Ripple est un système de règlement brut en temps réel (RBTR), un marché des changes et un réseau d'envois de fonds par la société Ripple. Aussi appelé le Ripple Transaction Protocol (RTXP) ou protocole Ripple, il est construit sur un protocole internet distribué et open source, un registre de consensus et une monnaie native appelée XRP (ripples). Lancé en 2012, le réseau Ripple vise à permettre des « transactions financières mondiales sécurisées, instantanées et presque gratuites, de toute taille sans rejets de débit ». Il prend en charge n'importe quelle monnaie fiduciaire, crypto-monnaie, commodité ou toute autre unité de valeur tels que miles aériens, minutes mobiles. À sa base, Ripple repose sur une base de données publique partagée ou registre, qui utilise un processus de consensus permettant des paiements, échanges et envois de fonds dans un processus distribué..

Le réseau est décentralisé et peut fonctionner sans l'entreprise Ripple, il ne peut pas être fermé. Parmi les validateurs figurent des entreprises, des fournisseurs d'accès Internet et le Massachusetts Institute of Technology.

Utilisé par des entreprises telles que UniCredit, UBS ou Santander, le protocole Ripple est de plus en plus adopté par les banques et les réseaux de paiement comme technologie d'infrastructure de règlement, avec American Banker expliquant que « du point de vue des banques, les registres distribués comme le système Ripple ont un certain nombre d'avantages par rapport aux crypto-monnaies comme bitcoin », y compris le prix et la sécurité. En France, le Crédit Agricole est la première banque à avoir annoncé qu'elle allait utiliser la blockchain Ripple. Dans un premier temps, la technologie sera testée sur une durée de six mois pour les transferts des salaires des clients de la banque qui vivent en France, travaillent en Suisse et perçoivent donc leur paye en francs suisses.. En , Ripple Labs et deux de ses dirigeants sont poursuivis par la Commission des valeurs mobilières des États-Unis (SEC) pour avoir vendu des jetons XRP, que la SEC a classés comme des titres non enregistrés. Histoire Début du développement (2004 à 2012)

Le prédécesseur du protocole de paiement Ripple, « Ripplepay », est développé en 2004 par le développeur Web Ryan Fugger, à Vancouver. Son travail sur un système d'échange local à Vancouver l'inspire dans la création d'un système monétaire qui serait décentralisé et pourrait permettre aux individus et aux communautés de créer leur propre monnaie de façon efficace. La première itération de ce système, RipplePay.com., apparait en 2005 comme un service financier pour fournir des options de paiement sécurisées aux membres d'une communauté en ligne via un réseau mondial...

. En , ils commencent à développer un système de monnaie numérique dans lequel les transactions sont vérifiées par consensus entre les membres du réseau, plutôt que par le processus de minage utilisé par bitcoin, qui repose sur des registres chaîne de blocs. Cette nouvelle version du système Ripple visait à éliminer le recours aux échanges centralisés de bitcoin, utiliser moins d'électricité que bitcoin et effectuer des transactions beaucoup plus rapidement que bitcoin.

Chris Larsen, qui avait auparavant fondé les sociétés de services de prêt E-Loan et Prosper, rejoint l'équipe en . Ensemble McCaleb et Larsen approchent Ryan Fugger avec leur idée de monnaie numérique. Après des discussions avec des membres de longue date de la communauté Ripple, Fugger remis les rênes. En , l'équipe co-fonde la société OpenCoin, ou OpenCoin Inc.

OpenCoin et Ripple Labs (2012 à 2013)

La société nouvellement créée, OpenCoin, démarre le développement d'un nouveau protocole de paiement appelé le Ripple Transaction Protocol (RTXP) basé sur des concepts de Ryan Fugger. Le protocole Ripple permet le transfert direct et instantané d'argent entre deux parties. En tant que tel, le protocole peut contourner les frais et délais d'attente du système de correspondance bancaire traditionnel, et tout type de devise peut y être échangée, y compris le dollar américain, l'euro, le yuan, le yen, l'or, le Mile (transport aérien), et le roupie. Pour maintenir la sécurité du protocole, OpenCoin programme Ripple pour s'appuyer sur un registre commun « géré par un réseau de serveurs de validation indépendants qui comparent constamment leurs relevés de transactions ». Les serveurs peuvent appartenir à n'importe qui, y compris les banques ou les teneurs de marché. La société crée également sa propre forme de monnaie numérique baptisée « XRP » d'une manière similaire à bitcoin, en utilisant celle-ci pour permettre aux institutions financières de transférer de l'argent avec des frais et temps d'attente négligeables.

