Vervant est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Vervantais et les VervantaisesLes gentilés de Charente-Maritime.

Disposant d'un cadre de vie enviable en bordure de la vallée moyenne de la Boutonne et situé à au nord de Saint-Jean-d'Angély, Vervant se transforme de plus en plus en un village résidentiel de la périphérie angérienne.

Géographie

Situation géographique

vignette|redresse|alt=Carte de la commune de Vervant au sein de la Charente-Maritime|Position de Vervant en Charente-Maritime

La petite commune rurale de Vervant possède un territoire enclavé dans la vallée de la Boutonne dont l'isolement géographique a pu être rompu en 1850 lors de la construction de plusieurs ponts en pierre sur la rivièreJ-L. FLOHIC, Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, tome 2, p. 900.. Grâce à ce franchissement de la Boutonne, le village de Vervant est directement relié à la D 127 qui correspond à la route cheminant le long de la rive droite, puis de la rive gauche, de la vallée de la Boutonne entre Saint-Jean-d'Angély, au sud, et Dampierre-sur-Boutonne, au nord.

Le village est situé précisément à au nord de Saint-Jean-d'Angély, à au sud de Dampierre-sur-Boutonne et à au sud-est d'Aulnay-de-Saintonge, via la D 950. Cette route départementale qui relie Saint-Jean-d'Angély à Poitiers et qui traverse la partie sud-est de la commune de Vervant, constitue toujours un important axe de communication et, ce, depuis l'Antiquité gallo-romaine et l'époque médiévale, où le village n'est distant que de à l'ouest.

La commune a fait partie du canton de Saint-Jean-d'Angély de la création de ce dernier en 1790 à 2015, et dépend depuis cette date du canton de Matha. Elle bénéficie d'une situation géographique quasi centrale au sein de Vals de Saintonge Communauté dont Saint-Jean-d'Angély est le centre urbain et économique principal.

Un lieu de confluence dans la vallée de la Boutonne

Baignée par la rivière Boutonne sur sa rive gauche, la commune de Vervant reçoit également les eaux d'un petit ruisseau, le Padôme, dont le lieu de source est situé à Villemorin ou, selon d'autres, à Cherbonnières, deux communes du canton d'AulnayM.A. GAUTIER, Dictionnaire des communes de la Charente-Maritime, réédition de la Géographie de la Charente-Inférieure, p.128 (monographie sur Les Églises d'Argenteuil), p.131 (monographie sur Vervant) et p.134 (monographie sur Cherbonnières).

Vervant occupe un site de confluence comme nombre de villages riverains de la BoutonneCas précisément d'amont en aval des villages de Nuaillé-sur-Boutonne au confluent de la Brédoire et de la Boutonne et de Saint-Julien-de-l'Escap au confluent de la Nie et de la Boutonne.. C'est à la fois sur la rive gauche de la Boutonne et le long du Padôme que s'est développé le petit village de Vervant. Le site du château de Vervant, agrémenté d'un vaste parc à la française, est situé sur la rive droite du Padôme, près de son lieu de confluence avec la Boutonne. Le ruisseau Padôme sépare le village, au sud, du château, au nord.

Les rives de la Boutonne et du Padôme offrent une vallée agreste et très arborée, ponctuées de belles prairies, hélas gagnées de plus en plus par la maïsiculture intensive, tandis qu'au sud du village, et en bordure de la Boutonne, s'étend une chênaie dénommée le Bois de VervantConsulter la carte IGN n°1530E - Carte topographique série bleue - échelle 1/25 000 - Itinéraires de randonnée. Sur les rives de la Boutonne, la rivière isole de nombreuses petites iles inondables et inhabitées, qui ont longtemps servi de lieux de pacage pour le gros bétail.

Le cadre géographique

Située entièrement en terrain jurassique sur la portion du territoire qui relève du bas plateau de la Saintonge et en terrain du quaternaire alluvial dans la partie fluviale de la Boutonne, la commune de Vervant offre deux types de paysage bien distincts.

Tout à l'ouest, son finage communal occupe le site d'une vallée fluviale qui, longtemps, fut le domaine de prairies pour l'élevage et, au , de la culture du chanvre, puis au , de plantations de peupliers, en particulier, de la variété blanc du Poitou.

Au centre et à l'est de la commune, le relief se relève et offre un paysage aux mornes ondulations avec des coteaux peu élevés qui, avant la crise du phylloxéra de 1875, étaient couverts de vignes. Ces coteaux sont maintenant entièrement dévolus à la céréaliculture intensive depuis les opérations de remembrement entamées systématiquement dès la fin des années 1960. C'est tout un paysage de champs ouverts qui s'offre aux regards, typique des terroirs à openfield qui caractérisent aujourd'hui la Saintonge du nord depuis la grande plaine céréalière de l'Aunis, à l'ouest, jusqu'aux terres du Ruffécois, à l'est.

L'altimétrie moyenne de la commune est de 25 mètres variant de 18 mètres, dans les prairies de la vallée de la Boutonne, à 59 mètres, hauteur maximale correspondant à un coteau, dénommé Butte de Frâgne, au sud-est juste en limite de la commune voisine des Églises-d'Argenteuil. C'est également sur cette butte qu'est édifié un château d'eau pour alimenter les deux communes.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nuaillé-sur-Boutonne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Vervant est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Jean-d'Angély, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (72,4 %), forêts (13,3 %), zones urbanisées (7,7 %), prairies (4,8 %), zones agricoles hétérogènes (1,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Vervant est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Boutonne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie

Le toponyme de Vervant ne prête à aucune spéculation particulière et son origine comme son interprétation remontent à la période des grands défrichements médiévaux.

Ainsi, le village qui fut à l'origine une communauté agricole pourrait parvenir du nom latin verbenna signifiant « terre labourée », avec attraction de vervactum, « terre en friche, jachère »La commune de Vervant (Charente-Maritime) aurait la même étymologie.. Elle partage ainsi la même toponymie que son homonyme du département voisin de la CharenteEn effet, la commune charentaise de Vervant a strictement la même interprétation toponymique que le village de la Saintonge alors qu'elle est située dans l'ancienne province de l'Angoumois - Voir notamment Jean-Marie CASSAGNE et Stéphane SEGUIN, Origine des noms de villes et de villages de la Charente, éditions Bordessoules, p.196. . Au début du , le bourg apparaît sous le nom de VervanniumJean-Marie CASSAGNE et Mariola KORSAK, Origine des noms de villes et de villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, p.333.

Histoire

Une création d'origine médiévale

Vervant fait partie des nombreuses communes du département dont l'origine est liée à la période des grands défrichements des XIIe et s, "période du Moyen Âge qui correspond à l'âge d'or de la Saintonge"François JULIEN-LABRUYERE, A la recherche de la Saintonge maritime, éditions Rupella, La Rochelle, 1980, p.174.