La (en occitan : carrièra del Salvatge) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France. Cette rue, particulièrement étroite, est réputée pour sa statuette naïve représentant un « sauvage » d'Amérique, connu comme l'« homme armé », qui lui a donné son nom.
Situation et accès Description La rue de l'Homme-Armé est une voie publique. Elle se trouve au sud du quartier des Carmes. Elle appartient au site patrimonial remarquable de Toulouse.
Cette rue très étroite, longue de et large de seulement , naît perpendiculairement à la rue des Moulins. Après , elle oblique à droite et se termine en rejoignant la rue des Moulins. Elle s'élargit à ce carrefour, formant une petite place, désignée au comme la place du Sauvage.
La chaussée ne compte qu'une seule voie de circulation automobile en sens unique. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
Voies rencontrées La rue de l'Homme-Armé rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Rue des Moulins Rue des Moulins
Transports La rue de l'Homme-Armé n'est pas directement desservie directement par les transports en commun du réseau Tisséo. Elle se trouve cependant à proximité immédiate de la rue des Couteliers, parcourue par la navette . Elle est également proche de la place Auguste-Lafourcade, où se trouve la station Palais-de-Justice de la ligne de métro , et des allées Jules-Guesde, où se trouve le terminus de la ligne de tramway , et où marquent également l'arrêt les lignes de Linéo et de bus . À l'ouest, l'avenue Maurice-Hauriou est desservie par la ligne de bus .
Les stations de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches sont les stations (18 place du Salin) et (1 avenue Maurice-Hauriou).
Odonymie La rue de l'Homme-Armé tire son nom d'une auberge du Sauvage, établie dans la rue à la fin du (actuels et 18, et rue des Moulins). C'est le propriétaire de l'auberge, Peyronet Delfau, qui fit sculpter, comme enseigne, un « sauvage », c'est-à-dire un Indien, armé d'une massue. Ce n'est qu'au que le nom devint rue de l'Homme-ArméChalande 1913, ..
Au , la rue portait le nom de rue où-sault-l'ort-des-Minorettes, car le jardin du couvent de sœurs clarisses (actuel Institut catholique, rue de la Fonderie) y était adossé (actuels à 15)Salies 1989, vol. 1, .. C'est au que la rue prit le nom de rue du Sauvage, à cause de l'auberge à l'enseigne du Sauvage, établie depuis la fin du . Désignée au comme la rue de l'Homme-Armé, elle reçut aussi, avec la rue du Château (actuelle rue du Moulin-du-Château), le nom de rue de la Roquette, à cause du port voisin du même nomSalies 1989, vol. 2, .. En 1794, pendant la Révolution française, la rue est pour quelques mois renommée rue BienfaitriceSalies 1989, vol. 1, ..
Histoire Moyen Âge et période moderne Au Moyen Âge, la rue de l'Homme-Armé dépend du capitoulat de la Dalbade. Du côté sud, les maisons ne sont que les issues des maisons de la rue de Comminges (actuelle rue des Moulins). Du côté nord, une partie de la rue (emplacement des actuels à 15) est occupée par le jardin du couvent des clarisses – l'ort de las minoretas en occitan (actuel Institut catholique, rue de la Fonderie). Les terrains en sont vendus, au , à des particuliers qui y élèvent leurs demeures, tel Antoine Lalière, maître chandelier (emplacement de l'actuel )Chalande 1913, ..
La rue de l'Homme-Armé forme un quartier original avec les rues de Comminges et de la Hache, qui s'organise autour de la petite place au carrefour de ces trois rues, désigné comme la place de Comminges, la place des Tavernes et, après le , la place du Sauvage. On trouve effectivement des tavernes et des auberges à chacune des portes qui donnent sur cette placeChalande 1913, ., comme l'hôtellerie du Sauvage (actuel , et rue des Moulins)Salies 1989, vol. 1, .. Il existe dans la rue une autre auberge, connue comme l'auberge du Tessou, c'est-à-dire du Porcelet (en occitan : tesson, « porcelet », « cochon de lait »), à cause du surnom de son propriétaire (emplacement de l'actuel )Salies 1989, vol. 2, ..
À côté de cette population, les hommes de loi se font plus nombreux, à cause de la proximité du parlement : procureurs, huissiers, greffiers, avocats, notaires. Progressivement, les maisons en corondage disparaissent (actuels et 16), cédant la place aux immeubles de brique au cours du (actuels et 23) et du (actuels , 13 et 15 ; , 14 et 18). La maison Coutet, intégrée par la suite dans l'hôtel aménagé pour Salomon de Galien, avocat au parlement (actuel ), témoigne de ces nouvelles constructions de la première moitié du Éclache 2006, ..
Époque contemporaine Au cours du , la plupart des maisons sont restaurées et les façades sont réalignées, certaines sont entièrement rebâties (actuels et 11 ; , 6 et 10) sans que la largeur de la rue s'en voie modifiée. Tout au long du , des opérations immobilières font reculer l'habitat insalubre par la construction de nouveaux immeubles (actuels et 25).
Patrimoine et lieux d'intérêt 18 : immeuble. L'immeuble est construit au , à l'emplacement de l'auberge du Sauvage, face au carrefour que la rue de l'Homme-Armé forme avec la rue des Moulins et la rue de la Hache. À l'angle de ce carrefour est conservée la statuette de l'enseigne de l'auberge du Sauvage, sculptée à la fin du ..
23 : maison Coutet ; hôtel Galien (ou Margastaud). C'est une simple maison en corondage qui est achetée en 1610 par le marchand Michel Coutet, qui possède une maison voisine, dont l'issue se trouve dans la rue de la Fonderie (emplacement de l'actuel ). En 1611, il fait rebâtir par le maître-maçon Jean Mespoul la maison sur la rue de l'Homme-Armé. Le rez-de-chaussée est maçonné en brique, tandis que les étages sont en pan de bois. La porte, voûtée en plein cintre, possède une agrafe en pierre sculptée des monogrammes IHS et AM, et qui porte la date 1611. Les deux bâtiments sur les rues de la Fonderie et de l'Homme-Armé sont ensuite acquis par Salomon de Galien, avocat au parlement. Il achète vers 1646 un troisième immeuble sur la rue de la Fonderie. C'est probablement à cette date qu'il fait élever un hôtel particulier sur la rue de la Fonderie et maçonner en brique les étages de la maison de la rue de l'Homme-Armé. L'ensemble passe ensuite à Vincent de Margastaud, avocat au parlement..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, , tome I, Toulouse, 1913, . Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 . Michèle Éclache, Demeures toulousaines du : sources d'archives (1600-1630 environ), coll. Méridiennes, CNRS/Université Toulouse-le Mirail, Presses universitaires du Midi, Toulouse, 2006 (lire en ligne).
Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des hôtels particuliers de Toulouse
Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
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