Le Monastier-sur-Gazeille est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie Localisation
La commune du Monastier-sur-Gazeille se trouve dans le sud-est du département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Elle se situe au sud-est du Puy-en-Velay, à par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires. ., préfecture du département, et à au sud-ouest du Chambon-sur-Lignon., bureau centralisateur du canton du Mézenc dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales.
Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Présailles (), Freycenet-la-Tour (), Chadron (), Alleyrac (), Laussonne (), Saint-Martin-de-Fugères (), Lantriac (), Arsac-en-Velay ().
Présentation Le Monastier-sur-Gazeille est situé à mi-distance entre le bassin du Puy-en-Velay et les hauts plateaux du mont Mézenc, point culminant du Velay ( m). Situé à d'altitude, c'est un village balcon étendu sur plus de . Il domine la vallée de la Gazeille, affluent de la Loire.
Le centre de la commune se trouve à au Sud-Est de la cathédrale du Puy (à vol d'oiseau), à à l'Ouest du mont Mézenc.
Aujourd'hui chef-lieu d'un canton dont l'altitude moyenne est de mètres, placé sur l'un des premiers itinéraires reliant le Massif central à la vallée du Rhône et au Midi, il a assuré longtemps un rôle de bourg-centre très important.
Installé à l'abri des vents du nord par une barrière basaltique dans une zone élargie de la vallée permettant quelques cultures, mais à une altitude frôlant la barrière des mètres, son occupation remonte au mieux à la période mérovingienne. Le climat est tempéré.
Le nom du village a changé au fil du temps : Calmeliacense (de Calmin) puis Monasterium S Theotfredi, Vellavense, Chaumillac, Le Monastier-Saint-Chaffre, Le Monastier. Selon Bernard SanialBernard Sanial dans Le FIL, n°29, février 2003, on ne peut que regretter la décision en 1962 d'ajouter au nom du Monastier celui de la rivière Gazeille alors même que son nom était autrefois la Colempce.
Hydrographie, géologie La commune est traversée par la Gazeille et la Laussonne.
Le Monastier est situé au cœur du Velay dominé par le Mézenc, sommet d'un ensemble de volcans phonolitiques. L'activité volcanique s'y manifeste par un aspect caractéristique : monts, sucs, cirques, orgues basaltiques, dykes et « necks » tel celui sur lequel est construite la chapelle Saint-Michel à Aiguilhe.
Le Velay était au début de l'ère tertiaire un grand bassin sédimentaire (dans l'ordre : grès, argiles, marnes et calcaires) sur socle granitique créé à la suite de l'érosion de hautes montagnes primaires. Il y avait là une grande lagune vraisemblablement en contact avec un domaine marin voisin. Il y a 20 millions d'années, un premier bouleversement est provoqué par les répercussions du plissement alpin. L'activité volcanique venue juste après va encore modifier l'aspect avec des coulées de lave de différents types et plus ou moins visqueuses. Commencée par des coulées basaltiques, l'activité du Mézenc s'est terminée par des coulées plus fluides et feuilletées dont on fait les lauzes qui couvrent de nombreuses maisons.
La région du Mézenc attire les géologues du monde entier car les vallées rayonnantes descendant du haut plateau (la Gazeille, la Gagne etc.) et le cratère d'explosion devenu le cirque des Boutières forment une leçon de géologie unique au monde. Enfin, l'érosion a mis à nu de spectaculaires aiguilles comme le mont Gerbier-de-Jonc où se trouvent les sources de la LoireLe FIL, février 2003, éditeur : Centre d'études de la vallée de la Borne-Fay 43370 Bains.Le Velay : son volcanisme et les formations associées. Géologie de France n°3 par J. Mergoil et P. Boivin. vignette|200px|Le Mézenc .
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Solignac-sur-Loire à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Faune, flore vignette|left|200px|Milan royal dans le ciel du Monastier. La faune est celle d'une région de moyenne montagne avec toutes les espèces habituelles représentées, même la marmotte qui a été introduite . Grâce à la protection des rapaces, ceux-ci sont nombreux dont le milan noir, très répandu.