Parmi les premiers investisseurs d'OpenCoin figurent Andreessen Horowitz et Google Ventures. Le , XRP Fund II, LLC (maintenant appelé XRP II) est constituée en tant que filiale en propriété exclusive d'OpenCoin, et dont le siège se trouve en Caroline du Sud. Le lendemain, Ripple annonce sa liaison des protocoles bitcoin et ripple via le pont bitcoin. Ce dernier permet aux utilisateurs Ripple d'envoyer un paiement dans toutes les devises à une adresse bitcoin. Ripple développe aussi des partenariats précoces avec des entreprises telles que ZipZap.

Le , OpenCoin Inc. change son nom pour Ripple Labs Inc., avec Chris Larsen demeurant directeur général. Le même jour, l'implémentation de référence client et serveur de Ripple deviennent logiciel libre, publiée en open source selon les termes de la licence ISC. Ripple Labs continue d'être le principal contributeur de code au système de vérification de consensus derrière Ripple, qui peut « intégrer les réseaux existants des banques ». En , Ripple approfondit son partenariat avec ZipZap, la relation est qualifiée de menace pour Western Union dans la presse.

Adoption bancaire (2014-2020) En 2014, Ripple Labs est impliqué dans plusieurs projets de développement liés au protocole, rendant par exemple disponible une application client iOS pour iPhone permettant aux utilisateurs d'iPhone d'envoyer et recevoir toute devise via leur téléphone.. Cette application client Ripple n'existe plus. En , Ripple Labs proposé « Codius », un projet visant à développer un nouveau système de contrats intelligents « agnostique en matière de langage de programmation ».

En 2013, le protocole est adopté par plusieurs institutions financières pour « [offrir] une option d'envois de fonds alternative » aux consommateurs.. Ripple permet ainsi les paiements transfrontaliers pour les clients particuliers, les entreprises et les banques.. La première banque à utiliser Ripple est la Fidor Bank à Munich, qui annonce le partenariat au début de l'année 2014. En septembre de la même année, la banque Cross River, basée au New Jersey, et la banque CBW, basée au Kansas, annoncent qu'elles utiliseraient le protocole Ripple.

En Ripple Labs commence à travailler avec le service global de paiement Earthport, combinant le logiciel Ripple avec le système de services de paiement d'Earthport. Les clients d'Earthport comprennent notamment Bank of America et HSBC. Earthport est alors présent dans . Ce partenariat marque la première utilisation réseau du protocole Ripple. En , le XRP augmente de plus de 200 %. Il dépasse ainsi le litecoin pour prendre la place de deuxième crypto-monnaie en termes de capitalisation. La capitalisation du Ripple environne alors le demi-milliard d'USD.

En , la Fidor Bank annonce qu'elle utiliserait le protocole Ripple pour mettre en œuvre un nouveau réseau de transfert d'argent international en temps réel. En , Western Union annonce avoir l'intention d'essayer Ripple. Fin de , la Commonwealth Bank of Australia annonce vouloir essayer Ripple pour ses transferts interbancaires.

Le , le FinCEN inflige une amende à Ripple Labs et XRP II de pour violation de la loi sur le secret bancaire, sur la base des ajouts du Financial Crimes Enforcement Network à la loi en 2013. Ripple Labs convient alors de mesures correctives pour assurer la conformité future, qui comprennent un accord permettant l'échange du XRP et l'activité « Ripple Trade » seulement par entreprises de services monétaires enregistrés (MSB), entre autres accords était l'amélioration du protocole Ripple. Ces mesures ne changent pas le protocole lui-même, mais ajoutent une surveillance anti-blanchiment des transactions sur le réseau et améliore l'analyse des transactions.

