Acon est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie Localisation Acon est une commune du sud du département de l'Eure limitrophe de celui d'Eure-et-Loir. Elle se situe aux confins sud de la campagne de Saint-André, région naturelle formant une étendue plane et très ouverte consacrée aux grandes cultures.. Le territoire de la commune s'étend au cœur de la vallée de l'Avre, puis de part et d'autre de cette vallée, sur les plateaux environnants. À vol d'oiseau, la commune est à à l'ouest de Nonancourt., à à l'ouest de Dreux., à au sud d'Évreux. et à au sud de Rouen..

Géologie Sur les bords de l'Avre se trouvent des colluvions entourés par du limon argileux sur du limon calcaire. La pente de la vallée est composée d'argile à silex et, sur le plateau, se trouve du limon des plateaux.

Voies de communication et transports Acon est traversée par la N 12, séparant les Brûlés d'Acon, sur une rive, et le Rousset et le Mesnil d'Acon de l'autre ; la rivière Avre passe entre ces villages.

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Avre, deux bras de l'Avre. et divers autres petits cours d'eau.

L'Avre, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Tourouvre au Perche et se jette dans l'Eure en limite de Montreuil et de Saint-Georges-Motel, après avoir traversé ..Les caractéristiques hydrologiques de l'Avre sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 11:01 TU à partir des 626 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/03/1972 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'AconLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : la Grande Mare ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Laons à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Acon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,1 %), forêts (27,1 %), prairies (10,6 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), zones urbanisées (5,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Acon est attesté pour la première fois sous la forme Acun au .Dans le cartulaire de l'abbaye Saint Pierre de Chartres., puis Agon, en 1230ibidem.Dans le cartulaire d'Artois., Achon en 1234 (cartulaire du chapitre d’Évreux)Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, Genève, , ., Acom (cartulaire du Bec) et Dacon en 1242 (inventaire des titres de l’abbaye du Bec).

Selon François de Beaurepaire, Jean Adigard des Gautries et Fernand Lechanteur ont rapproché le toponyme Acon de celui d'Agon (Manche), qui pour eux, représente un hypothétique gaulois *acauno, postulé par le terme agaunum attesté dans un texte mérovingien avec le sens de « pierre », mais le maintien du [c] intervocalique pose un problèmeFrançois de Beaurepaire, op. cit., pour lui il aurait dû subir une lénition en [g], c'est-à-dire Agon, compte tenu du fait que la forme Agon de 1230 est isolée, relativement tardive et donc peu fiable.

En réalité, [c] dans cette position aurait dû aboutir à [j] (ex. : latin pacare > payer) ou s'amuïr complètement si la diphtongue [au] évolue assez rapidement en [o]<ref group="Note">L'exemple fourni par François de Beaurepaire pour expliquer l'évolution [c] > [g], c'est-à-dire le latin ăcūtus qui a donné aigu est en réalité peu pertinent, car le produit régulier en est l'ancien français ëu (conservé dans le toponyme, Le Montheu, commune de Dommartin-sous-Amance, Meurthe-et-Moselle, attesté sous les formes Mons acutus en 879, Monteu en 1298 d'après Lepage, Dictionnaire topographique de la Meurthe, Paris, 1862, b), forme trop inconsistante qui a été remplacée par l'ancien français agu qui est une réfection sur le latin. La graphie ai- (depuis le , Sermon poitevin dans T.-L.) est soit due à un croisement avec aigre (cf. sauses aigues, ibid. dans T.-L.) soit plus probablement, et de la même manière que aiguille* et aiguillon*, à l'influence de aiguiser (< lat. *acutiare) par réfection de *agudo d'après *ayguydzare in Fouché, p. 434. [http://www.cnrtl.fr/etymologie/aigu Site du CNRTL : étymologie daigu].</ref>.

C'est pourquoi Albert Dauzat et Charles Rostaing ont évoqué un thème de nom gaulois ou germanique Accon-. (seul le doublement de [c] peut expliquer son maintien à l'intervocalique).

Ernest Nègre reprend l'idée d'un anthroponyme germanique qu'il identifie sous la forme Acco(n) et employé absolumentErnest Nègre, op. cit...

