Mondoubleau est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Localisée au nord du département, la commune fait partie de la région du Perche, région naturelle accidentée composée de vallons, de plateaux, de collines, de crêtes et de vallées. Avec une superficie de en 2017, la commune fait partie des les moins étendues du département.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est toutefois recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 8 en 1988, à 5 en 2000, puis à 0 en 2010.

Ses habitants s'appellent les Mondoubleautiers et Mondoubleautières.

Le patrimoine architectural de la commune comprend cinq bâtiments portés à l'inventaire des monuments historiques : le château de Mondoubleau, inscrit en 1926, le manoir de Rocheux, inscrit en 1948, les fortifications, inscrites en 1926, une maison à pans de bois, inscrite en 1935, et une maison du , inscrite en 1948. Géographie Localisation et communes limitrophes { "type": "ExternalData", "service": "geoline", "ids": "Q751785", "properties": { "fill": "#fc3", "stroke": "#ac6600"

La commune de Mondoubleau se trouve au nord du département de Loir-et-Cher, dans le Perche... À vol d'oiseau, elle se situe à de Blois., préfecture du département, à de Vendôme., sous-préfecture, et à de Savigny-sur-Braye, chef-lieu du canton du Perche dont dépend la commune depuis 2015.. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Mondoubleau.

Les communes les plus proches sont. : Cormenon (), Choue (), Baillou (), Saint-Marc-du-Cor (), Rahay ()(72), Le Temple (), Saint-Agil (), Souday () et Valennes () (72).

La ville se trouve dans la région naturelle du Perche. Elle est la capitale du Perche Vendômois, (Territoire se trouvant au nord de la rivière du Loir au sein de l'arrondissement de Vendôme).

Hydrographie

La commune est drainée par la Grenne (), le Parc et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de de longueur totale..

La Grenne traverse la commune en s'écoulant de l'est vers l'ouest. D'une longueur totale de , elle prend sa source dans la commune de La Chapelle-Vicomtesse (Loir-et-Cher) et se jette dans la Braye à Sargé-sur-Braye (Loir-et-Cher), après avoir traversé .. Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en première catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon)..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Choue à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....

Urbanisme Typologie Au , Mondoubleau est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (96,8 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (11,6 %), cultures permanentes (0,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,4 %), prairies (3,5 %), forêts (65,2 %), milieux à végétation arbustive ou herbacée (0,7 %), zones urbanisées (1 %), espaces verts artificialisés non agricoles (0,5 %), zones industrielles et commerciales et réseaux de communication (1,7 %), eaux continentales (0,5 %).

Planification

redresse|vignette|L'église Saint-Denis.

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT des Territoires du Grand Vendômois, approuvé en 2006 et dont la révision a été prescrite en 2017, pour tenir compte de l'élargissement de périmètre...

En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'un plan d'occupation des sols approuvé, un plan local d'urbanisme était en révision.. Par ailleurs, à la suite de la loi ALUR (loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) de , un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la Communauté de communes des Collines du Perche a été prescrit le ..

Habitat et logement

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Mondoubleau en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (7,7 %) par rapport au département (18 %) et à la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 60,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (60,3 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

+ Le logement à Mondoubleau en 2016. Mondoubleau. Loir-et-Cher. France entière. Résidences principales (en %)75,774,582,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)7,7189,6

Logements vacants (en %)16,67,58,1

Risques majeurs

Le territoire communal de Mondoubleau est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique : le transport de matières dangereuses, ...

Risques naturels

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse.. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques..

Risques technologiques

Le risque de transport de marchandises dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, ..

Toponymie Mons Dublelli au . Montdoubleau en 1801.

Histoire

La ville a été l'ancien diocèse de Chartres. Mondoubleau est aussi une ancienne ville fortifiée, dont le château fut construit dans la première moitié du au point le plus haut par Hugues Doubleau (d'où le nom). Un monastère bénédictin dont elle était le siège fut détruit au . Elle possédait aussi une maladrerie dont la chapelle a été détruite en 1737.

Hugues DoubleauHugues Doubleau : (vers 950/970-1030/1040 ?). Son surnom pourrait signifier rusé, trompeur, qui double autrui ; ou qui est soumis à plusieurs liens de vassalité, puisqu'il dépendait des comtes de Chartres et Châteaudun, du Maine, de Vendôme ? Son origine n'est pas connue. On a utilisé l'onomastique (étude des prénoms de ses enfants) tout en regardant l'environnement féodal et géographique de Mondoubleau (comtés du Maine, du Perche = Mortagne et Nogent, de Vendôme, de Chartres et de Dunois, vicomté de Châteaudun), pour lancer des hypothèses : d'après Medieval Lands, il aurait eu huit enfants, deux Eudes/Odon, Hugues, Hervé, Geoffroy, Giselbert, Gérard, Emmeline (ce prénom vient des Fulchérides vicomtes de Chartres puis de Vendôme : famille de sa femme Adèle). On l'a assimilé à un fils d'Hugues III comte du Maine de la famille des Hugonides, frère d'Eveille-Chien, à tel point qu'on affuble aussi ce Hugues du sobriquet de Doubleau : mais ce serait une confusion, car il semble d'une génération plus jeune qu'Hugues Doubleau, même s'il meurt jeune avant lui et avant son père le comte Hugues III, vers 1013 ? Mais les prénoms Geoffroy, Hugues, Hervé, évoquent effectivement l'alliance des deux anciennes familles rivales des comtes du Maine : les Rorgonides et les Hugonides, depuis le mariage du comte Hugues Ier ; et on les retrouve chez leurs descendants les comtes de Mortagne. On a aussi voulu en faire un parent (ou même un fils, mais les dates ne semblent pas fonctionner) de Bodon de Nevers comte de Vendôme, pour expliquer le prénom de son fils et successeur (Eudes/Odon assimilé à Bodon), les prénoms Hugues et Giselbert pouvant se trouver dans la famille maternelle de Bodon... Par ailleurs, rappelons qu'à cette époque, les comtes de Blois, de Chartres et de Dunois (Châteaudun) s'appellent Eudes Ier et II, et qu'on trouve les prénoms Hugues et Emma dans leur famille. A défaut de trancher, on dira simplement qu'Hugues Doubleau était, avec des liens de parenté possibles, un fidèle et un vassal de son contemporain le comte Hugues III du Maine, aussi du comte de Blois, et aussi des comtes ou vicomtes de Vendôme (et de 1016 à 1056, le comte de Vendôme est, en partie ou totalement, le comte d'Anjou !)..., fondateur du château de Mont-Doubleau vers 1010 (avec l'autorisation du comte Eudes II comte de Blois, Chartres, Châteaudun/Dunois,Tours, et de Champagne) et de la famille seigneuriale de ce nom, était parent des Fulchérides (famille Le Riche) vicomtes de Vendôme, au moins par son mariage avec Adèle Le Riche, fille de Foucher et petite-fille du vicomte Fulcrade.. Les descendants d'Hugues Doubleau seront d'abord ses fils : < Hugues (II) archidiacre de Vendôme ; et Eudes/Odon (certains auteurs les disent issus d'un premier mariage d'Hugues et non pas d'Adèle ?).