Koudougou, appelée Nando par les gourounsi en langue lyele, est une ville du Burkina Faso, la troisième en population après Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, également préfecture et chef-lieu du département et la commune urbaine de même nom et de la Province du Boulkiemdé, et la capitale de la région du Nando. L'emblème de la ville est le baobab. il est surnommé la cité du cavalier rouge.

Situation géographique vignette|alt=plan de koudougou|gauche|Localisation de Koudougou. Située sur le plateau mossi à à l’ouest de Ouagadougou, la ville est reliée par la voie ferrée (depuis 1952) à la capitale burkinabè à l'est et à la capitale ivoirienne Abidjan au sud-ouest, en passant par Bobo-Dioulasso. La RN 13 au sud mène à la ville de Sabou et au nord vers Yako. La RN 21 se dirigeant vers le nord-ouest mène à Réo et la RN 14 allant vers l'ouest mène à Dédougou.

Avant la communalisation intégrale du pays, la superficie de la ville est passée à environ (en incluant les nouvelles zones baties sur l'ancien espace rural périphérique ayant donné naissance aux nouveaux secteurs de la ville ou les ayant agrandis). Les limites de la commune (aujourd'hui beaucoup plus étendue que les secteurs de la ville seule), se confondent pratiquement avec celles du département et la superficie atteint en y incluant les autres villages environnant la ville et les derniers espaces non urbanisés qui les séparent encore dans le département et qui sont encore hors de la compétence communale. L'agglomération urbaine s'étale sur 15 km et 15 villages sont rattachés à la ville.

Le climat y est de type soudano-sahélien.

Les principales ethnies représentées sont les Gourounsi (premiers occupants de la région) et les Mossi.

Voir aussi la .

Histoire Créée au , son histoire serait liée à celle de deux chasseurs.

Bassanga Yaméogo, originaire de Piella, un village de la Sissili, serait arrivé par le sud à la suite d'une dispute avec son frère aîné qui lui reprochait d'avoir volé sa poule. C'est en suivant un iguane que Bassanga et sa famille auraient découvert une mare où ils purent se désaltérer. L'animal qui les guida devint, par la suite, le totem de ses descendants. C'est à l'emplacement actuel de la Direction provinciale de l'environnement et du tourisme que Bassanga et ses proches se seraient installés et c'est là qu'il mourut et fut enterré. Un jour qu'il partit à la chasse il découvrit une autre hutte. Un autre chasseur s'était installé dans les environs. Ce chasseur était originaire de Guimba et serait venu par le nord. Après les salutations d'usage, les deux hommes commencèrent à se quereller pour savoir qui des deux avait été le premier occupant des lieux. Afin de se départager, ils décidèrent d'examiner les toitures de leurs huttes respectives. Après examen, la hutte de Bassanga s'avéra être la plus vieille, il était donc le premier occupant des lieux. L'autre chasseur accepta les résultats et parti s'installer à Goaghin qui deviendra plus tard le quartier Dapoya lors de l'expansion de la ville. Les descendants du chasseur malheureux, occupent toujours le quartier Dapoya, actuel secteur 1. Ils portent le patronyme Zongo et ont pour totem le serpent noirSite officiel de Koudougou..

vignette|alt=carriole rue de Koudougou|gauche|Ruines du palais du Lallé Naaba.

Une autre version raconte que la ville fut fondée par Tégsoba Toogré, originaire de Dapelgo de l’Oubritenga. Il aurait quitté sa région originelle à la suite d'histoires de succession. Arrivé sur place il rencontra un vieil homme qui avait été abandonné là par ses frères. Le vieil homme offrit l'hospitalité à Tégsoba. Quelque temps plus tard, les frères du vieil homme, revenus à de meilleurs sentiments, passèrent le chercher. Mais le vieux refusa de les suivre leur disant qu'il était désormais installé dans « l'ancien endroit » (kugdo en mooré). L'expression resta et devint le nom de la localité..

