Clementina Ródenas Villena, née le à Ayora, est une femme politique espagnole membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Elle est maire de Valence entre 1989 et 1991, étant la première femme à diriger une grande ville espagnole.
Biographie Formation Elle termine ses études secondaires à Requena, une ville moyenne de l'ouest de la province de Valence, puis s'inscrit en 1967 à l'université de Valence. Elle y étudie les sciences économiques et commerciales.
Débuts et ascension en politique En 1975, elle adhère au Parti socialiste du Pays valencien (PSPV), qui fusionne trois ans plus tard avec le PSOE, formant la fédération socialiste en Communauté valencienne, ainsi qu'à l'Union générale des travailleurs (UGT). Elle obtient un doctorat en 1978 et devient l'année suivante professeur d'histoire économique.
À l'occasion des élections municipales de , elle est élue au conseil municipal de la ville de Valence sur la liste socialiste du maire sortant Ricard Pérez Casado. Celui-ci la nomme adjointe, chargée des Finances. Elle est réélue en , en troisième position, et reconduite dans ses fonctions.
Maire de Valence Avec la démission de Pérez Casado le , le conseil municipal doit élire un nouveau maire. Le , Clementina Ródenas est élue maire de Valence par 14 voix contre 13 à Vicente González Lizondo, candidat de l'Union Valencienne (UV) appuyé par l'Alliance populaire (AP), ayant bénéficié de l'abstention du Centre démocratique et social (CDS) et de la Gauche unie du Pays valencien (EUPV) « La socialista Clementina Ródenas accede a la alcaldía de Valencia gracias a la abstención del CDS », El País, le . C'est la première fois qu'une femme prend la tête d'une grande ville espagnole.
Candidate à sa réélection lors du scrutin de , elle remporte voix, soit de moins qu'en 1987 et d'avance sur le Parti populaire (PP). Bien qu'elle conserve ses 13 élus municipaux sur 33, elle est renvoyée dans l'opposition par le PP qui s'associe avec l'UV pour faire élire sa tête de liste, Rita Barberá.
Après la mairie Cette défaite ne l'empêche pas de prendre la présidence de la députation provinciale de Valence. Lors du congrès du PSPV-PSOE en , elle est élue membre de la commission exécutive, dirigée par le secrétaire général Joan Lerma.
À l'occasion des élections régionales de , elle est placée en deuxième position sur la liste socialiste de la circonscription de Valence. Élue députée au Parlement valencien, elle est choisie comme porte-parole du groupe socialiste, renvoyé dans l'opposition, pour les affaires économiques et budgétaires.
L'échec aux primaires régionales En , elle est désignée membre de la commission fédérale d'éthique et des garanties (CFEG) du PSOE par le congrès fédéral. À peine un mois plus tard se tient le congrès régional du PSPV-PSOE, au cours duquel Joan Romero est élu secrétaire général et ne la reconduit pas dans l'exécutif.
Elle démissionne de son mandat parlementaire en septembre, mais décide de se présenter aux primaires internes du , organisées pour choisir le chef de file aux prochaines élections régionales. Avec 32 % des suffrages exprimés, elle termine troisième et dernière, derrière Romero et Antoni Asunción ; elle apporte alors son soutien au nouveau candidat du PSPV-PSOE à la présidence de la Généralité « El secretario general Romero gana en la Comunidad Valenciana al ex ministro Asunción por sólo 450 votos », El País, le .
Elle s'est depuis retirée de la vie politique et poursuit son métier de professeur à l'université de Valence.
Notes et références
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