Trèves (Prononciation en français de France standardisé retranscrite selon la norme API. en allemand : Prononciation en allemand standardisé retranscrite selon la norme API. , en francique (luxembourgeois et mosellan) : Tréier) est une ville et un arrondissement d'Allemagne, dans le Land de Rhénanie-Palatinat. La ville est située sur la Moselle, dans l'ouest de l'Allemagne.

Histoire Appartenances historiques 898-1797 (Sarre) 1797-1802 (Sarre) 1802-1804 (Sarre) 1804-1813 (Grand-duché du Bas-Rhin) 1815-1822 (Province de Rhénanie) 1822-1918 (Royaume de Prusse) 1871-1918 (État libre de Prusse) 1918-1933 (État libre de Prusse) 1933-1937 (Moselland) 1937-1945 (Zone d'occupation française en Allemagne) 1945-1949 (Rhénanie-Palatinat) 1949-1990 (Rhénanie-Palatinat) 1990-présent Antiquité Cette ville, ancienne colonie romaine, est fondée à l'époque romaine, en l'an sous le nom dAugusta Treverorum, sur le site du chef-lieu d'un peuple gaulois, les Trévires. Le pont romain en pierre qui franchit la Moselle est édifié en , en remplacement d'un premier pont de bois : c'est le plus ancien pont d’Allemagne encore debout. Colonie romaine et place forte très importante dans la défense contre les « Barbares », elle est dotée d'une enceinte abritant la plus grande surface urbaine de Gaule (). Il subsiste de cette enceinte la Porta Nigra, monumentale porte fortifiée devenue le symbole de la ville, ainsi que quelques fondations des murs d'enceinte. Sa composition architecturale combinant une édification de porte fortifiée et une architecture palatiale en fait une réalisation singulière.

vignette|centré|upright=1.5|Vue de Trèves réalisée en 1572 par Georg Braun (cartographe) et Frans Hogenberg.

Grande métropole marchande à partir du , devenue l'une des capitales de la Tétrarchie à la fin du et siège d'un atelier monétaire impérial à partir de 294, Trèves est alors qualifiée de « seconde Rome » ou Roma Secunda. Avec les réorganisations de la Tétrarchie, Lugdunum (l'actuelle ville de Lyon) perd son rang de capitale des Gaules en 297, au profit de Trèves, plus proche de la frontière du Rhin. Elle devient importante entre 260 et 274, lors de l'Empire des Gaules, pour devenir le principal atelier monétaire des empereurs gaulois, usurpateurs vis-à-vis de l'Empire romain. De l'époque romaine subsistent la Porta Nigra (porte noire), le plus grand édifice romain sur le sol allemand, la basilique de Constantin, où siège un tétrarque (aujourd'hui une église protestante), les restes d'un amphithéâtre (voir Amphithéâtre de Trèves), ainsi que des ruines de thermes romains.

Moyen Âge Au début du , au cours des invasions germaniques, Trèves est attaquée et pillée plusieurs fois par les Francs. Peu auparavant, la préfecture des Gaules est transférée de Trèves en ArlesLes historiens hésitent à propos de l'année de ce transfert : 395 ou plus probablement 407..

La cathédrale de Trèves est alors le siège d'un archidiocèse dont l'archevêque est l'un des princes-électeurs du Saint-Empire romain germanique. Là est conservé un vêtement considéré comme la Sainte Tunique, c'est-à-dire le vêtement porté par Jésus-Christ au Golgotha.

Temps modernes

Époque contemporaine Trèves est, de 1797 à 1814, le chef-lieu du département de la Sarre.

La synagogue est endommagée pendant la nuit de Cristal (1938). Elle est totalement détruite lors du raid aérien du qui par ailleurs a détruit ou endommagé sévèrement de nombreuses constructions de la vieille ville.

En , plus de 60 000 prisonniers de guerre britanniques furent stationnés à Trèves.

En , la ville subit 3 bombardements alliés.

Le soir du , la 10e division blindée de la 3e armée américaine lança une attaque surprise sur Trèves. Le , vers 10 heures du matin, Trèves fut prise et plus de 800 soldats allemands furent faits prisonniers.

Après la Seconde Guerre mondiale, le de transmissions français y a stationné jusqu'en 1984. Une garnison du du matériel, y a été également implantée, ainsi que le 13e régiment du Genie.

L'Université de Trèves, fermée en 1798, fut refondée en 1970.

Le remarquable ensemble de ruines romaines de la ville lui vaut d'être classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1986.

Démographie Le nombre d'habitants est considéré d'après l'étendue actuelle de la commune. Les données proviennent de recensements (¹) ou de données statistiques de l'administration de la commune. Le bond en avant de la population en 1970 s'explique par le rattachement de communes voisines en 1969.

Année Habitants 100 environ 300 environ 1363 environ 1542 environ 1613 environ 1702 environ 1801 1830 1871 Année Habitants 1885 1890 1900 1910 ¹ ¹ ¹ ¹ ¹ Année Habitants ¹ ¹ Année Habitants ¹ résultat de recensement

Au , la ville comptait http://www.statistik.rlp.de/fileadmin/dokumente/berichte/A1033_201522_hj_G.pdf - Comptabilisation des habitants des communes de Rhénanie-Palatinat au .

