Septentrion's Walk est un album de 15 titres du groupe Seyminhol sorti en 2005. Cinquième album du groupe, il s'agit en fait d'un digipack comprenant 2 CD. Il est profondément inspiré par l'Histoire, notamment la guerre entre Charlemagne et les Vikings. Il s'en est vendu 2500 copies en France Kevin Kazek, chanteur du groupe.

Création de l'album

Après le succès rencontré par Northern Recital, le « vrai » album du groupe Seyminhol, ses membres ont voulu réaliser une suite encore plus poussée en qualité et en professionnalisme. Kevin Kazek, le chanteur, diplômé en Histoire, s'est remis à l'écriture et a fourni l'ensemble du concept de Septentrion's Walk tant au niveau de l'histoire qu'au niveau des textes et des paroles des chansons. Nicolas Pelissier, le guitariste et claviste, en a composé une grande partie de la musique.

Septentrion's Walk a été enregistré au studio Kirk Production par Gilles Kaufmann. Lors de son enregistrement, Seyminhol a fait appel à de nombreux invités comme la chorale de la ville de Algrange, berceau du groupe. La pochette et le livret de l'album sont encore l'œuvre de Gengis Kahn Artwork. Ceux-ci comprennent diverses illustrations, les paroles des chansons et l'histoire de l'album en français et en anglais.

Le CD du digipack comprend l'album Septentrion's Walk proprement dit. Tout comme son prédécesseur, il est composé de 15 titres articulés autour de 3 parties : Thorgis Last Peregrination, When the North is Raging et The Wary Ravens of Hroptatyr. Ses titres et ses parties entament leur numérotation là où se terminaient celles de Northern Recital et sont entrecoupés par des interludes qui accentuent l'immersion dans le concept de l'album par les ambiances qu'elles fournissent et ses passages en langue scandinave (voir Veizla ok Drykkja). L'Histoire est au centre de l'album, tout comme pour son prédécesseur, et on peut ressentir dans la lecture du livret toute la recherche faite par le groupe concernant les faits historiques qui se sont déroulés durant la période narrée dans Septentrion's Walk. Le CD du digipack contient un titre chanté en français, La Croisade, que le groupe avait enregistré à l'occasion de la compilation French Steel, une version « radio edit » de Ode to Eternity, un titre de Northern Recital, et son clip vidéo, plus diverses photos du groupe et autres fonds d'écran. L'album sera encore une fois bien accueilli et bien notéMetallian (Chronique album 2005 par Guillaume Main), album noté 4/5Rock Hard (Chronique album 2005, par Philippe Lageat), album noté 7.5/10 par la presse spécialiséeCrossroads Magazine (Chronique album 2005)Break Out Magazine Allemagne : (Chronique album 2007 par Sven Lohnert) avec une interview en double page centrale du magazine Rock Hard Rock Hard (Interview du 20 novembre 2005 réalisée par Philippe Lageat).

L'album est distribué par Brennus Music.

Titres

Part 4 : Thorgis Last Peregrination

12 : The Christian World's Death-Throes ? 13 : A Furore Normannorum First Interlude : A Fatal Omen 14 : Laments of a King 15 : Return of the Long Snake 16 : Veizla ok Drykkja

Part 5 : When the North is Raging

Second Interlude : In the Winding of Thought 17 : Godfred's Will 18 : And the North, Now, Had the Ships 19 : Invaders 20 : The Bloody Rampart

Part 6 : The Wary Ravens of Hroptatyr

Third Interlude : Dawn of the Gods 21 : The Conquest is Marching 22 : Breath of Fate Fourth Interlude : The Kiss of Dusk

Septentrion's Walk : l'histoire continue...

