Le titre de marquis de Santa Fe de Guardiola (en espagnol, marqués de Santa Fe de Guardiola) est un titre nobiliaire espagnol créé en 1691 par le roi en faveur de Juan de Padilla y Guardiola (1643-1691), gouverneur et capitaine général de Nouvelle-Andalousie.

Réhabilité à deux reprises par et le général Franco, le titre marquisal est détenu depuis 1957 par un membre de la maison de Bourbon par le biais d’un héritage féminin.

Liste des marquis de Santa Fe de Guardiola Création Le titre est créé le par le roi en faveur de don Juan de Padilla y Guardiola, gouverneur et capitaine général de Nouvelle-Andalousie.

Juan de Padilla y Guardiola Pacheco de Guzmán (baptisé à Séville le , mort à Mexico le ), premier marquis de Santa Fe de Guardiola (du au ), fils de Juan Pacheco de Padilla y CastejónGabriel Medina Vílchez, República de Motril: Historia cronológica de Motril y los motrileños, 616 ; Juan Ildefonso de Padilla y Gómez de Arratia (né à Saint-Domingue le , mort le à Mexico), fils du précédent, deuxième marquis de Santa Fe de Guardiola (du au ) ; José Gregorio de Padilla y Estrada (né à Mexico le , mort le ), fils du précédent, troisième marquis de Santa Fe de Guardiola (du au ) ; José de Padilla y Gómez de Cervantes (1737-1792), fils du précédent, quatrième marquis de Santa Fe de Guardiola (du à 1792) María Ana de Padilla y de la Cotera (1774-????), fille du précédent, cinquième marquise de Santa Fe de Guardiola (de 1792 à sa mort).

Dans Estudios genealógicos (1902), au sein d’une section consacrée aux marquis de Santa Fe de Guardiola, Ricardo Ortega y Pérez Gallardo remonte jusqu’au onzième marquis, un certain José Javier Cervantes y Ozta. Néanmoins, dans la Gaceta de Madrid, aucun décret royal ne permet de définir la succession à la mort de María Ana de Padilla y de la Cotera (bien que néo-andalou, créé dans la grandesse de Castille, le titre relève du roi d’Espagne dans sa position de fons honorum).

Période transitoire Après une précédente publication dans la Gaceta de Madrid (du ), le , la direction générale des Contributions déclare une nouvelle fois que le titre de marquis est vacant. Près de dix ans plus tard, le , le nouveau directeur général, Francisco Luis de Retes, indique que don Manuel de Medinilla y Orozco n’a pas satisfait à l’impôt de succession du titre ; le marquisat est de nouveau déclaré vacant (), puis supprimé (résolution du ).

Conformément à l’article 4 du décret royal du , la direction générale des Contributions avertit une nouvelle fois de la vacance du titre marquisal, le . Cette fois-ci, un certain José de Medinilla y Orozco sollicite les administrations du ministère de la Grâce et de la Justice ; le président de l’audiencia de Grenade en informe le demandeur par le biais d’un ordre royal, le . Toutefois, aucun décret royal ne l’institue marquis.

Première réhabilitation D’après le décret royal sur concession et réhabilitation de titres et grandesses d’Espagne, daté du , une proposition de réhabilitation du marquisat de Santa Fe de Guardiola est présentée par Cristóbal Roca de Togores Pérez del Pulgar Aguirre Solarte y Ramírez de Arellano, en . Le titre est officiellement réhabilité en sa faveur par un décret royal d’, le . Mais, souhaitant réhabiliter le titre en faveur de sa fille, le nouveau marquis obtient d’un décret royal du la caducité de la concession nobiliaire.

Cristóbal Roca de Togores Pérez del Pulgar Aguirre Solarte y Ramírez de Arellano (1882-1954), sixième marquis de Santa Fe de Guardiola (du au ).

Seconde réhabilitation Le , au nom de sa fille, María de las Angustias Pérez del Pulgar y Alba, le sixième marquis sollicite une nouvelle fois le ministère de la Grâce et de la Justice pour réhabiliter le titre en la faveur de cette dernière. La réhabilitation est légalement obtenue par le décret royal du .

María de las Angustias Pérez del Pulgar y Alba (née à Valladolid le , morte dans la même ville, le ), fille du précédent, septième marquise de Santa Fe de Guardiola (du au ).

Même si le décret permettant la seconde réhabilitation cite explicitement la descendance de la septième marquise comme pouvant lui succéder, il est nécessaire à l’aîné de ses enfants de demander aux instances du ministère une validation de la succession. Ainsi, Alberto Enrique de Borbón y Pérez del Pulgar s’adresse au sous-secrétariat du ministère de la Justice en ce sens, le . Également sollicitée par les frères Rafael et Federico Fernández de Bobadilla y Campos, et par Javier de Cervantes Anaya, l’administration convoque ceux-ci avec Alberto Enrique pour qu’une voie soit choisie quant à la succession au titre. Finalement, l’aîné des enfants de la défunte devient marquis par le décret du du général Franco. Don Alberto Enrique exprime par la suite le souhait de céder le titre à son fils aîné le ; la cession est actée par l’ordre 26108 du

Alberto Enrique de Borbón y Pérez del Pulgar (né à Séville le , mort à Madrid le ), fils de la précédente, huitième marquis de Santa Fe de Guardiola (du au ), troisième duc de Santa Elena (1960-1995) ; Alfonso de Borbón y Sanchiz (né à Madrid le ), fils du précédent, neuvième marquis de Santa Fe de Guardiola (depuis le ), quatrième duc de Santa Elena (depuis 1995).

Bibliographie

Notes et références

Articles connexes Maison de Bourbon (Espagne) Liste des marquis et ducs de Santa Elena

Catégorie:Titre de noblesse espagnol