L'eau-forte No te escaparás (en français Tu ne t'échapperas pas.) est une gravure de la série Los caprichos du peintre espagnol Francisco de Goya. Elle porte le numéro 72 dans la série des 80 gravures. Elle a été publiée en 1799.
Interprétations de la gravure Il existe divers manuscrits contemporains qui expliquent les planches des Caprichos. Celui qui se trouve au Musée du Prado est considéré comme un autographe de Goya, mais semble plutôt chercher à dissimuler et à trouver un sens moralisateur qui masque le sens plus risqué pour l'auteur. Deux autres, celui qui appartient à Ayala et celui qui se trouve à la Bibliothèque nationale, soulignent la signification plus décapante des planchesHelman, op. cit., ..
Explication de cette gravure dans le manuscrit du Musée du Prado :Nunca se escapa la que se quiere dejar coger.(Ne s'échappe jamais celle qui veut se laisser prendreHelman, op. cit., ..
Manuscrit de Ayala :La Duten perseguida por Godoy. DuroL'identification de ces personnages est très difficile, sauf naturellement Godoy. Pour la Dutim ou Duten on a proposé Rosalie Duthé, danseuse de l'Opéra de Paris, née en 1752, qui ne semble pas s'être produite en Espagne, et Elena Hutim, qui a travaillé dans le pays en 1798 et 1799. Pour les autres deux personnages, René Andioc a abandonné l'hypothèse que ce soient Vicente Hore, membre du Conseil des Indes, et Juan Diego Duro y Solano, du Conseil de la Hacienda. y llorePossible erreur typographique, au lieu de Ore [Vicente Hore].(La Duten poursuivie par Godoy. ).
Manuscrit de la Bibliothèque nationale :En vano huye una hermosa bailarina de los muchos pajarracos que la persiguen: el más atrevido, o el más cazurro elevado en hombros de otros, caerá sobre ella más tarde o temprano. (Ore, Duro, Godoy y la Dutim.)(En vain fuit une belle danseuse des vilains oiseaux qui la poursuivent: le plus audacieux ou le plus roublard monté sur le dos des autres, tombera sur elle tôt ou tard. (Ore, Duro, Godoy et la Dutim.)'').
Technique de la gravure vignette|Dessin préparatoire. L'estampe mesure sur une feuille de papier de . Goya a utilisé l'eau-forte et l'aquatinte brunie. Dans l'angle supérieur droit : « 72. ».
Le premier dessin préparatoire est à la sanguine avec des traces de crayon noir. Dans l'angle supérieur droit, à la plume : « 22 ». Le dessin préparatoire mesure . La danseuse est figurée en miroir par rapport à celle de l'estampe.
Le second dessin préparatoire (voir lien ci-dessous au Musée du Prado) est à la sanguine. Dans l'angle supérieur gauche, au crayon : « 7 ». Dans l'angle inférieur gauche, au crayon : « (72) ». Le dessin préparatoire mesure .
Catalogue Numéro de catalogue G02160 de l'estampe au Musée du Prado. Numéro de catalogue D04348(r) du premier dessin préparatoire au Musée du Prado. Numéro de catalogue D04348(v) du second dessin préparatoire au Musée du Prado. Numéro de catalogue 51-1-10-72 de l'estampe au Musée Goya de Castres. Numéros de catalogue ark:/12148/btv1b8451881z et ark:/12148/btv1b8451882c de l'estampe chez Gallica.
Notes et références
Annexes Bibliographie . . . . . . .
Liens externes
Le Caprice nº 72 en grand format à la Bibliothèque virtuelle Miguel de Cervantes (recto-verso - exemplaire de la Biblioteca de Catalunya) Le Caprice nº 72 au Musée du Prado Premier dessin préparatoire à la sanguine du Caprice nº 72 au Musée du Prado Second dessin préparatoire à la sanguine avec des traces de crayon du Caprice nº 72 au Musée du Prado Les Caprices au Musée Goya de Castres Le Caprice nº 72 au Musée Goya de Castres Le Caprice nº 72 chez Gallica (un des 2 exemplaires) Brève analyse sur chaque Caprice (Miguel Moliné)
Catégorie:Caprichos