Part 4 : Thorgis Last Peregrination , le monastère-évêché de Lindisfarne n'est plus. Cet îlot de christianisme, chargé de diffuser la parole divine, vient de subir le joug de Thorgis et de ses hommes. Pillant, brûlant et massacrant tour à tour, le jeune viking, guidé par le souffle violent des dieux du Nord, entend bien poursuivre ses actes de barbarie et réaliser d'autres escarmouchesKevin Kazek, docteur en histoire, chanteur du groupe. Jarrow en Northumbrie, Morganwg en Galles du sud, Kintyre et l'île de Man sont visitées puis abandonnées à la terreur et au chaos. En 795, c'est au tour du couvent de Iona, fondé par Saint Columba, d'être saccagé. Gardien de la chrétienté en cette partie retirée du monde, le raid qu'il subit marque profondément les esprits, et à maintes reprises il croulera sous les coups assénés par le marteau des païens. L'orage et la foudre s'abattent sur les croyants, les perles de leurs chapelets sont rougis par leur sang et gisent sur un sol désolé, livré à la fureur des impies (The Christian World's Death-Throes ?). La voix de Thorgis s'élève, il vocifère qu'il est le fléau de Dieu, la bête immonde chargée d'éradiquer le christianisme et ses représentants (A Furore Normannorum). Jusqu'en 799 il va mener une vie de forban, infligeant des blessures profondes et douloureuses à l'église et à ses disciples. Charlemagne, ébranlé par la violence des premières attaques et par le sac de Lindisfarne, va comprendre très tôt que les nouvelles que lui apportent son conseiller Alcuin seront toujours plus brutales (A Fatal Omen). Ce grand souverain, ceint de la couronne de fer de Lombardie depuis 774, a unifié les terres d'Occident sous le signe de la croix et a déployé sa bannière sur tous les champs de bataille. Ayant massacré les Vascons, dompté les Bavarois, les Avars et déporté un grand nombre de Saxons restés fidèles à leur chef, Widukind, il découvre de nouveaux adversaires bien plus dangereux, prêts à détruire son pouvoir. Iona est tombé et le roi ne peut contenir ses larmes (Laments of a King), il sait désormais que cette lutte sera la plus terrible et la plus difficile qu'il aura à soutenir. Un bien funeste héritage pour ses descendants. Surgissant de l'écume des flots, les vikings, vengeurs sanguinaires, s'apprêtent à déferler sur ses terres comme des vagues déchainées et dévastatrices. Charlemagne reste le seul rempart susceptible de les briser, il incarne la foi, il est le ministre de Dieu sur Terre. Mais pour combien de temps ? À l'aube de l'an 800, Thorgis décide de reprendre la mer. Il navigue sans relâche vers son pays natal pour informer son hôte de ses projets. Embarqué sur son long serpent (Return of the Long Snake), il rêve de nouvelles gloires et de conquêtes. Odin a toujours guidé ses gestes et lui a assuré la victoire. Il protège désormais sa cargaison pleine de butin et accompagne son trajet. Sous l'égide du dieu borgne, c'est un retour sans encombre pour l'enfant de l'écume. Son destin (« gaefa ») exceptionnel l'a mené en maints lieux et, comme son équipage, il a mûri avec le vacarme des vagues dont le sel a tanné sa peau. Fidèle à sa promesse, il revient vers les siens et s'apprête à recevoir de Godfried de Danemark tous les honneurs dignes d'un grand guerrier. C'est un homme complet et véritable, fier et courageux, il pourra dire au vieux Thorvald, son père, qu'il est habile aux neuf exercices. Il incarne le nord mythique et héroïque, il peut « fara a vikingu » (aller en expédition viking) car il est né chanceux (hamingja), destiné à accomplir une œuvre d'envergure, dont le renom atteindra l'enclos des Ases, Ásgard. Après plusieurs semaines de navigation, Thorgis arrive enfin chez Godfried, le nouveau Konungr du Jutland, qui a eu vent des exploits du jeune aventurier. Le souverain est majestueux, et son accueil est grandiose et magnifique. Un immense banquet se prépare en l'honneur de celui qui a blessé la chrétienté (Veizla ok Drykkja). Il se déroulera en pleine période de « vetnaetr ». La bière («bjorr ») a été généreusement brassée, le gibier abonde et les jeux organisés comblent les invités. On boit aux ancêtres, on prête serment, on se félicite, on déclame des poèmes dans une ambiance de liesse irréelle, bercée par le son d'une musique entêtante. Godfried prend alors la parole : « vous devez partager couteaux et quartier de viande ». Thorgis répond : « comme parents mais non ennemi ». Ragnar son compagnon poursuit : « vous devez être hommes vivant en paix, aux beuveries et aux banquets ». Thorgis et Godfried s'échangent des paroles amicales, ils discutent longuement et apprennent à s'apprécier. Pour le premier, le roi est le seul homme capable de lever une armée gigantesque prête à déferler sur l'occident christianisé. Son charisme et sa prestance inspirent le respect auprès de tous. Une grande opération militaire pourrait stopper toute volonté d'extension chrétienne et d'évangélisation du Septentrion.