Enfin, le nom de personne germanique Acco semble se retrouver dans Acquigny (à au nord d'Acon), formation toponymique de l'Antiquité tardive ou du Haut Moyen Âge, dérivée à l'aide du suffixe -INIACU, forme allongée d'-(I)ACU.

Histoire Une bourgade d'Héracléotide a porté ce nom également et Théophraste dit que l'aconit provient de la région de cette bourgade..

Du , Acon appartient aux « Terres françaises », depuis la création d'une frontière entre Normandie et Royaume de France, sur l'Avre. Le village dépend alors de la puissante baronnie du Thymerais, dirigée par les belliqueux seigneurs de Châteauneuf.

Le nom du hameau des Brûlés vient du fait que l'on installe les rescapés d'un petit village environnant qui a brûlé en haut de la vallée, devenant le village des Brûlés d'Acon''.

Ce fief est une possession de la famille d'Acon, du , qui passe, par alliance, à la famille de Tilly puis à la famille de Guenet, au , par le mariage, en 1734, de Marie-Elisabeth de Tilly et de François-Alexandre de Guenet, célébré par son frère, de Guenet, dans la chapelle du château d'Acon.

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant. :

CandidatPremier tourSecond tourVoix%Voix%Eva Joly (EÉLV)10,36Marine Le Pen (FN)7326,35Nicolas Sarkozy (UMP)9433,9416562,26Jean-Luc Mélenchon (FG)145,05Philippe Poutou (NPA)31,08Nathalie Arthaud (LO)41,44Jacques Cheminade (SP)00,00François Bayrou (MoDem)2910,47Nicolas Dupont-Aignan (DLR)72,53François Hollande (PS)5218,7710037,74Inscrits356100,00356100,00Abstentions7220,227521,07Votants28479,7828178,93Blancs et nuls72,46155,69Exprimés27797,5426594,31

Le résultat de l'élection présidentielle de 2017 dans cette commune est le suivant. :

CandidatPremier tourDeuxième tour%Voix%Voix Nicolas Dupont-Aignan (DLF)5,2615 Marine Le Pen (FN)28,778248,67110 Emmanuel Macron (EM)20,633355,3278 Benoît Hamon (PS)1,755 Nathalie Arthaud (LO)0,351 Philippe Poutou (NPA)0,702 Jacques Cheminade (SP)0,351 Jean Lassalle (RES)1,755 Jean-Luc Mélenchon (LFI)15,7945 François Asselineau (UPR)1,755 François Fillon (LR)27,0277 Inscrits 100,00 100,00Abstentions 17,48 24,07Votants 82,52 75,93Blancs 0,69 12,08Nuls 0,35 2,64Exprimés 98,96 85,28

Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal d'Acon, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..

Une seule liste, menée par Christophe Blin, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 45,51 %.. Christophe Blin est élu maire le .La liste officielle des maires du département de l'Eure en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons..

Liste des maires

Démographie

Culture locale et patrimoine vignette|La nécropole dolménique des Prés d'Acon.

Lieux et monuments La commune d'Acon compte deux édifices inscrits au titre des monuments historiques : L'église Saint-Denis () .. Située au lieu-dit les Prés d'Acon, cette église se compose d'un seul vaisseau couvert par une voûte en bois et se termine par une abside à trois pans. Elle possède une courte flèche au-dessus du portail occidental. Après les destructions occasionnées par la guerre de Cent Ans, l'édifice a été reconstruit au en deux fois : la première tranche de travaux, datant de 1514, concerne la nef et la deuxième, vers 1540, le chœur. Il est à noter que des peintures murales datant de la fin du ont été partiellement dégagées dans ces deux parties de l'église ; La nécropole dolménique des Prés d'Acon''' (Néolithique moyen) .. Il s'agit d'une sépulture mégalithique de l’époque néolithique située au milieu d’une prairie dans la vallée de l’Avre. Le site s’étend sur une longueur de .

Patrimoine naturel ZNIEFF de type 1 Le bois de Breux . ; La côte du Voisinet . ;

ZNIEFF de type 2