Landéan est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de Population municipale ..

Géographie Localisation Landéan est situé dans le nord-est de l'Ille-et-Vilaine : le centre-bourg se situe à environ au nord du centre-ville de Fougères. Le bourg est situé en limite de la forêt de Fougères qui occupe la partie sud du territoire communal.

Relief et géologie Un dépôt d'argile lacustre se trouve entre les bourgs de Landéan et Parigné ; la vallée du Nançon s'élargit à cet endroit, constituant un bassin long de et large de 500 mètres, où les sédiments tertiaires se sont déposés.. Cette argile lacustre datant de l'éocène supérieur fut utilisée comme terre à foulon..

En 1863 une concession pour la recherche d'or à Landéan et les communes voisines fut attribuée ; les analyses montrèrent une teneur de 15 à 20 grammes à la tonne, notamment dans des ruisseaux..

Hydrographie

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Glaine, le Nançon, le ruisseau de la Grande rivière, la rivière le Nançon, le fossé 01 de la Grande Rouelle, le fossé 02 de la Grande Rouelle, le fossé 02 de la Récussionnière, le fossé 03 des Renardières, le ruisseau de Chevaux morts, le ruisseau de Clairdouet, le ruisseau des Serfilières, le ruisseau du Fouloux, le ruisseau du Gué au râle et le ruisseau du Halayle ruisseau du Pérousel..

La Glaine, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Ellier-du-Maine et se jette dans l'Airon à Louvigné-du-Désert, après avoir traversé ..

Le Nançon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le Couesnon à Fougères, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de LandéanLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. La ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne est représentée par une ligne verte en tirets-points..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Transports La route départementale 177, qui relie Fougères à Saint-Hilaire-du-Harcouët, traverse la commune dans un sens nord-sud et coupe le bourg en deux. En hommage au séjour de Victor Hugo dans la commune, elle a été baptisée du nom de l'écrivain. C'est l'anncienne Route nationale 177 allant de Fougères à Louvigné-du-Désert et, au-delà, vers Mortain et Vire.

Urbanisme Typologie Au , Landéan est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fougères, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (60,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,8 %), prairies (28 %), terres arables (21 %), zones agricoles hétérogènes (11,5 %), zones urbanisées (1,7 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

La forêt de Fougères couvre hectares, dont ha en Landéan et le reste en Laignelet.

Toponymie La localité est attestée sous les formes Landeanium en 1150.., Landeen en 1158, Landeham en 1210., Landean en 1371, Landeanum en 1410, Landanium en 1516, Landeban en 1771, Landean en 1739, 1741, 1815 et vers 1850.

Le toponyme Landéan a été relié par Albert Dauzat et Charles Rostaing aux noms de lieux bretons formés sur l'appellatif lann « territoire, lieu consacré », et rapproché de LandéhenNoté Landehen en 1243, Landehan au , le breton Dehen se traduisant par « doyen » en français., dans les Côtes-d'Armor, notamment.. Cependant, ils ne citent aucune forme ancienne, car ils n'en connaissaient pas.

Landéan constituerait un exemple exceptionnel de toponyme breton si loin à l'est de Rennes dans un environnement toponymique roman, comme Carcraon sur la commune de Domalain, à 60 km plus au sud.

En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est .

En gallo, une prononciation locale du nom de la localité a été rapportée sous la forme « Lannien » en 1954 par Henri-François Buffet..

Histoire Préhistoire et Antiquité Landéan conserve plusieurs monuments préhistoriques, principalement en forêt de Fougères, qui témoignent d'un peuplement dès cette époque.

L'oppidum protohistorique du Poulailler se trouve aussi dans la partie de la forêt de Fougères dépendant de Landéan. Situé entre deux cours d'eau, le Nançon à l'ouest et le Ruisseau de Grande Rivière à l'est, il occupe une hauteur naturelle de 130-140 mètres et ses côtés nord et sud sont protégés par des talus, ainsi que oar un large fossé côté nord ; il date probalement de l'époque de la Tène tardive (vers 100 avant J.-C.) et serait peut-être le site d'une agglomération gauloise. Les forêts de hêtres auraient aussi pu être des lieux de rassemblements druidiques..

La voie romaine de Portus Namnetum (Nantes) à Augustodurum (Bayeux) traversait le territoire actuel de Landéan ; son tracé reste visible en maints endroits ("Chemin Mellouin" jusqu'à la D 108 et dans certaines parties de la forêt de Fougères, par exemple entre le carrefour de Chennedet et le carrefour des Serfillières..

