« » désignait en France à partir du , une personne qui exerçait la profession médicale sans le titre de docteur en médecine.
Ce titre désignait aussi les médecins militaires en tant qu'officiers de service de santé selon un sens qui est progressivement sorti de l'usage. et qui est source d'une certaine confusion.
Historique Les décrets des et relatifs vont créer un corps d'officiers de santéDécret.. Le texte précise qu
Cette disposition très ., mais qui a aussi permis la pratique de la médecine sans distinction de diplôme., va induire une confusion au sein de la population et faire progresser la désertification médicale des campagnes et le charlatanisme..
La loi du 19 ventôse () va remettre de l'ordre et crée deux niveaux dans les professions de santé : celui des médecins et chirurgiens diplômés de la Faculté et celui des officiers de santé, appelés "second ordre". Ce dernier grade était ouvert à des praticiens qui ne possédaient pas le baccalauréat mais qui avaient fait valider leur pratique par un jury départemental remplacé ensuite par un jury universitaire.. Cette loi de 1803 relative à la médecine est un compromis entre l’Ancien Régime et la RévolutionOlivier Faure "Officiers de santé" dans Hervé Guillemain (dir.), DicoPolHiS, Le Mans Université, 2020.
Ils ne purent, jusqu’en 1855, pratiquer la médecine que dans le département où ils avaient reçu leur diplôme..
Ils n’avaient pas le droit d’effectuer certains actes et ne pouvaient pas avoir accès aux fonctions de médecin hospitalier ou d’expert.
L’officiat de santé fut aboli en 1892 - c'est le cas dès les années 1870 en Moselle annexée par l'Allemagne, même si les officiers de santé déjà en exercice ont pu continuer à exercer, le dernier étant mort en 1902. On continua d'utiliser le terme chez les militaires.
Personnages célèbres
Émile Bégin (1802-1888), officier de santé, lui-même fils d'un officier de santé, puis médecin et historien. Jean-Baptiste Marc Bourgery (1797-1849), élève de Laennec, officier de santé, puis médecin et anatomiste célèbre. Toussaint Bravard (1808-1871), député du Puy-de-Dôme de 1848 à 1849. Pierre Bretonneau (1778-1862), officier de santé, maire de Chenonceaux, puis médecin célèbre. Marius Cazeneuve (1839-1913), aventurier, magicien-prestidigitateur. François-Joseph Cazin (1788-1864) considéré comme . Dorothée Chellier (1860-1935), première femme médecin de l'Algérie française entre 1895 et 1899. Louis Dugès, mari de Marie Jonet, sage-femme et fille de sage-femme, et père de Marie-Louise Lachapelle, sage-femme célèbre. Pierre Durand, (1820-1878), député du Rhône de 1876 à 1878. Guillaume Marie André Ferrus (1784-1861) avant de soutenir sa thèse de médecine en 1804. Édouard Grimaux (1835-1900), avant de devenir médecin en 1865. Denis Jourdanet (1815-1892), officier de santé, avant de devenir médecin en 1846. François-Michel Lantrac (1760-1848), médecin, révolutionnaire, refusé comme médecin, mais devint (temporairement) un officier de santé. Jean-Baptiste Lelièvre (1819-1886), député d'Ille-et-Vilaine de 1885 à 1886. René Primevère Lesson (1794-1849), avant de devenir pharmacien et chirurgien. Joseph-François Malgaigne (1806-1865), petit-fils d'un chirurgien, fils d'un officier de santé, officier de santé, puis chirurgien. Ladislas-François Mirbeau, père d'Octave MirbeauPortail multilingue de la Société Octave Mirbeau.. Victor Noyer (1795-1860) avant de soutenir sa thèse de médecine. Odilon Lannelongue (1840-1911), médecin et chirurgien, fils d'un officier de santé. Paul Jean Rigollot, petit-fils d'un officier de santé, inventeur du « papier Rigollot », cataplasme à base de farine de moutarde (sinapisme). Nicolas Saucerotte (1741-1814), médecin, père de deux officiers de santé, qui devinrent ensuite dentistes des tsars. Philippe-Charles Schmerling (1790-1836), avant de devenir médecin en 1825. Marcellin Simonnet (1824-1894), député de l'Allier de 1881 à 1889. Eustache-Louis-Joseph Toulotte (1773-1860), écrivain et militant révolutionnaire. Charles-Émile Troisier (1844-1919), médecin, professeur agrégé de médecine, fils d'un officier de santé. Louis René Villermé (1782-1863), formé comme officier de santé, promu chirurgien aide-major dans l'armée avant de devenir finalement médecin. François-Auguste Vinson (1791-1851), officier de santé, puis médecin, homme politique et poète.
Personnages de fiction Charles Bovary, le mari de Madame Bovary dans le roman de Gustave Flaubert, est un officier de santé. Sylvain Sahut, dans le roman intitulé L'Écureuil des vignes de Jean Anglade, devient officier de santé.
Bibliographie . . Olivier Faure, Contre les déserts médicaux, les officiers de santé en France (1ere moitié XIXe siècle), Tours, PUFR, 2020, 282 p. . . Olivier Faure, Les Français et leur médecine au , Belin, 1993, 317 p.
Notes et références
Liens externes Olivier Faure "Officiers de santé" dans H.Guillemain (dir.), DicoPolHiS, Le Mans Université, 2020.
Catégorie:Médecin français du XIXe siècle