vignette|Plaque Ramón Emeterio Betances, 6 bis rue de Châteaudun, Paris
Cette liste recense les principales personnalités engagées dans la lutte contre l'esclavage et la traite des Noirs. Cette liste cite sans les différencier les noms d'antiesclavagistes et d'abolitionnistes.
Afrique Mali Soundiata Keïta : Empereur du Mali (1190-1255), promulgue en 1222 la charte du Manden dont l'un des principes est l'abolition de l'esclavage.
Mauritanie Boubacar Ould Messaoud (1945-) : président de SOS Esclaves. Biram Dah Abeid (1965-) : fondateur de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste. Lemine Ould Dadde (1967-) : ancien Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe (2008-2010) et anti-esclavagiste, il a contribué au règlement du passif humanitaire et élaboré un programme d’éradication des séquelles de l’esclavage.
Amérique Brésil Pierre II, empereur du Brésil
États-Unis
Benjamin Lay (1682-1759) : quaker, ami de Benjamin Franklin. Antoine Bénézet ou Anthony Benezet (1713-1784) : Enseignant, philanthrope, quaker d'origine français John Woolman (1720-1772) : Prédicateur quaker nord-américain Samuel Cornish (1790-1859) : Journaliste, abolitionniste afro-américain vignette|redresse=0.5|Marie Weston Chapman (1806 - 1885). Charles Grandison Finney (1792-1875) Theodore S. Wright (1797-1847) : Pasteur abolitionniste afro-américain. Levi Coffin (1798-1877) : fermier et homme d'affaires quaker, "président" (informel) du chemin de fer clandestin Nat Turner (1800-1831) : esclave révolté Lydia Maria Child (1802-1880) : abolitionniste américaine Catherine White Coffin (1803-1881) : abolitionniste impliquée dans le chemin de fer clandestin William Lloyd Garrison (1805-1879) : Chef de file du mouvement abolitionniste. Il proposa, dès 1831, dans son journal The Liberator une abolition immédiate de l'esclavage Marie Weston Chapman (1806 - 1885) : Abolitionniste américaine John Greenleaf Whittier (1807-1892) : poète quaker Henry Highland Garnet (1815-1882) : esclave évadé devenu enseignant et pasteur Frederick Douglass (ca1818-1895) : né esclave, il sera le plus célèbre abolitionniste américain du vignette|redresse=0.5|Harriet Tubman (1820-1913). Harriet Tubman (1820-1913) : esclave évadée, abolitionniste afro-américaine, organisatrice et participante active d'un réseau d'évasion vers le Nord, espionne nordiste William Cullen Bryant (1794-1879) John Brown (1800-1859) : Abolitionniste américain, il sera pendu pour avoir organisé le raid à Harper's Ferry en Virginie pour permettre une insurrection des esclaves. La chanson John Brown's Body (titre original de The Battle Hymn of the Republic) devint un hymne nordiste durant la guerre de Sécession Thaddeus Hyatt (1816-1901) : Abolitionniste et industriel américain, il soutiendra l'action de John Brown au Kansas
Europe Belgique Comte Hippolyte d'Ursel (1850-1937), fondateur et secrétaire de la Société antiesclavagiste de Belgique, auteur de nombreux articles qui témoignent de sa connaissance du Congo et de l'Afrique. Capitaine Alphonse Jacques de Dixmude (1858-1928), chef des expéditions antiesclavagistes au Congo en 1891-1894. Revenu en Belgique en 1894, il jouera un rôle important lors de la Première Guerre mondiale, en tant que général-major et arrêtera les troupes allemandes devant Dixmude. Il sera anobli avec le titre de baron par le roi Albert I en 1919. Francis Dhanis (1862-1909), officier qui remporta de nombreuses victoires sur les esclavagistes au Congo. À son retour en Belgique, fin 1894, il fut anobli avec le titre de baron par le roi Léopold II. Édouard Descamps (1847-1933), professeur à l'Université catholique de Louvain, secrétaire de la Société antiesclavagiste et rédacteur de la revue de la Société, déploya une grande activité pour la colonie, contre l'esclavage et pour l'évangélisation. Il fut anobli en 1892 et reçut le titre de baron en 1904. Camille Jacmart (1821-1894), lieutenant-général, membre de la Chambre des représentants, fut le premier président de la Société antiesclavagiste belge. Édouard de Liedekerke (1831-1913) fut trésorier de la Société antiesclavagiste belge.
