Le château de Noaillac est un château situé sur la commune du Penne-d'Agenais, dans le département de Lot-et-Garonne . Le hameau se trouve à environ 2,5 km à l'est du bourg, au nord de la D 661 en direction de Dausse, dont il est proche (le chemin qui y mène commence dans cette commune).
Historique Une tour de style roman a dû être édifiée à la fin du ou du premier quart du . Elle n'est visible que de l'intérieur du château dans lequel elle a été encastrée. Le château de Noaillac n'est pas cité dans les hommages du . Les membres de la famille de Noaillac ou Noalhac cités dans les textes sont apparentés aux familles Paga.
L'ostal de Noaillac est cité en 1416 comme possession d'Arnaud Bayle. C'est probablement à cette époque que la salle voûtée a été construite à côté de la tour.
Ao , le château est une co-seigneurie par les familles de Bonal et de Latour. Charles de Montpezat est seigneur de la terre de Noaillac. Il a rendu hommage au roi le des châteaux et châtellenie de Montpezat, Linias, Aiguillon, Pressas, Dolmayrac et terre de Noaillac avec ses appartenances dans la juridiction de PenneDe La Chesnay-Desbois et Badier, Dictionnaire de la noblesse, tome 3, , chez Schlesinger frères, Paris, 1864 (lire en ligne). Sa sœur, Esther de Montpezat, mariée à Hélie de Bonal, en hérite à sa mort. Son fils, Jean de Bonal, est seigneur de Noaillac, Bonal-la-Roquette et la Tour de LascombesNote : La famille de Bonal en Agenais revendique Pierre de Bonal ou Bonald, évêque de Sarlat, comme étant l'oncle de Jean de Bonal. Cependant, dans une note dans Les chroniques de Jean Tarde, , il est indiqué que les familles de Bonald de Montignac et de Bonal en Agenais n'avaient pas les mêmes armoiries. Les deux familles peuvent avoir une origine commune non connue (lire en ligne). Yon de Bonal rend hommage au roi François le pour ses terres de Noaillac, Bonal-la-Roquette et LaTour de Lascombes.
Cette présence de coseigneurs peut expliquer la construction d'une seconde résidence à l'intérieur de l'enceinte castrale dans les premières années du . En même temps, l'ancien château est agrandi avec la construction d'une tour d'escalier à vis, avec un nouveau logis ajouté contre le donjon. Ces travaux semblent terminés avec la construction de la chapelle castrale en 1530. Dans la seconde moitié du , la famille de Latour a regroupé l'ensemble du château au profit de Jean de Latour.
En 1572, Antoine de Latour vend le château à Antoine de Ladugie. Sa fille unique, Catherine de Latour, se marie en 1587 avec le capitaine huguenot Jean de Vivans, fils de Geoffroy de Vivans. La seconde résidence est délaissée et des travaux importants sont faits dans la première résidence à la fin du et les premières décennies du . Un nouveau logis est construit englobant la tour romane. Leur fils, Pierre de Vivans, marié avec Marie Daussy, meurt avant 1656. Leur fille, Anne de Vivans de Noaillac, s'est mariée en 1656 avec Jean de Vivans, sieur de Launay, décédé le , sans descendance. Henri de Vivans, son frère, brigadier de cavalerie, sieur de Launay, de Saint-Christau, seigneur de Noaillac est appelé le marquis de Vivans. Il s'est marié en 1655 avec Suzanne de Capvert, décédée en 1704. Leur fils Jean de Vivans, lieutenant général des armées du roi, est créé marquis de Noaillac par lettres de janvier 1696Lettres enregistrées au parlement de Bordeaux (AD13, 1B33, f° 43) ; Éric Thiou, Dict. des Titres (2003), p 182., et meurt en 1719. Il est marié à Louise de Meuves (1678-1730) dont il a une fille unique, Suzanne-Marie de Vivans (1702-1772), marquise de Noaillac, mariée en 1722 (ou le 7 janvier 1726)Voyez Woelmont de Brumagne, Notices généalogiques 8-383 ss. avec Pierre-Antoine de Jaucourt (1687-1780), marquis de Chantôme en Orléanais.
Le , Bernard Dedieu (de Dieu), Ecuyer, Conseiller Secrétaire du Roy, contrôleur en la chancellerie près de la cour des Aides de Guyenne, seigneur de la baronnie de Samazan, acheta le château à Armand de Jaucourt (ndlr : dont je possède le parchemin original de l'acte d'achat). Décédé en 1788 à Saint-Domingue...(Richard Louvigny).
Pendant la Révolution, Noaillac est racheté par Nicolas de Neymet, originaire de Hautefage la Tour. Le château restera dans cette famille jusqu'en 1952.
Le cadastre de 1830 montre qu'il n'y a pas eu d'adjonctions depuis cette date.
Le monument a été inscrit au titre des monuments historiques depuis le .
Description Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Gilles Séraphin, Cahors et la vallée du Lot, , Éditions Études & Communication (Guides tourisme et patrimoine), Cahors, 1990 Frédéric Berthault, Alain Beschi, Olivier Ferullo, Jean-Philippe Maisonnave, Hélène Mousset, Vallée du Lot. Confluences en Lot-et-Garonne, , Le Festin, Bordeaux, 2007 Hervé Bouillac, Les châteaux et maisons fortes du canton de Penne et leurs seigneurs (XIè - XVIè s.), , Revue de l'Agenais, 2002, tome 129
Articles connexes Liste des châteaux de Lot-et-Garonne Liste des monuments historiques de Lot-et-Garonne Penne-d'Agenais
Liens externes
Visites en Aquitaine : château de Noaillac
Noaillac Catégorie:Monument historique en Lot-et-Garonne Catégorie:Monument historique inscrit en 1990 Catégorie:Lot-et-Garonne au Moyen Âge Noaillac