Part 5 : When the North is Raging

Lorsque le jour se dévoile, Godfried de Danemark pense à ce que lui a conté Thorgis sur les chrétiens et leurs richesses, sur leur roi dont le bras armé de l'épée du Seigneur veut abattre les croyances du Nord. Il se souvient encore de Siegfried Ier de Danemark qui, lui aussi, avait accueilli un rescapé saxon, dont le peuple avait été anéanti par Charlemagne. Il rumine ses projets en silence (In the Winding of Thought), car il sait que s'il ne réagit pas le premier, un jour il devra faire face à une armée immense et redoutable. Il décide donc d'utiliser les prochaines années de son règne pour renforcer son territoire et ses troupes et mettre sur pied une force militaire impressionnante. Il s'organise, se structure (Godfred's Will') mais doit d'abord gouverner comme un roi sacré et bon, qui agit pour le bien des siens. Il a été élu, choisi par son peuple de qui il tient son pouvoir pour être arsaell et fridsaell. Lorsqu'il combattra, il ne pourra remporter la victoire et devenir sigrsaell que s'il a bien rempli les deux premières fonctions. Il sera alors jugé pour ses actes, pour sa générosité aussi, car il est le « seigneur des anneaux » d'or et d'argent qu'il porte au bras et qu'il doit briser pour les distribuer à ses sujets. Il sait tout cela et sa conduite sera exemplaire car il veut sa place à la table de Odin. 804, le moment est venu de montrer à Charlemagne que le Nord est puissant (And the North, now, had the Ships). Godfried de Danemark décide de faire une démonstration de force par terre et par mer à Slesthorp en Frise (région historique). C'est le plus grand port de commerce de l'époque. Plus de deux cents knerrir sont réunis et des milliers d'hommes à pied et à cheval défilent comme pour défier l'Empereur d'Occident. Celui-ci ne réagit pas. Godfried est confiant, mais préfère attendre avant d'attaquer. Il sait que son armée peut se lever rapidement, comme une tempête sur l'océan, et tout dévaster sur son passage. L'apathie de Charlemagne le sert et lui permet de mûrir sa stratégie. 808, après quatre années d'investissement et de discipline, Godfried envahit l'ancien territoire saxon pris par Charlemagne, sur lequel furent installés des Slaves christianisés, les Obodrites (Invaders). Il brule, pille et détruit leur ville commerçante, Rerik, soumet l'ensemble du peuple, déporte les marchands et s'assure que leur chef Drosuk, a bien été capturé et emmené par sa garde. Les guerres menées par Charlemagne aux confins méridionaux de son empire l'éloigne de ces dangers. C'est donc son fils, Charles le Jeune, qui est envoyé pour résoudre le problème et punir les envahisseurs. Mais il tergiverse et parade plus qu'il ne combat. Godfried a su démontrer ses capacités de réactions et son habileté à diriger ses troupes. Il sait que son adversaire le craint mais préfère pour le moment fortifier ses frontières pour s'assurer une défense efficace en cas de conflit plus général. Il se hâte de faire ériger un puissant rempart, le Danevirke, dont le but est de barrer la route du Nord aux soldats de Charlemagne (The Bloody Rampart). Muni de tours et de plusieurs portes, c'est une défense imposante, symbole de la grandeur viking, le sanctuaire inviolable de l'armée du Nord.