En 1910, sous l'administration coloniale française, Koudougou devient un poste administratif, puis un chef-lieu de cercle en 1919, et enfin, elle acquiert le statut de commune en . Toutefois ce n'est qu'en 1995 que le premier maire est élu démocratiquement. En effet avant cette date la ville est administrée successivement par des commandants de cercle (voltaïque depuis l'indépendance) puis des sous-préfets-maires (de 1974 à 1984) et enfin des administrateurs civils exerçant la fonction de préfet-maire (de 1984 à 1995).

Organisation administrative vignette|alt=plan de koudougou|Découpage sectoriel de Koudougou. Depuis 1984, la ville compte dix secteurs administratifs (arrondissements) et à cette date les quartiers existants de Dapoya, Issouka, Goodin, Sogpélsé et Bourkina sont supprimés. Pourtant les appellations historiques de ces anciens quartiers restent utilisées par les habitants auxquels peuvent être ajoutés les quartiers plus périphériques de Nayalgé, Zinguédéguin, Zakin, Séguétin, Zanguétin et Marigot entrés dans les limites de la ville à la suite de l'expansion de cette dernière.

Depuis 1995 la ville est dirigée par un maire élu au suffrage universel indirect. mandat 1995-2000 2000-2006 2006-2011 2011-2012 2012-20142014 - 20162016 - à nos jours Maire Emmanuel Zoma (CDP) Jeannette K. Yameogo (UNDD) Seydou K. Zagré (CDP) M'Bi Alexis Yameogo (CDP-intérim) Jérome Zoma (CDP)K Laurent KontogomMoctar Maurice Zongo (MPP)

Jumelages 1972 1992 1992 2004

Économie vignette|alt=carriole tirée par un âne|Carriole tirée par un âne sur une piste de Koudougou en revenant des champs. vignette|alt=marché de Koudougou|Marché de Koudougou.

+ Répartition des différentes branches d'activités par sexe Branche d'activité hommes femmes ensemble Agriculture 86,3 89,7 88,1 Transformation 1,1 3,7 2,5 BTP 1,2 0,0 0,6 Commerce 2,7 3,1 3,0 Transport et télécoms 0,4 0,1 0,2 Services marchands 3,8 1,4 2,5 Autres services 4,4 2,0 3,1

+ PLB (Produit Local Brut) par secteurs Secteur Pourcentage valeur en millions de FCFA Primaire 9,5 1 661 Secondaire 24,2 4 246 Tertiaire 66,3 11 608 TOTAL 100 17 515

Faso Fani C'est à Koudougou que le président Thomas Sankara avait choisi d'installer le siège de la société de textile d'état Faso Fani (1960). Malheureusement cette société a disparu en 2001 (.). Elle avait pour but de mettre en valeur la culture et le savoir-faire burkinabè face aux entreprises étrangères, surtout européennes.

Transports

Liaisons ferroviaires vignette|alt=gare de Koudougou|Gare de Koudougou. La gare de Koudougou offre la ligne d'Abidjan à Ouagadougou, desservie trois fois par semaine par des trains voyageurs Sitarail.

Liaisons routières Une demi-douzaine de sociétés de cars de transports desservent la ville et la relient principalement à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

À l'occasion de la célébration de la fête de l'indépendance (fête nationale), le , une vaste opération de bitumage s'est déroulée au cours de l'année 2012 avec le prolongement du goudron sur la route nationale 14 en direction de Dédougou. Une grande place a également été créée à l'ouest de la ville au secteur 9 pour accueillir les festivités.

Le bitumage de la route nationale 21 en direction de Réo ainsi que celui de la route nationale 13 en direction de Sabou sont prévus pour le courant de l'année 2013.

En 2013, une gare routière destinée à accueillir les sociétés de transport et les camions routier, est en voie d'achèvement.

Circulation intra-urbaine vignette|alt=carriole rue de Koudougou|Rue dans le centre-ville. Même si le parc automobile se développe, le moyen de locomotion privilégié reste, comme dans tout le pays, le deux roues.

Le poumon commercial de la ville c'est le marché central de , inauguré en . Il est le fruit de la coopération entre l’Agence suisse de développement et de coopération (SDC) et le Programme de développement des villes moyennes du gouvernement du Burkina Faso. Construit en terre stabilisée (matériau traditionnel de construction) il s'intègre parfaitement à l'espace urbain qui l'entoure. Le projet a d'ailleurs été primé au prix Aga Khan d'architecture en 2007Koudougou sur archi-mag.