La flore est très variée, mais reste à tendance alpine compte tenu de l'altitude moyenne. Autour du Mézenc, on trouve des espèces qui se situent dans les Alpes et les Pyrénées à une altitude bien plus élevée. Les herbicides n'étant que peu utilisés, les prés au printemps sont absolument splendides. Concernant les arbres, cet étage est celui de la hêtraie. Durant les siècles précédents, l'activité pastorale avait fait presque totalement disparaître les forêts. Aujourd'hui, de grandes campagnes de reboisement ont changé le paysage avec des grandes zones de pins et sapins.
Certains endroits ayant échappé au drainage, on trouve les tourbières les plus méridionales d'Europe avec une flore tout à fait spécifique.
Urbanisme Typologie Au , Le Monastier-sur-Gazeille est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Puy-en-Velay, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (70,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (59,5 %), forêts (24,3 %), zones agricoles hétérogènes (11,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,5 %), zones urbanisées (2,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Lieux-dits, hameaux Elle est constituée d'un bourg centre et de hameaux (Avouac, Châteauneuf, Crouziols, le Crouzet de Meyzoux, le Mont, Chabriac, Meymac, Granegoules, le Fraysse, Meyzoux, la Besseyre haute)Plus sur les hameaux du Monastier.
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de en 2008.
Parmi ces logements, 64,5 % étaient des résidences principales, 21,6 % des résidences secondaires et 13,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 78,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 21,5 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements au Le Monastier-sur-Gazeille en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (21,6 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 71,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (73,7 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière..
+ Le logement au Le Monastier-sur-Gazeille en 2018. Typologie Le Monastier-sur-Gazeille. Haute-Loire. France entière. Résidences principales (en %)64,571,582,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)21,616,19,7 Logements vacants (en %)13,812,48,2
Toponymie
Histoire Des origines à 1789 Implanté autour de la plus ancienne abbaye du VelaySite internet le.monastier43.free.fr __"Le Monastier-sur-Gazeille". Le siècle de fondation est incertain : selon les sources il peut s'agir du ou du . fondée au par Calminius, le Monastier s'est développé parallèlement à la montée en puissance de cet édifice bénédictin qui connut son apogée au , d'abord nommé "Calminiacum" puis plus tard Saint-ChaffreL'abbatiale connaît en ce XXIe siècle de gros problèmes : pierres fragilisées, problèmes d'humidité, la façade bouge... ce qui justifie un ambitieux programme de restauration, pour un coût probable de plus de quatre millions d'euros. Source : journal "L'éveil de la Haute-Loire" du 04 février 2020, page 3. : en 728 son abbé était saint Théofrède, tué par des sarrazins le Selon Pierre Cubizolle dans son livre "Le diocèse du Puy-en-Velay des origines à nos jours" (édité en 2005), saint Theofred aurait été martyrisé par des habitants du lieu restés païens, vers l'an 630. Cette affirmation est reprise par le site internet www.catholique-lepuy.fr dans son article "19 novembre Saint Théofrède - Diocèse du Puy-en-Velay"."Theofred" : l'orthographe de ce prénom n'est pas certifiée d'époque, et on en utilise aujourd'hui plusieurs variantes. Dans les "Litanies aux saints exorcistes", il est appelé "Théofred du Puy-en-Velay"..
Au est bâtie l'église paroissiale dédiée à saint Jean le Baptiste. Plusieurs fois remaniée, elle sert aujourd'hui de lieu d'expositions et de concerts.
Le bourg subit le pillage de en 1361 lors de la guerre de Cent Ans, à la suite de quoi un château fut construit, qui fut ravagé par un incendie lors des Guerres de Religion, puis reconstruit par la volonté de l'abbé Charles de Sennecterre. Le , "le roi accorde à la ville du Monastier le bâtiment connu sous le nom de Château de l'abbaye pour y établir des casernes, y continuer les prisons et le local propre à la justice seigneuriale et à son greffe et de fournir un logement au service du seigneur".. Le bâtiment sera confisqué comme bien national lors des événements révolutionnaires, et la municipalité devra faire face à de nombreuses difficultés pour qu'il reste bien communal, ce qui sera obtenu en juin 1814 à la suite d'une ordonnance royale et un arrêté du préfet.