Année 1914 Juin

Assassinat à Sarajevo de l'archiduc autrichien François-Ferdinand et de son épouse par Gavrilo Princip lors d'une visite.

Juillet

L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie ; bombardement de Belgrade.

Le bureau de l'Internationale socialiste se réunit à Bruxelles pour définir sa position face à la crise.

Mobilisation générale en Russie. Mobilisation générale en Autriche-Hongrie dans la nuit du 30 au .

Le gouvernement belge décrète la mobilisation générale. Le dirigeant socialiste français Jean Jaurès, favorable à la paix, est assassiné par Raoul Villain. Les pacifistes perdent leur meilleur leader.

Août

Août, Pologne : Le socialiste Józef Piłsudski organise et prend la tête des légions de volontaires polonais qui combattront aux côtés des Austro-hongrois. En Pologne russe, les nationaux-démocrates et leur chef Roman Dmowski, hostiles aux empires centraux, s'allient à la Russie contre la promesse de l’unité et de l’autonomie de la Pologne au sein de l’Empire russe.

L'Allemagne déclare la guerre à la Russie. Mobilisation générale en Allemagne.

Mobilisation générale en France. Pénétrant par les ponts de Wasserbillig et de Remich, le Luxembourg est envahi par les troupes allemandesLe Panorama de la guerre de 1914 - 1914 Fascicule 3. Ultimatum allemand contre la Belgique, en vue d'utiliser le territoire belge pour attaquer la France. Signature de l'alliance militaire secrète entre l'Allemagne et la TurquieJean-Jacques Becker, Gerd Krumeich, La grande guerre, une histoire franco-allemande, Paris, Tallandier, 2013..

L'Allemagne déclare la guerre à la France. Premier bombardement aérien à Lunéville. Les troupes allemandes pénètrent en Belgique par la région d'Aix-la-Chapelle. Le roi des Belges lance un appel à la France et à la Grande-Bretagne, invoquant le traité de 1831 qui garantit la Belgique contre toute invasion et/ou annexion. Un bataillon allemand pénètre en France et détruit la station d'HomécourtLe de chasseurs à pied pendant la guerre 1914-1918

En Belgique : les forts de Liège appuyés par l'armée belge combattant dans les intervalles se défendent avec acharnement. Le Royaume-Uni répond favorablement à l'appel du roi Albert de Belgique et déclare la guerre à l'Allemagne après la violation par les troupes allemandes de la neutralité belge prescrite par un traité que l'Allemagne vient de renier en le traitant de « chiffon de papier » . La France répond favorablement à l'appel du roi des Belges, Raymond Poincaré président de la République française appelle à l'Union sacrée devant les deux chambres parlementaires qui votent les crédits de guerre à l’unanimité. Les députés allemands sociaux-démocrates, majoritaires, votent à l’unanimité les crédits de la guerre au Reichstag malgré leurs engagements contre la course aux armements.

Début des massacres de civils belges par les troupes allemandes

L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie. Les troupes françaises font une offensive par le sud de l'Alsace.

Thann, sous domination allemande depuis 1871, est occupée et devient, jusqu'à la fin de la guerre, la capitale d'une portion de territoire alsacien redevenue française.

Les Français poursuivent l'offensive vers Mulhouse qui est reprise par les Allemands deux jours plus tard. Union sacrée en Russie : la Douma vote les crédits de guerre. Division des socialistes (ralliement à l’Union sacrée, internationalisme, défaitisme).

La France déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie.

Mobilisation générale en Russie.

Victoire de l'armée belge dans une bataille de cavalerie où les Belges sont appuyés par de l'infanterie. C'est une bataille d'arrêt, la bataille de Haelen, au bord de la Gette qui permet de sauver le gros de l'armée belge en retraite vers la place forte d'Anvers où elle possède ses approvisionnements en munitions et en vivres.

En Lorraine, début de la Bataille de Morhange.

Création de l’Office des matières premières de guerre en Allemagne dirigée par Walter Rathenau, président d'AEG.

