Le château de Saint-Symphorien-des-Monts, est un ancien château, d'époque Louis XIII qui se trouvait au nord du château élevé plus tard par le comte de Rougé et qui fut détruit par un incendie en 1916, il ne fut pas reconstruit. Ce domaine est sur le territoire de la commune nouvelle de Buais-Les-Monts (commune déléguée de Saint-Symphorien-des-Monts), dans le département de la (Manche). Seul le parc se visite à certaines périodes.

Historique

Construction du premier château, ceint de fossés, avec pont-levis. dont ne subsistera qu'un donjon carré.

Construction d'un nouveau château par de Vauberel en 1620.

La Révolution Le château fut saisi en 1793 ainsi que celui de Saint-Hilaire-du-Harcouët. Antoine Anne Nicolas de Géraldin, venant de mourir, et l'héritier du château, Charles Marie du Bourblanc d'Apreville, ayant émigré, le Directoire du District de Mortain en ordonna la saisie le Soit sept mois avant la mise en application du calendrier républicain, c'est-à-dire le 13 ventôse an I.. Elle fut exécutée par les citoyens Charles Guy Piel de Mortain, Le Bordais, et Tencey qui l'assistèrent, tous deux de la commune de Saint-Symphorien des Monts.

Après la Révolution, la ville loua le château pour y installer la mairie en attendant la pose de la première pierre du nouvel hôtel de ville le Il était à l'emplacement du cinéma « Rex ». L'allée couverte des Cartésières (section B ) est classé monument historique en 1977.

En 1916, le château est détruit par un incendie et ne sera pas reconstruit. Devenu dangereuses, les ruines seront rasées en 1971 pour l'ouverture du parc au public.

Architecture

Le château construit par de Vauborel comportait seize grandes fenêtres soit huit sur deux niveaux. Les angles des murs étaient en pierres de grand appareil. Il était orienté au sud et on y accédait par un escalier à double révolution. Les combles comportaient six lucarnes sur un toit à forte pente.

La façade donnait sur une cour d'honneur, avec au midi deux pavillons reliés au château par des balustrades en granit. Certaines sont encore visibles entourant le grand portail qui donne accès au parc. Au nord, le donjon carré est le seul élément qui subsiste du premier château du avec une chapelle à l'angle nord-est. Cet ensemble était clos d'un fossé que l'on franchissait par un pont-levis, situé entre les deux pavillons, ainsi qu'un ponceau au nord, et un autre à l'ouest.

Sous-sol Les cuisines Au sous-sol avec sa grande cheminée à hotte garnie d'une crémaillère avec de grands landiers en fonte, six tournebroches dont l'une avec contrepoids en pierre. Potager à carreaux émaillés, comportant huit trous. Un garde-manger jouxtait la cuisine, avec un grand saloir en pierre avec un couvercle de bois.

Salle d'office Également pourvue d'une grande cheminée avec crémaillère et différents ustensiles.

Laiterie Avec trois barattes, deux dressoirs, quinze terrines, une armoire, un coffre et les effets de René Legrand, domestique du marquis Géraldin.

Grand office En prenant à gauche de la cuisine, il avait une grande cheminée, on y trouvait deux flambeaux octogonaux en étain, de la vaisselle et des couverts en fer, quelques pièces d'argenterie, de la faïence, un petit buffet accroché au mur, des assiettes en terre de Jersey, un grand buffet de chêne, un autre grand buffet fermant à clef et ouvert lors de la saisie par le domestique Ramard, contenant de l'argenterie, un pain de sucre, un sac de café des Indes, de la porcelaine fine à fleurs.

Petit office au sud Il y avait du petit mobilier et divers ustensiles, chandeliers, flambeaux, et plats de faïence.

Caveau On comptait quatre-vingt bouteilles de vins divers, deux barriques de sel, un caque de hareng, de la vaisselle et ustensiles de services.