Évolution démographique vignette|alt=évolution démographique de la ville|Évolution démographique de la ville. Année 1936 1952 1960 1970 1985 1990 1995 2006 2012 Population 15920 8700 25000 31000 51670 62000 73300 88184 91981

La croissance démographique de la ville est de 3,4 % par an.. Il peut être noté une baisse significative de la population jusqu'en 1952 due à une forte migration volontaire vers la Gold Coast ainsi qu'une migration forcée pour le recrutement de main d'œuvre vers les plantations de Côte d'Ivoire et pour l'Office du NigerAmady Aly Dieng, Walf Fadjiri - Ce qui a rendu l'alternance impossible au Burkina Faso, éditions Karthala, Paris, 2006.

+ Répartition de la population dans les dix secteurs de la ville : Secteur Population 2003Données démographiques du RGPH de 2003 sur le site de l'institut de la statistique du Burkina Faso. 2006. . Secteur 1 Secteur 2 Secteur 3 Secteur 4 Secteur 5 Secteur 6 Secteur 7 Secteur 8 Secteur 9 Secteur 10 Total

Éducation Il existe de nombreuses écoles privées couvrant les différents cycles scolaire et deux établissements publics, le « Provincial » assurant les classes du CP1 à la terminale et le « Municipal ». En 2007-2008, le taux brut de scolarisation primaire est de l'ordre de 79,2 % avec un taux d'admission au cours préparatoire année (CP1) de l'ordre de 94,5 %,un taux brut de scolarisation au secondaire de 20,3 % soit un taux d'admission en de 26,1 %.

En 1996 est créée l'École normale supérieure de Koudougou (ENSK). Celle-ci est dissoute en 2005 pour laisser sa place à l'Université de KoudougouSite officiel de l'Université de Koudougou. En novembre, 2024, une crèche permettant d'accueillir les jeunes enfants des étudiantes, a été ouverte. C'est la première du genre au Burkina Faso.

En 2012, un centre de formation professionnelle a ouvert ses portes et en 2017 Burkina institute of technology a été créée.

Santé

La ville dispose de son propre centre hospitalier régional (CHR), l'hôpital de l'Amitié. Celui-ci fonctionne en coopération avec Taïwan qui a installé une mission médicale attenante à l'hôpital et qui fournit à l'hôpital des médecins bénévoles. La ville possède également deux centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA), cinq Centres de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) – dans les secteurs 5, 7, 8, 9, 10 –, un dispensaire isolé Carte sanitaire 2010, Ministère de la Santé, consulté le 12 décembre 2018. ainsi que trois formations sanitaires confessionnelles. On trouve également, en sortie de ville sur la N14, le centre Oasis, qui possède ses propres blocs opératoires et salles de consultation.

Culture

Établissements culturels La ville possède un théâtre, le Théâtre populaire de Koudougou (le TP), où se déroulent les grands évènements culturels de la ville. Ainsi, chaque année, le festival culturel baptisé les « Nuits atypiques de Koudougou »Site officiel des Nuits atypiques de Koudougoua vu le jour en 1996 avec pour promoteur Koudbi Koala , où se mêlent concerts et débats autour des enjeux environnementaux ou citoyens, y prend ses quartiers. L'évènement a lieu généralement entre la dernière semaine de novembre et la première semaine de décembre.

Le Village Laafi est un centre multidisciplinaire dont la vocation est d’appuyer le développement socio-économique de la ville et de ses environs. Situé dans la province du Boulkiemdé, Région de Nando du Burkina Faso,  Ses activités sont organisées au tour de 3 grands axes : l’éducation et la sensibilisation, le soutien à l’économie locale et la lutte contre la pauvreté par l’insertion professionnelle, et la promotion du numérique et de la culture.Aussi, aux personnes de mener leurs différentes activités dans les salles de conférence, de répétition… Le Village Laafi participe à promouvoir la culture Burkinabè à travers une troupe artistique nommé » BÉONERÉ ».

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