Prise de Liège par les troupes allemandes, la ville n'étant plus défendue après la chute des forts.

Offensive russe en Prusse-Orientale. Victoire allemande à la bataille de Stalluponen.

Les troupes allemandes entrent à Bruxelles. En Alsace, les Français reprennent l'offensive autour de Mulhouse et se rencontrent à Dornach. Échec de la percée française en Lorraine (19-). Les et armées se replient derrière la Meuse. Woodrow Wilson, président des États-Unis d'Amérique, proclame la neutralité de son pays dans le conflit.

Échec allemand sur le front russe à Gumbinnen face aux troupes du général Paul von Rennenkampf. Massacre d'Andenne, en Belgique, où les troupes allemandes ravagent la ville, tuant et blessant des centaines de civils. Chute des forts de Namur. À la suite de quoi, l’armée belge du sud ne pouvant rejoindre le corps belge principal se replie sur la France tandis que le gros des Belges continue à reculer tout en combattant pour gagner la place forte d'Anvers.

La France perd la bataille des Frontières (21-23 août). Lors de la contre-attaque à Morhange, la armée française du général Auguste Dubail et la armée française du général de Castelnau sont contraintes au repli. Début de la Bataille de Charleroi. Bataille des Ardennes : repli de la armée française du général de Langle de Cary.

Massacre de Tamines, en Belgique, où les troupes allemandes ravagent la ville, tuant et blessant des centaines de civils. Bataille de Rossignol : bataille de rencontre entre des unités françaises et allemandes, se concluant par une victoire allemande et par la quasi destruction d'une des divisions du corps colonial français. Elle s'inscrit dans la bataille des Frontières.

Massacre de Dinant, en Belgique, où les troupes allemandes ravagent la ville, tuant et blessant des centaines de civils. Fin de la Bataille de Charleroi : repli de la armée française du général Charles Lanrezac. Bataille de Mons : repli des troupes britanniques.

Échecs autrichiens de Conrad von Hötzendorf sur le front serbe dans les monts Cer. Bataille de la trouée de Charmes Bataille de Gerbéviller 24 août 1914 : bataille de Gerbéviller Début de la Grande Retraite

Première sortie de l'armée belge du camp retranché d'Anvers, retenant allemands avec une importante artillerie de siège, soulageant ainsi la pression sur l'armée française suivant le rôle assigné par le général Joffre à l'armée belge.

Repli des Alliés sur le Grand-Couronné au nord-est de Nancy. Massacre de Louvain, en Belgique, où les troupes allemandes ravagent la ville, tuant et blessant des centaines de civils. Bataille de Rozelieures. Fin de la bataille de Lorraine qui se termine par un statu quo.

Bataille de Tannenberg : les Allemands stoppent l'offensive russe (fin le 31 août). Poursuite de la retraite de l'aile gauche française. Constitution de la armée française du général Maunoury placée au Nord-Est de Paris, à l'extrême gauche du dispositif allié. Le général Gallieni nommé gouverneur de Paris. Démission du gouvernement français présidé par René Viviani qui forme un ministère de Défense Nationale. L'Union sacrée se concrétise en France par l'entrée des socialistes au gouvernement avec Delcassé aux Affaires étrangères et Millerand à la Guerre. Capitulation des troupes coloniales allemandes à Kamina au Togo.

Début du siège de Maubeuge. Saint-Quentin est envahie malgré la défense de la ville par les Pépères du 10e régiment d'infanterie territoriale qui se replient sur Jussy.

Bataille de Guise : La armée française du général Lanrezac fait face à l'aile droite allemande et évite aux troupes britanniques d'être encerclées. Les et brigades de cavalerie du corps expéditionnaire britannique repoussent les allemands qui cherchent à s'emparer du pont de Jussy. La voie ferrée dans Chauny est détruite et l'ensemble des ponts sont minés.

Le gouvernement français quitte Paris menacée par l'avancée allemande et s'installe à Bordeaux laissant la capitale sous le gouvernement militaire du général Gallieni.

Premier bombardement de Paris par des avions Allemands dans le but de terroriser les Parisiens.

