Simone Schloss, née le à Radomyśl près de Cracovie et morte décapitée le à Cologne, est une résistante communiste membre des groupes armés de l’Organisation spéciale (O.S.)

Biographie

Dans la résistance Militante à l’Union des jeunes filles de France et au Parti communiste avant la guerre, Simone Schloss continue ses activités politiques dans la clandestinité pendant l'Occupation. Elle est arrêtée avec d'autres camarades le lors d'une distribution du journal Avant-Garde et condamnée à 8 mois de prisonFrançoise Ramaut, Notice SCHLOSS Simone, Syma, fusilles-40-44.maitron.fr, 21 juin 2018..

Après sa libération, elle reprend la lutte contre l'occupant. Elle devient agent de liaison de Conrad Miret i MustéClaude Pennetier, Notice MIRET i MUSTÉ Conrado, fusilles-40-44.maitron.fr, 15 septembre 2014., organisateur des groupes armés de l'Organisation spéciale de la Main-d'œuvre immigrée. Elle transporte des tracts, ainsi que des armes et des explosifs pour les actions à mener.

Arrestation Arrêtée en , elle est jugée avec d’autres résistants en avril devant une cour martiale allemande, à la Maison de la Chimie à Paris. Le procès, qui n'est qu'une parodie de justice, concerne vingt-sept combattants des Bataillons de la jeunesse et de l’Organisation spéciale.

Simone Schloss, comme son amie Marie-Thérèse Lefebvre, est graciée et sa peine est commuée en détention à vie, tandis que tous les hommes du groupe sont condamnés à morthormis André Kirschen qui n'a que quinze ans.. Les deux femmes sont déportées en AllemagneBase de données de la Fondation pour la mémoire de la déportation. Mais Simone Schloss, qui est juive, est transférée à Karlsruhe (Bade-Wurtemberg), puis à la forteresse d’Anrath (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), ensuite à la prison de Grefield et à celle de Cologne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) où elle est guillotinée le .

Distinctions La mention « morte pour la France » a été attribuée à Simone Schloss le . Son acte de décès porte également la mention « morte en déportation », en vertu d'une décision du ministère de la Défense du .

Elle a été homologuée à titre posthume comme soldat de deuxième classe par les autorités militaires.

Hommage

Le nom de Simone Schloss figure avec ceux des fusillés sur la plaque commémorative apposée 28 rue Saint-Dominique à la Maison de la Chimie.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie André Rossel-Kirschen, Le Procès de la Maison de la Chimie, L’Harmattan, 2002 Albert Ouzoulias, Les bataillons de la jeunesse, Les Éditions sociales, 1968

Filmographie * : séquences d'archives filmées du procès de la Maison de la Chimie (avec évocation et images de Simone Schloss).

Article connexe Procès de la Maison de la Chimie

Liens externes

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