Espagne Bartolomé de las Casas, (1474–1566) Diego de Avendaño, (1594 à Ségovie - 1698) Francisco de Jaca (1645-1690), Missionnaire capucin au Venezuela, auteur de Resolucion sobre la libertad de los negros y sus orioginarios, persécuté et emprisonné en raison de son combat.
France
Bathilde (630-680) : ancienne esclave devenue reine des Francs Louis X (1289-1316) : roi de France, auteur de l'édit du 3 juillet 1315 interdisant le servage sur le sol de France Jean Bodin (1529-1596) Étienne de La Boétie (1530-1563) Pierre Claver (1580-1654) : jésuite catalan, missionnaire en Amérique du Sud auprès des esclaves africains, il est surnommé « l'esclave des esclaves » pour avoir consacré sa vie à la lutte contre l'esclavage ; il est béatifié puis canonisé au ; on le commémore le . Guillaume de Lamoignon, ( - ) Pierre Moreau (1620-1660) : protestant de Paray-le-Monial, qui publia en 1651, à la suite d'un voyage au Brésil en qualité de secrétaire de l'un de ses gouverneurs hollandais l'« Histoire des derniers troubles du Brésil ». Il y fustige la colonisation, y décrit les conditions de vie et de travail des esclaves et condamne l'esclavage comme une "détestable servitude". À Amsterdam, son ouvrage fut traduit en hollandais par l'éditeur et le traducteur de Spinoza. Épiphane Dunod dit Épiphane de Moirans (1644-1689) : religieux capucin qui milita contre la traite des noirs et auteur de La liberté des esclaves ou défense juridique de la liberté naturelle des esclaves. Il fut plusieurs fois emprisonné pour avoir défendu cette cause. Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) vignette|redresse=0.5|Denis Diderot (1713-1784). Denis Diderot (1713-1784) Voltaire (1694-1778) Louis de Jaucourt (1704-1780) Guillaume-Thomas Raynal (1713-1796) Étienne Clavière (1735-1793) vignette|redresse=0.5|Bernardin de Saint-Pierre - Voyage à l'Isle de France, 1773. Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814), écrivain auteur notamment de Paul et Virginie et de Empsael et Zoraïde. Jean de Pechméja (1741-1785) Nicolas de Condorcet (1743-1794) vignette|redresse=0.5|Toussaint Louverture, chef de la révolution haïtienne, 1863. Toussaint Louverture (1743-1803), esclave devenu le chef de l'insurrection haïtienne. Julien Raimond (1744-1801) André-Daniel Laffon de Ladebat (1746-1829) : Homme politique et philanthrope bordelais, lui-même fils d'un armateur négrier, il prononce en 1788 son célèbre Discours sur la nécessité et les moyens de détruire l'esclavage dans les colonies qui sera publié et lu plus tard en séance à l'Assemblée législativeDiscours lu en séance publique de l'Académie royale des sciences, belles lettres et arts de Bordeau, 25 août 1788 , et soumet son projet de Déclaration des droits de l'homme. Olympe de Gouges (1748-1793) Henri Grégoire dit l'Abbé Grégoire (1750-1831) : ecclésiastique et homme politique, il a consacré une partie de sa vie à « briser les fers des esclaves ». Il se rallie aux Tiers état et est l'un des représentants de l'extrême gauche, à l'Assemblée nationale constituante de 1789, où il réclame non seulement l'abolition des privilèges et de l'esclavage mais prône aussi le suffrage universel. Nicolas Bergasse (1750-1832) Zalkind Hourwitz (1751–1812) : émigré juif polonais durant la Révolution française, il a défendu les esclaves noirs et les Indiens d'AmériqueIl réclame l'abolition des distinctions infamantes, l'égalité de considération, de traitement et des droits pour tous, dans son essai Apologie des Juifs de 1788 (lauréat avec l'abbé Grégoire et Claude Antoine Thiery au concours de Metz). Pierre Birnbaum, Est-il des moyens de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux ?, Le Seuil, 2017, , .. Jacques Pierre Brissot (1754-1793) Gilbert du Motier, marquis de La Fayette (1757-1834) vignette|redresse=0.5|Léger-Félicité Sonthonax. Maximilien de