se porter candidat à l'élection présidentielle de 2013 ; il est le candidat du Front pour la stabilité de la révolution islamique. d'Ali Khamenei, il est dépeint par les médias iraniens comme un intellectuel pieux et conservateur, menant une . , il est . Pour l'élection, il est .
Il s'est opposé en 2015 à l'accord de Vienne entre l’Iran et des puissances mondiales, en particulier les Etats-Unis, qui imposait des restrictions à l’activité nucléaire iranienne en échange d’un allègement des sanctions.
En juin 2025, lors des bombardements israélo-américains sur l'Iran, il est partisan de la poursuite des combats.
Après l' d'Ali Larijani par Israël, le , Saïd Jalili est soutenu par les Gardiens de la Révolution pour lui succéder à la tête du Conseil de la sécurité nationale, tandis que le président Massoud Pezechkian souhaite nommer Hossein Dehghan. Un compromis est finalement trouvé avec la désignation de Mohammad Bagher Zolghadr le .
Élection présidentielle de 2021 En 2021, Saïd Jalili est à nouveau candidat à l'élection présidentielle. Concernant le dossier du nucléaire iranien, il affirme notamment , tout en confirmant : . Lors du troisième et dernier débat avant l'élection présidentielle, il se prononce en faveur d'une implémentation pure de l'Islam durant les 4 prochaines années.
Élection présidentielle de 2024 Le , Saïd Jalili dépose sa candidature à l'élection présidentielle de . Il s'agit d'une élection anticipée entraînée par la mort du président Ebrahim Raïssi dans un accident d'hélicoptère. Le , le ministère de l'Intérieur annonce que sa candidature a été approuvée par le Conseil des gardiens de la Constitution. Le , un sondage de l'ISPA le donne en tête des intentions de vote au premier tour. À l'issue du premier tour, il est devancé par le réformiste Massoud Pezechkian et termine second, recueillant 40,38 % des voix exprimées et se qualifiant donc pour le second tour, qui a lieu le 5 juillet suivant. Il reçoit alors le soutien de Mohammad Ghalibaf, arrivé troisième, ainsi que des ex-candidats Alireza Zakani et Amir-Hossein Ghazizadeh Hashemi, qui se sont retirés avant le premier tour.
Durant la campagne électorale, il a pour slogan « Ni compromis, ni capitulation ». Selon lui, l'Iran doit accepter les sanctions économiques des États-Unis et de leurs alliés et assumer une politique économique isolationniste, tout en développant des liens avec la Russie et la Chine. Ses positions sont critiquées par l'aile pragmatique de la République islamique, qui estime que cette ligne dure rendra presque impossible toute sortie de crise.
Le , lors du second tour, il est à nouveau devancé par Massoud Pezechkian qui l'emporte avec voix (54,76 %). Il obtient de son côté .
Notes et références
Catégorie:Naissance à Machhad Catégorie:Naissance en septembre 1965 Catégorie:Personnalité politique kurde d'Iran Catégorie:Militaire iranien de la guerre Iran-Irak Catégorie:Amputé d'une jambe Catégorie:Personnalité politique iranienne du XXIe siècle Catégorie:Extrême droite en Iran Catégorie:Candidat à une élection présidentielle en Iran