Les années 2015 et 2016 marquent l’expansion de l'entreprise avec l'ouverture en de bureaux à Sydney, puis à Londres en et au Luxembourg en .

De nombreuses entreprises annoncent par la suite des expérimentations ou des intégrations avec Ripple.:

Partenariats connus publiquement Accenture • Akbank • ATB Financial • Axis Bank • Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (BBVA) • BMO Financial Group • Cambridge Global Payments • Canadian Imperial Bank of Commerce (CIBC) • CBW Bank • CGI • Cross River Bank • Davis + Henderson (D+H) • Deloitte • Earthport • Expertus • eZforex • Fidor Bank • Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG) • Mizuho Financial Group (MHFG) • National Australia Bank (NAB) • National Bank of Abu Dhabi (NBAD) • ReiseBank • Royal Bank of Canada (RBC) • Santander • SBI Holdings • SBI Remit • Shanghai Huarui Bank (SHRB) • Siam Commercial Bank (SCB) • Skandinaviska Enskilda Banken AB (SEB) • Standard Chartered • Star One Credit Union • Tas Group • Temenos Group • UBS • UniCredit Group • Volante Technologies • Westpac Banking Corp • Yantra Financial Technologies • Yes Bank Expérimentations connues publiquement Aeon Bank • Aomori Bank • Ashikaga Bank • Australia and New Zealand Banking Group (ANZ) • Awa Bank • Banque d'Angleterre • Bank of the Ryukyus • Bank of Yokohama • Chiba Bank • Chugoku Bank • Commonwealth Bank of Australia • Crédit Agricole • Daiwa Next Bank • DBS Group Holdings • Fukui Bank • Gunma Bank • Hachijuni Bank • Hiroshima Bank • Hokuriku Bank • Hyakugo Bank • Iyo Bank • Juroku Bank • Keiyo Bank • Michinoku Bank • Mizuho Financial Group • Musashino Bank • Nishi-Nippon City Bank • North Pacific Bank • Oita Bank • Orix Bank Corporation • Resona Bank • Royal Bank of Scotland (RBS) • San-in Godo Bank • SAP • SBI Sumishin Net Bank • Senshu Ikeda Bank • Seven Bank • Shimizu Bank • Shinkin Central Bank • Shinsei Bank • Sikoku Bank • Sony Bank • Sumitomo Mitsui Trust Bank • Suruga Bank • The 77 Bank • The Daishi Bank • The Nomura Trust & Banking Co. • Tochigi Bank • Toho Bank • Tokyo Star Bank • Tsukuba Bank • Western Union • Yachiyo Bank • Yamagata Bank • Yamaguchi Bank

Le , Ripple obtient une licence de monnaie virtuelle du département d'État des services financiers de New York, devenant ainsi la quatrième entreprise avec une « BitLicense ».

Le , SBI Ripple Asie annonce la création d'un consortium bancaire japonais dans un nouveau réseau utilisant la technologie de Ripple pour les paiements et le règlement. Le consortium est officiellement lancé le avec 42 banques membres. En date de , 61 banques japonaises l'avaient rejoint, représentant plus de 80 % du total des actifs bancaires au Japon.

Le , Ripple annonce la création du premier groupe interbancaire pour des paiements globaux basé sur la technologie financière distribuée. En , les membres du réseau connu sous le nom de Global Payments Steering Group (GPSG) sont Bank of America Merrill Lynch, Canadian Imperial Bank of Commerce, Mitsubishi UFJ Financial Group, Royal Bank of Canada, Santander, Standard Chartered, UniCredit et Westpac Banking Corporation. Le groupe « supervisera la création et le maintien des règles de transaction de paiement Ripple, les normes formalisées pour l'activité utilisant Ripple, et d'autres actions visant à soutenir la mise en œuvre des capacités de paiement Ripple ».

Démêlés judiciaires avec la SEC (depuis 2020)