Robespierre (1758-1794) : il s'est opposé à l'esclavage ainsi qu'à la traite négrière dès 1791. Il s'opposa seul à gauche à la constitutionnalisation de l'esclavage. En 1794, il est un des acteurs de l'abolition de l'esclavage car il a signé au moins deux ordres d'application de l'abolition au comité de salut public. Léger-Félicité Sonthonax (1763-1813) : il fut le premier abolitionniste français de l'histoire en décrétant l’abolition générale aux esclaves de la province du Nord de Saint-Domingue, avant même que la Convention ne décide à Paris l'abolition de l'esclavage dans toutes les colonies le . Louis Delgrès (1766-1802) Joseph Ignace (1769-1802) Solitude (vers 1772-1802) Joseph-Elzéar Morénas (1776-1830) : botaniste, orientaliste par passion, il fut anti-esclavagiste par conviction. Anne-Marie Javouhey (1779-1851) Benjamin-Sigismond Frossard (1784-1830) Alphonse de Lamartine (1790-1869) : poète, romancier, politicien révolutionnaire de 1848, député, sénateur. Il s'engage dans le combat pour l'abolition de la peine de mort ou dans des projets relatifs à l'assistance. Il est également l'un des protagonistes de l'abolition de l'esclavage. Théodore Géricault (1791-1828)
François-André Isambert (1792-1857) : avocat, magistrat, député, il est un des cofondateurs de la Société française pour l'abolition de l'esclavage dont il fut le secrétaire de 1834 à 1846. Un des hommes les plus engagés dans la lutte pour l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises sous la Monarchie de Juillet. Édouard Corbière (1793-1875) : marin, journaliste et écrivain. Considéré comme le père du roman maritime, son œuvre la plus connue est Le négrierLe Négrier, aventures de mer, 4 vol., 1834 (1832), roman qui se présente comme le "Journal de bord" d'un corsaire devenu sur le tard trafiquant d'esclave sur les côtes d'Afrique. Il est également l'auteur en 1823 d'un Précis sur la traite des Noirs, commerce qu’il dénonce comme . vignette|redresse=0.5|Cyrille Bissette (1795-1858). Cyrille Bissette (1795-1858) : homme politique martiniquais, il est le plus grand artisan de la seconde abolition de l'esclavage française et dénonce l'esclavage dès 1823 en Martinique. Adolphe Crémieux (1796-1880) : avocat et homme politiqueAdolphe Crémieux est connu comme l'artisan du décret Crémieux d', qui accorde la citoyenneté française aux Juifs d’Algérie., ami de l'abbé Grégoire dont il prononce l'éloge funèbre, s'implique à l'Assemblée constituante à travers des discours militants pour l'émancipation. Sophie Doin (1800-1846) : romancière et essayiste française dont les écrits ont contribué au renouveau de l'abolitionnisme en France au cours des années 1820. vignette|redresse=0.5|Victor Schœlcher (1804-1893). Victor Schœlcher (1804-1893), a consacré sa vie à la défense de la liberté des Noirs et à l'égalité entre tous les citoyens. Alexandre Gatine (1805-1864) : avocat parisien, il se consacre, dès 1831, aux causes coloniales. Il publie alors une brochure : « Pétition à la chambre des députés relative au droit dénié aux esclaves de se pourvoir en cassation ». En 1844, il s'illustre dans l'affaire Virginie où il défend une affranchie guadeloupéenne réclamant la liberté de ses enfants selon l'article 47 du Code noir. En 1848, Schœlcher le charge de préparer les projets des décrets relatifs à l'abolition de l'esclavage. Le gouvernement provisoire adopte ses décrets le et le désigne comme commissaire général de la Guadeloupe, chargé d'appliquer, sur le terrain, la politique abolitionniste. Il lui faut cinq mois pour mettre en place les structures de l'émancipation ; de retour à Paris, il édite une brochure sur la Guadeloupe. En 1864, quelques mois avant sa mort, Gatine évoque dans un poème intitulé « souvenirs d'un abolitionniste » la révolution de 1848, l'abolition de l'esclavage et son arrivée en Guadeloupe.