Rez-de-chaussée Petit cabinet avant l'antichambre Lors de l'inventaire de 1793, il comprenait un lit à tombeauLe lit à tombeau est un lit dont les côtés sont d'inégale hauteur, avec un ciel de lit descendant en pente du chevet vers le pied de lit. avec rideaux de Damas vert, une grande armoire, avec une lanterne de bois pour cérémonies, une vieille tête à perruques, une petite table à pied de biche, deux chaises tapissées en bleu et douze tableaux représentant les empereurs romains.

Antichambre Outre tables et chaises, deux tapisseries de paysages et sept tableaux de famille avec leurs cadres dorés figuraient à l'inventaire.

Chambre à droite, vers le nord Cette pièce comportait une cheminée avec sa paire de chenets double, une plaque de fonte armoyée, un petit trumeau, fauteuils, chaises, guéridon, table de jeu, table de nuit avec son bougeoir d'argent, un bureau en marqueterie galbé, comprenant huit petits tiroirs et un grand, avec un volet au milieu, nécessaire de toilette en or, deux cachets armoyés en or, six tableaux de famille avec leurs cadres dorés. Trois tapisseries de Flandres à paysages, un lit de parade, un thermomètre et un baromètre de Monsieur de Réaumur et divers objets domestiques.

Chapelle au nord Un autel, et le mobilier liturgique.

Chartrier Pièce dont l'accès est situé sous l'escalier menant au premier étage.

Grande chambre au nord Elle renfermait trois grandes armoires ouvragées, dont une à personnages, une longue table à huit pieds, un lit à tombeau en Damas vert, une desserte, un buffet à deux battants, du linge de corps, des habits, des vestes et culottes, des épées et des cartes géographiques, un rouet à filer et son nécessaire et un bahut couvert en peau, quarante morceaux de savon et des parfums.

Salle à manger au sud Quatorze fauteuils en velours cramoisi garnissaient cette pièce, ainsi que quatre petits tabourets, deux tables à jeux, à pieds de biche, une longue table de huit pieds, un secrétaire, huit tableaux à personnages avec leurs cadres dorés, deux tapisseries relatant l'histoire d'Énée, une encoignure, une cage à oiseaux, une petite table de chevrette, et des rideaux d'indienne aux fenêtres.

La cheminée était garnie d'une paire de chenets en cuivre, ainsi que le nécessaire : pincette, balai, plaque de fonte armoyée. Au-dessus de la cheminée un grand trumeau représentant L'Amour à la chasse, un secrétaire à douze tiroir, cinq tapisseries des Gobelins à personnages.

Petit salon Renfermait, en 1789, un orgue avec son buffet, dix fauteuils couverts de panne cramoisie, un poêle de faïence blanche de Lorraine, un petit établi, un cabinet scientifique, deux tables de jeux, six chaises en cuir et divers autres objets dont une mappemonde.

Grand salon Se trouvait un canapé en Damas cramoisi à pieds dorés, ainsi que douze fauteuils recouverts de même, une table de chasse en marbre également à pieds dorés, une table de toilettes, huit tableaux avec leurs cadres dorés, quatre tapisseries de haute lisse fort anciennes dont le sujet était celui de seigneurs partant à la Croisade, et quatre paire de rideaux en soie cramoisis, un petit lit à tombeau aux rideaux jaunes une table de nuit et son nécessaire en faïence.

À l'ouest étaient situés les appartements de la sœur du propriétaire, Fitz-Gérald :

Chambre Avec un grand lit à tombeaux de velours cramoisi avec ses bonnes grâcesÉtoffes qu'on attache vers le chevet et vers les pieds du lit pour accompagner les grands rideaux (Littré). et soubassement de pareil étoffe, différents éléments de literie, dont un édredon en taffetas vert, quatre chaises en tapisserie, un vieux fauteuil, un miroir bordé en argent, une table de toilette en bois de violette, une petite table avec un soubassement sculpté, trois tapisseries à paysages, des rideaux de fenêtres en toile de lin, une table de nuit et son vase en étain, quatre tableaux représentant des membres de la famille.

Petit cabinet situé au nord Il servait de chambre à la domestique Julie et comporte un petit lit à tombeau avec ses rideaux en serge verte, deux matelas de laine, deux chaises, une malle de cuir contenant ses habits et son linge, une petite table carrée à pieds ployants.