Les Franco-Britanniques franchissent la Marne. L'aile droite allemande, armée du général von Kluck et armée du général Bülow, atteint Compiègne et La Fère. Les Allemands sont signalés à Roye et Noyon, à proximité de Senlis.

Septembre Septembre : Les sous-marins allemands (U-Boot) font de grands ravages au sein des navires de la flotte alliée. 1er et 2 septembre : Nouveau bombardement de Paris et de sa banlieue par des avions Allemands. 3 septembre : Offensive russe en Galicie orientale : prise de Lvov (Galicie autrichienne). Von Kluck passe la Marne à Château-Thierry avec son aile gauche. Le général Lanrezac est remplacé au commandement de la armée par le général Franchet d'Espèrey. 4 septembre : L'armée allemande occupe Reims. le général Gallieni réquisitionne les taxis parisiens pour le transport des troupes. Le général Gallieni donne l'ordre au général Maunoury, commandant de la armée de se porter le lendemain au nord de Meaux pour attaquer le flanc droit de la I armée du général von Kluck. Convention de Londres entre les gouvernements de Grande-Bretagne, de France et de Russie. 5 septembre : Deuxième sortie de l'armée belge d'Anvers. 6 septembre : Première bataille de la Marne, menée par Maunoury, von Kluck ramène sa droite au nord de la Marne. Les Anglais et Franchet d'Espèrey le suivent. 7 septembre : von Kluck replie son centre sur l'Ourcq. Une brèche se forme entre lui et la armée de von Bülow. Von Kluck doit faire face à Maunoury sur sa droite, à Franchet d'Espèrey sur sa gauche. von Bülow est attaqué au centre et sur sa droite par Franchet d'Espèrey et menacé sur son aile gauche par la armée de Foch. 8 septembre : Victoire allemande des lacs Mazuriques en Pologne sur les Russes, qui confirme la victoire allemande de Tannenberg (Stębark) (fin le 15 septembre). Les Russes se replient vers la frontière russo-allemande originelle. Maubeuge est prise par les troupes allemandes. Les Russes écrasent les Autrichiens à Lemberg (fin le 12 septembre). Siège de Przemysl, occupation de la Galicie orientale jusqu’au San et contrôle des cols des Carpates par l'armée russe en octobre. 9 septembre : Le général von Moltke ordonne la retraite des armées de l'aile droite allemande et l'arrêt de l'offensive contre le Grand-Couronné où Castelnau résiste depuis le 5. 10 septembre au 13 septembre : Retraite générale des armées allemandes jusqu’à l’Aisne, la Vesle et la Suippe. 14 septembre au 24 septembre : Campagne de Nouvelle-Guinée (1914): débarquement australien. 16-17 septembre : Infiltration d'un commando allemand en Normandie. 23 septembre : 74 civils sont fusillés à Gerbéviller. 27 septembre : Nouveau bombardement de Paris et de sa banlieue par des avions Allemands. 28 septembre : Siège d'Anvers. Après la chute des deux ceintures fortifiées entourant la ville à distance, les troupes allemandes commencent l'attaque du noyau urbain.

Octobre 1 au 9 octobre : Bataille d'Arras 3 octobre : Un premier contingent canadien (de ) est mobilisé pour aller se battre en Europe. 4 octobre : Publication en Allemagne du Manifeste des 93 qui montre le soutien univoque des intellectuels allemands à la politique impériale. 5 octobre : Premier duel aérien de la guerre près de Reims : un biplace Aviatik allemand est abattu à la mitrailleuse par des Français à bord d'un avion Voisin. 8 octobre : Nouveau bombardement de Paris et de sa banlieue par des avions Allemands. 9 octobre : L'armée belge se retire d'Anvers. Les derniers forts de la rive gauche, protégeant la retraite vers la côte, succombent un à un. 11 octobre : Nouveau bombardement de Paris et de sa banlieue par des avions Allemands. 16 octobre : Secteur Vosges-Alsace, fin de la bataille du Linge débutée le 20 juillet. 19 octobre :