Courbehaye (anciennement prononcé comme Corbaille.), est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Elle fait partie d'une zone écologique protégée du réseau Natura 2000, formant le corridor vert de la vallée de la Conie. C'est une zone importante pour la conservation des oiseaux.

Géographie Situation Localisation Courbehaye est située dans la région naturelle de Beauce dunoise, dans le sud du Bassin parisien.

Elle est située à d'Orgères-en-Beauce, à au sud-ouest de Janville-en-Beauce, à à l'est de l'abbaye Saint-Florentin de Bonneval, à au nord-est de Châteaudun (chef-lieu d'arrondissement), à au sud de Chartres (préfecture du département d'Eure-et-Loir) et à au nord-ouest d'Orléans (préfecture de la région Centre-Val de Loire). Courbehaye est à au sud du point zéro des routes de France (Paris-Notre-Dame).

Village, hameaux et lieux-dits Les lieux d'habitation sur la commune sont Rognon, Moronville, Ménainville, Courbehaye, Ormoy, Villepéreux, Cornières.

Quatre-vingt-deux toponymes sont identifiés sur le territoire de la commune :

Le lieu-dit Moulin de Mongé est à la limite de la commune d'Orgères-en-Beauce. La Croix de Sainte-Colombe marque la limite territoriale de la commune avec Fontenay-sur-Conie et Orgères-en-Beauce. Le lieu-dit Buisson d'Ormoy est dans la commune de Fontenay-sur-Conie.

Communes limitrophes Courbehaye est inséré dans un maillage de villages et hameaux, espacés de 3 à , qui quadrillent le territoire agricole et forment un espace social élargi.

À vol d'oiseau entre clochers d'églises, les communes les plus proches de Courbehaye sont : Baignolet (), Cormainville (), Sancheville (), Fontenay-sur-Conie (), Orgères-en-Beauce (), La Folie-Herbaut (), Bazoches-en-Dunois (), Neuvy-en-Dunois (), Fains-la-Folie (), Guillonville (), Nottonville (), Villars (Eure-et-Loir) (), Villiers-Saint-Orien (), Varize (), Loigny-la-Bataille (), Péronville (), Pré-Saint-Évroult (), Voves (), Terminiers (), Lumeau (), Patay ().

Voies et communications Chemin de randonnée Un itinéraire de randonnée traverse la commune, de Villepéreux à Ormoy, en provenance du lieu-dit la Frileuse d'Orgères-en-Beauce et à destination de Fontenay-sur-Conie.

Voies routières La commune est traversée à l'ouest par la route de grande circulation D 935 de Chartres à Patay, reliant Sancheville et Cormainville.

La commune est accessible au sud par la route de grande circulation D 927 de Châteaudun à Janville-en-Beauce, reliant Varize à Orgères-en-Beauce, via Cormainville. Cette route est décalée au nord du tracé d'une voie romaine , aussi appelée .

La commune est desservie par les routes départementales D 132 et D. 57. La route D 132 est entre Bullainville, Cormainville et Fontenay-sur-Conie via Moronville et Ormoy. La route D 357 entre Cormainville et Auffains ou La route D 357 7 relie Moronville, Courbehaye et Ormoy et atteint la route D 927.

Desserte ferroviaire La ligne de Chartres à Orléans a une gare à Orgères-en-Beauce, à du bourg de Courbehaye et à du hameau d'Ormoy.

Hydrographie

La commune est traversée par la Conie, affluent du Loir. Le bras de la Conie provenant de Fontenay-sur-Conie traverse tout d'abord le hameau d'OrmoyC'est par référence à l'arbre orme que provient le nom Ormoy - ., poursuit ensuite son cours au sud du bourg de Courbehaye, rejoint Nottonville et conflue avec un autre bras de la rivière.

La forme du territoire de la commune de Coubehaye suit la vallée et le lit de la rivière Conie. { "type": "ExternalData", "service": "geoline", "ids": "Q1141836", "properties": { "fill": "#fc3", "stroke": "#ac6600"

Faune, flore et fonge Faune À Courbehaye, la faune sauvage est celle présente dans la vallée de la Conie ou provenant du plateau de Beauce. Y sont chassés le lièvre, le lapin, le chevreuil et le sanglier, les perdrix grises et perdrix rouges, les vanneaux, cailles, pluviers guignards, faisans et canards. En outre, l'écosystème céréalier attire les hirondelles, les mulots et autres petits rongeurs. On y trouve notamment des coléoptères carabiques rares., la chauve-souris murin de Daubenton et l'ascalaphe ambré..

Dans le milieu humide voisin de la Conie, on trouve des oiseaux nicheurs : sarcelle d'été, busard des roseaux, busard Saint-Martin, râle d'eau, phragmite des joncs. , ainsi que des tritons, salamandres et grenouilles. La Conie poissonneuse fournit aussi des écrevisses, planorbarius corneus et limnées.

Végétation L'occupation végétale des sols comprend : les zones boisées, les zones humides avec les roseaux et herbacées du lit de la rivière, les , fourrés, , , les terres arables.

La phytosociologie identifie principalement les massette à larges feuilles, jonc arqué, fétuque roseau, aristoloche clématite, oseille, laiteron des marais, cornifle submergé, menthe aquatique, utriculaire commune, avoine des prés, avoine élevée, trèfle blanc, crételle des prés, arabette sagittée, prunellier, merisier, ronce, framboisier, pommier, cardoncelle, iris pseudacorus, orchis bouffon, orchis bouc, orchis pyramidal, orchis verdâtre, ophrys araignée, ophrys mouche, coronilla minima, brunelle à grandes fleurs....

La récolte des rouches (graminée du genre des phragmites ou roseaux des marais) dans la Conie est une activité historique d'hiver. Elle était utilisée comme fourrage à bestiaux et comme couverture des habitations.

Site Natura 2000 Le territoire de Courbehaye fait partie d'un réservoir de biodiversité, dans un corridor écologique formé par le cours de la rivière Conie.

Courbehaye fait partie du site Natura 2000 de la « Beauce et vallée de la Conie ».. Elle a été classée zone de protection spéciale (ZPS) au titre de la directive oiseaux par arrêté du 4 mai 2007.. L'intérêt du site repose essentiellement sur la présence en période de reproduction des espèces caractéristiques de l'avifaune de plaine : œdicnème criard (40-45 couples), alouettes (dont 25-40 couples d'Alouette calandrelle, espèce en limite d'aire de répartition), cochevis, bruants, perdrix grise (population importante), caille des blés, mais également les rapaces typiques de ce type de milieux (Busards cendré et Saint-Martin)Site Natura 2000 n° FR2410002 - Beauce et vallée de la Conie - fiche descriptive..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Guillonville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Courbehaye est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (91,1 %), zones humides intérieures (4,9 %), forêts (4,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat

Les rouches (roseaux de la Conie), mis en bottes, ont longtemps servi pour la toiture des fermes. Par ailleurs, on y trouve la massette à larges feuilles, un roseau Risques majeurs Le territoire de la commune de Courbehaye est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Conie. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Courbehaye. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines, chapitre Mouvements de terrain.. L'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 18,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 25 sont en aléa moyen ou fort, soit 29 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie Attestations anciennes