Premier étage Grande chambre S'y trouvait un lit à l'impériale et ses rideaux jaunes (il est précisé que les oreillers sont en plume d'oies), une courtepointe, une commode à trois tiroirs, et un secrétaire à six tiroirs, une table carrée à pieds tournés, six chaises et deux fauteuils, une grande glace, une armoire en chêne contenant le linge de madame Bazier, femme de charge. On comptait aussi un buffet à trois volets, environ quatre-vingt volumes reliés en peau de veau, une seringue d'étain et différents objets de peu de valeur.

Petit appartement à côté Un lit et deux chaises en mauvais état.

Autre appartement C'est ici que couchait le domestique dénommé Lanoë. On y trouvait aussi les vêtements de la domestique Françoise Guérin, deux chaises tapissées, deux fauteuils, un rouet, une table à pieds tournés.

Chambre au sud La pièce était garnie d'un vieux buffet d'orgue, de deux lits à tombeau avec leurs rideaux de toile. Un ophicléide, deux trombones, deux lits à tombeaux avec leurs rideaux de toile.

Troisième chambre Y sont inventoriés un lit dit « à la duchesse »Grand lit à quatre colonnes supportant un baldaquin et des rideaux. avec son ciel en taffetas vert, des rideaux d'indienne rouge, une paillasse, deux matelas de laine, deux contrepointes deux couvertures de laine, une table de nuit, deux vases de nuit, une fontaine, un cadre doré ancien, une coiffeuse.

Quatrième chambre Deux chaises tapissées en rouge, une petite table, deux grands fauteuils, un bureau en marqueterie ou se trouvaient des jetons d'argent, un grand lit à rideaux d'indienne, avec courtepointe de coton flammée, deux grandes tapisseries à personnages, une table de nuit et deux vases de nuit.

Cinquième chambre à la suite Deux lits à tombeau avec leurs couettes de plume d'oie, un traversin de même, un fauteuil bergère.

Réduit Trois brigandines, une escopette, un petit canon armoyé aux armes du défunt comte, un lit à tombeau à rideaux verts, une table de toilette, une boîte à poudre en argent, une vieille canne, un bassin d'étain et un panier d'osier.

Mansardes Dans la dernière volée du grand escalier se trouvent les mansardes ou étaient en 1793, trois couchettes, six vieilles chaises, deux balancelles, un fauteuil, des vêtements appartenant à Jeanne Robert, un petit buffet, une ancienne chaise à porteurs, deux vieilles tapisseries qui furent jugées de peu de valeur.

Dans un autre grenier se trouvant à l'opposé, un tas de vieux meubles et vieilleries de toutes sortes. Entre les deux mansardes un berceau, un paravent à six feuillets, une mauvaise chaise à « cliche »Diarrhée et des clayettes pour ranger les fruits.

Pavillon de droite Il se trouvait à droite en venant de la maison. À l'intérieur y fut trouvé lors de la saisie : un buffet en chêne à deux battants, une paire de housseaux de peau de chèvre à l'usage du défunt comte, une grande valise de cuir, un harpon, un dressoir de chêne, un banc d'église démonté et armoyé, deux vieilles chaises tapissées, une chaîne de géomètre, un vieux porte-armes, un canon, deux dames-jeanne en terre de Ger, un monceau d'ardoises neuves faisant environ deux charretées et trois paquets de lattes. À l'étage deux lits de domestiques, un boisseau de pois de mai et un de pois verts. Dans le fruitier à l'étage : les planches à fruits, une petite échelle, une chaise peinte en rouge, et un petit caveau dont on a les clefs.

Pavillon de gauche dit « pavillon de l'Horloge » Deux lits de domestiques avec leurs ballièresMauvais matelas, autrement dit paillasse en balle d'avoine., trois oreillers de plumes, trois couvertures, quatre draps, trois mille essentes de bois, un petit buffet, et la grande horloge dudit pavillon avec son mouvement. À l'étage une chambre avec deux lits et leurs garnitures, deux flambeaux, une chaise et un petit buffet.

Le parc