Ceccardo Roccatagliata Ceccardi (né le à Gênes et mort le dans la même ville) est un poète et écrivain italien.

D'abord inspirée par Giosuè Carducci, son œuvre lyrique subit ensuite l'influence de Gabriele d'Annunzio, de Giovanni Pascoli et des symbolistes français pour s'inscrire dans le mouvement décadent européen. Dans un article de la Gazzetta livornese de 1898, Roccatagliata se définit lui-même comme .

Sa poésie, remarquable notamment par son évocation élégiaque des paysages de Ligurie, a influencé toute la poésie ligure, de Camillo Sbarbaro à Eugenio Montale, ce dernier le surnommant .

Biographie Alors que son père Lazzaro Roccatagliata (né en 1837) est un propriétaire d'origine modeste, sa mère Giovanna Battistina Ceccardi est issue de l'aristocratie - la famille Ceccardi est originaire de d'Ortonovo en Lunigiane. En 1878, la naissance de leur deuxième enfant Luigi (né le ), les disputes avec son mari qui dilapide la fortune familiale, obligent sa mère Giovanna à retirer avec ses deux enfants sur les terres d'Ortonovo, pendant que son mari reste à Gênes. Dans une situation financière précaire, sa mère initie cependant Ceccardo à la poésie, notamment aux poètes anglais (Shelley, Keats...). Ceccardo poursuit ses études à l'école secondaire de Massa.

Après l'obtention du baccalauréat (1892), il fréquente l'Université de Gênes, pour un cursus de notariat, qu'il abandonne assez rapidement. Il préfère mener une vie agitée, fréquentant le milieu de la Galleria Mazzini, de la Libreria Moderna et du Caffè Roma. En 1895 paraît son premier recueil de poèmes Le livre des fragments (Libro dei frammenti). Il se partage alors entre Gênes et Carrare, collaborant à différentes revues locales. Il finit par se fixer à Carrare pour prendre en 1896 la direction du journal Lo Svegliarino. Durant l'été 1897, il s'éprend d'une jeune femme de Carrare, Gemma Catalani : il en subsiste la correspondance.

De retour à Gênes, il rencontre Francesca Giovannetti qu'il épouse en 1901. L'année suivante, naît leur fils Tristano. À partir de 1903, la famille réside, de manière plus ou moins permanente, à Sant'Andrea Pelago, dans la maison de sa femme. Il publie de nouveaux recueils de poèmes (le Passant, Apua Mater), fonde à Florence le quotidien Il popolo - mais cette publication ne durera pas deux mois... Activiste nationaliste, il crée un Cénacle d'Apua, renommé ultérieurement République d'Apua (1905), dont il est le président, réunissant entre Carrare et Pise des personnalités diverses comme le peintre Lorenzo Viani, le poète Giuseppe Ungaretti, l'écrivain Enrico Pea et l'écrivain et historien Pietro Ferrari.

Lors de la première guerre mondiale, en 1915, il se porte volontaire (comme Alceste De Ambris et Giuseppe Ungaretti). En 1916, dans une situation de plus en plus difficile, il doit encore supporter l'échec de sa pièce Don Quichotte. Le il est initié en Franc-maçonnerie dans la Loge "Trionfo Ligure - Secolo Nuovo" de GênesV. Gnocchini, L'Italia dei Liberi Muratori, Mimesis-Erasmo, Milan-Rome, 2005, pp.237-238.. Sa femme meurt en 1918. Dans une extrême pauvreté, Ceccardo s'éteint l'année suivante, à l'Ospedale di Pammatone de Gênes. Leur fils Tristano meurt à son tour en 1932 à seulement trente ans.

Œuvres Poésie Le livre des fragments (Libro dei frammenti) (1895) Le passant (Viandante) (1904) Apua Mater (1905) Sonnets et poèmes (Sonetti e poemi) (1898-1909) Syllabes et ombres (Sillabe ed ombre) (post. 1925) Théâtre Don Quichotte (1916), comédie Texte politique Des pays de l'anarchie (Dai paesi dell'anarchia) (1894) Traduction du latin : les , annales de la ville de Gênes de 1099 à 1163.

Correspondance avec Gemma Catalini : .

Bibliographie

, avec une bibliographie complète de l’œuvre et de la critique

Sources

Il faut ajouter l'article et le concernant sur le site de Sant'Andrea Pelago.

Notes

Liens externes

Catégorie:Naissance en janvier 1871 Catégorie:Naissance à Gênes Catégorie:Décès en août 1919 Catégorie:Écrivain italien du XXe siècle Catégorie:Poète italien du XXe siècle Catégorie:Décès à Gênes Catégorie:Décès à 48 ans