Galerie

Lieux et monuments vignette| soit le quartier de sous la neige à Trèves, une lithographie de Fritz Quant, vers 1920.

La villa de Villeneuve-d'Ascq La villa gallo-romaine du parc archéologique Asnapio de Villeneuve-d'Ascq a été reconstituée d'après des illustrations du musée de Trèves.

Musées Musée rhénan de Trèves (Rheinisches Landesmuseum Trier) Musée municipal Saint-Siméon (Stadtmuseum Simeonstift Trier) Musée diocésain (Bischöfliches Dom und Diözesanmuseum Trier) Maison Karl Marx (Karl-Marx-Haus) Écomusée Roscheider Hof Le musée de jouets

Personnalités

Saint Athanase d'Alexandrie y est exilé en 336-337. Saint Ambroise de Milan, évêque de Milan de 374 à 397, un des Pères de l'Église, écrivain et poète. Jérôme de Stridon, (saint) semble y avoir résidé quelque temps entre 367 et 372, afin d'y copier des livres. Karl von Trier (1265-1324), grand maître de l'Ordre Teutonique. Élisabeth de Goerlitz (1390-1451), vendit le duché de Luxembourg à et mourut à Trèves. Louis de la Verne (1577-1654), militaire comtois et gouverneur de la ville de 1642 à 1643. Louis Counet (1652-1721), peintre d'origine liégeoise, qui fit l'essentiel de sa carrière à Trèves. Johann Nikolaus von Hontheim (né à Trèves le et mort à Montquintin le ) et sa nièce, Justina Fébronia von Hontheim, moniale à Juvigny, née à Montquintin en 1745 et morte à Trèves en 1796. Jean-Martin Moyë (né en 1730 à Cutting en France) est un prêtre français, fondateur de la Congrégation des Sœurs de la Divine Providence de Saint-Jean de Bassel (enseignement des petites filles dans les campagnes) Il est mort à Trèves le . Karl Marx (1818-1883) y est né et y a fait ses études secondaires ; on peut toujours visiter sa maison natale. Hubert Jacob Ludwig (1852-1913), zoologiste, mycologue, chercheur, professeur et conservateur de musée allemand y est né. Peter Lambert (1859-1939), rosiériste. Johann Baptist Keune (1858-1937), archéologue et conservateur du musée de Trèves. Nicolas Engel (1854 - ap. 1918), homme politique allemand. Il fut député allemand au Landtag d'Alsace-Lorraine de 1911 à 1918. Matthias Laros (1882-1965), théologien catholique né à Trèves. Marie-Françoise de L'Espinay (1927-2021), artiste peintre et lithographe française, née à Trèves. Reimund Dietzen (1959), coureur cycliste, deux fois champion d'Allemagne de cyclisme sur route, est né à Trèves. Doris Ahnen (1964), femme politique du SPD, est née à Trèves. Nils Schmid (né en 1973), homme politique, président du SPD dans le Land de Bade-Wurtemberg et tête de liste de son parti pour les élections législatives régionales de 2011 dans le Bade-Wurtemberg et actuel vice-ministre-président du Land de Bade-Wurtemberg. Frank Christian Marx (né en 1978), acteur et producteur allemand, né à Trèves. Franck Borde (né en 1979) est un acteur français né à Trèves. François Weigel (né en 1964) est un pianiste, compositeur et chef d'orchestre français né à Trèves. Peter Mertes (né en 1952) est le créateur de la marque réunionnaise Pardon !. Nikola Bliznakov (1931-2016), chef d'orchestre né en Bulgarie, fondateur de l'orchestre symphonique de Trèves en 1969 Orchestre de Trèves.. Richard Schmidt (né en 1987), rameur d'aviron, six fois champion du monde, une fois champion olympique, est né à Trèves.

Jumelages La ville de Trèves est jumelée - Jumelages de Trier et partenariats internationaux. avec :

. Trèves est l’une des quatre villes formant le QuattroPole avec Luxembourg, Metz et Sarrebruck (Saarbrücken). Ce réseau transfrontalier permet la coopération urbaine des quatre villesSite du QuattroPole..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Lothar Schwinden, Hans Nortmann, Peter Seewaldt, Rheinisches Landesmuseum Trier. Introduction aux collections, Trèves, Rheinisches Landesmuseum Trier, 1994, Wörterbuch der Trierer Mundart mit Sprachgesetzen derselben und Sprachproben in Prosa und Poesie, 1969

Articles connexes

Antiquité tardive Panégyriques latins Brot und Spiele (festival romain à Trèves) Course de côte de Trier Attaque du 1er décembre 2020 à Trèves

Liens externes

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* Catégorie:Localité sur la Moselle Catégorie:Ancienne préfecture Catégorie:Commune abritant une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en Allemagne Catégorie:Cité romaine en Allemagne Catégorie:Arrondissement en Rhénanie-Palatinat