Moyen-Âge thumb|La Butte Maheu au début du : motte féodale du ou du , située près de La Briouérie. La paroisse de Landéan (Lan-Dean en breton, église du Doyen) semble remonter au milieu du , époque à laquelle se fondent des colonies bretonnes sur la frontière Est de la Bretagne ; Landéan serait une des plus anciennes paroisses de la région car à partir du , et peut-être même du , la langue bretonne n'a plus été usitée dans cette région..

Landéan faisait partie de la Région du Désert (dans les "Marches de Bretagne"), à la limite du Maine et de la Normandie).

Des anachorètes s'installent en forêt de Fougères dès le , sans doute même avant. Saint Vital s'installe un temps vers 1122 au lieu-dit l'Ermitage avant d'aller fonder l'abbaye de Savigny. thumb|left|Les vieux châteaux de Landéan (plan par Paul Banéat). Vers 1150 un bourgeois de Fougères,Garnier Pool, donne une partie des dîmes de la paroisse au prieuré de Saint-Sauveur-des-Landes, mais dès 1163 Landéan appartient à l'abbaye de Rillé et reste un prieuré-cure administré par des moines de cette abbaye jusqu'à la Révolution française et .. thumb|L'entrée des Celliers de Landéan au début du (carte postale). Selon Jean-Baptiste Ogée, on voit dans les environs de Landéan des souterrains, connus sous le nom de "Celliers de Landéan" : ceux-ci auraient été aménagés en 1163 par Raoul II de Fougères qui était en guerre contre le Roi d'Angleterre Henri II Plantagenet. « Ce seigneur déposait dans ces souterrains, comme dans un lieu de sureté, ses meubles et ceux de ses vassaux. Ils sont creusés sous la Forêt de Fougères qui rejoint presque le bourg; elle appartient au Roi, et peut contenir environ trois mille arpents de terre. On remarque, à peu d'écart du bourg , les ruines d'un château, nommé le châtel, qui, à ce qu'on prétend, fut jadis une place très forte. Le château de Foresterie [La Forestie], où mourut, l'an 1158 [en fait mort en 1150] , Henri, baron de Fougères, n'existe plus »..

Cette hypothèse, aussi soutenue par Bertrand d'Argentré, est de nos jours contredite. Il s'agirait en fait des souterrains de l'ancien château.. Les celliers sont décrits sur un site Internet.

L’église de Landéan est citée pour la première fois (mais elle existait probablement bien avant) par la donation que fit un bourgeois de Fougères, nommé Garnier Bool, d’une partie des dîmes de la paroisse, qui lui appartenaient, au prieuré de Saint-Sauveur-des-Landes..

Plusieurs seigneuries existaient alors dans la paroisse, la principale étant celle du Hallay, qui disposait du droit de haute justice.. Au fil des siècles la châtellenie du Hallay comprit aussi Pontpéan en Landéan, Bouleville, en Montours, Bois-Macé et la Borderie, en Retiers, Montbrault, en Fleurigné, la Coquillonnaye en Tremblay, Kergouanton, en Trélévern; Plessix-Mayneuf en Saint-Didier, Montmoron, en Romazy, Pontavice en Tremblay, Champsavin en Louvigné-du-Désert.

Temps modernes thumb|Carte de Cassini de la paroisse de Landéan et de ses environs (1767). Le roi, en qualité de baron de Fougères, avait les droits de supériorité dans l'église de Landéan, mais le seigneur du Hallay y jouissait des droits de seigneur fondateur et prééminencier, ayant son banc, son enfeu et ses armoiries dans le chœur.. En 1540 le roi Henri II donna le prieuré de Landéan , qui était tombé en régaleDroit qu'avaient les rois de France de percevoir les revenus des évêchés vacants., à Jean Clercé, évêque de Macerata, un des auditeurs de la Rote romaine et archidiacre de Dinan.

La famille du Pontavice était seigneur des Renardières : par exemple Mathurin-Anne du Pontavice, écuyer, seigneur des Renardières, chevalier de Saint-Louis, né le , épousa le en l'église Saint- Léonard de Fougères, Marie-Anne de Vivien de Rouffigny, dame des Renardières, sa cousine, après avoir obtenu une dispense de parenté..

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Landéan en 1778 :

Le couvent de Saint-François en forêt de Fougères