François Asselineau (Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.), né le à Paris, est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Énarque, il entre à l'Inspection des finances en 1985 puis mène une carrière de haut fonctionnaire qui le conduit à exercer dans différents cabinets ministériels sous les gouvernements de droite des années 1990 et, entre 2004 et 2006, le poste de délégué général à l'intelligence économique au ministère de l'Économie et des Finances. En parallèle, il est cadre du Rassemblement pour la France et l'indépendance de l'Europe (RPF) puis du Rassemblement pour l'indépendance et la souveraineté de la France (RIF) et siège au Conseil de Paris de 2001 à 2008, élu sur la liste de Jean Tiberi.

En 2007, il fonde l'Union populaire républicaine (UPR), qui milite pour la sortie de l'Union européenne, de la zone euro et de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN). Ce parti est décrit par de très nombreux observateurs comme souverainiste, antiaméricain et conspirationniste. La nuance politique attribuée par le ministère de l'Intérieur aux listes et candidats de l'UPR aux élections depuis 2014 est « divers », tandis que le parti se présente comme étant en dehors du clivage droite-gauche. François Asselineau est quant à lui couramment situé à droite, voire à l'extrême droite. Parfois rattaché au gaullisme, il assume cette étiquette et se présente également comme un opposant au Rassemblement national.

Cherchant à se faire connaître sur Internet par le cybermilitantisme, François Asselineau et ses militants mènent également une insistante démarche de lobbying auprès des grands médias et de Wikipédia au point que cette action a pu être décrite comme un .

Après avoir échoué à se présenter à l'élection présidentielle de 2012, il est candidat à celle de 2017 et recueille des voix. Il échoue à nouveau à se présenter à l'élection présidentielle de 2022, faute de parrainages suffisants.

Famille et vie privée

François Asselineau est le fils de Pierre Asselineau, ingénieur à Gaz de France, et de Lucienne Gadille.. Il a un frère aîné, Denis, et une sœur cadette, FabienneWho's Who in France, dictionnaire biographique, 1992-1993. Éditions Jacques Lafitte 1992, renseignements concernant Pierre Asselineau.. Marié à une universitaire., il a deux enfants. Passionné par l'Asie et l'Océanie, il parle le japonais..

Parcours professionnel Études Il est diplômé d'HEC Paris en 1980 et de l'École nationale d'administration (ENA) en 1985., deuxième de la promotion Léonard-de-Vinci..

Carrière de haut fonctionnaire

Il est inspecteur des finances dans les cadres de 1985 à 1989 portant nomination (inspection générale des finances)., chargé de mission à la direction générale du Crédit national. de 1989 à 1991 et chef du bureau Asie-Océanie à la direction des relations extérieures économiques au ministère de l'Économie et des Finances de 1991 à 1993.

Il quitte l'Inspection générale des finances en détachement pour travailler comme haut fonctionnaire au sein de plusieurs ministères français.. À partir de 1993, il est tour à tour conseiller pour les affaires internationales de Gérard Longuet puis de José Rossi au ministère de l'Industrie (1993 à 1995) portant nomination au cabinet du ministre., directeur de cabinet de Françoise de Panafieu au ministère du Tourisme dans le premier gouvernement Juppé. portant nomination au cabinet du ministre., puis chargé de mission au cabinet d'Hervé de Charette au ministère des Affaires étrangères de 1996 à 1997.

Il réintègre l'Inspection générale des finances en 1997, après la dissolution de l'Assemblée nationale, et devient inspecteur général des finances en 2001. Il est directeur de cabinet de Charles Pasqua au conseil général des Hauts-de-Seine de 2001 à 2004..

Le , il est nommé délégué général à l'intelligence économique au ministère de l'Économie et des Finances par Nicolas Sarkozy.. Sa délégation est chargée de , et d'anticiper les décisions étrangères .. Selon Christian Harbulot, directeur de l'École de guerre économique, ..

D'après le journaliste d'investigation Yvan Stefanovitch, François Asselineau fait partie des inspecteurs généraux des finances , et ..

Parcours politique Débuts Pour Gaël Brustier, François Asselineau ..

François Asselineau indique avoir et .. Il rapporte avoir été alors et révulsé par la . L'Opinion écrit qu'.. En 1999, il rejoint le Rassemblement pour la France et l'indépendance de l'Europe (RPF), le mouvement fondé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers : il est membre du bureau national, directeur des études et porte-parole du parti.

Lors des élections municipales de 2001 à Paris, il est tête de liste dans le , inscrit sur la liste de Jean Tiberi. Le Monde diplomatique relève que . Élu au Conseil de Paris, il siège d'abord parmi les non-inscrits. Pendant deux ans, de 2004 à 2006, il est membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP).. et rejoint le groupe de ce parti au Conseil de Paris. puis en démissionne en 2006 pour rejoindre de nouveau les non-inscrits. Il précise alors que si Françoise de Panafieu, présidente du groupe UMP, est , il quitte l'UMP .. En 2007, il intègre au Conseil de Paris le nouveau groupe baptisé « Paris libre », qui se veut détaché de toute affiliation partisane..

Anti-européen revendiqué, il sera également quelques mois membre du Rassemblement pour l'indépendance et la souveraineté de la France (RIF), dont il intègre le comité directeur en .. Il indique avoir quitté le RPF et le RIF parce qu' . Selon L'Obs, la rupture avec le RIF découle aussi du fait que François Asselineau refusait un rapprochement avec le Front national..

Fondateur et président de l'UPR

thumb|redresse|François Asselineau .

Le , François Asselineau fonde, à l'occasion du cinquantième anniversaire du traité de Rome, un nouveau parti politique, l'Union populaire républicaine (UPR), qu'il préside depuis lorsÀ ne pas confondre avec l'ancien parti politique du même nom (Union populaire républicaine), fondé en 1919 et dissous en 1946.... François Asselineau affirme que l'UPR n'a aucun emprunt bancaire afin de n'être ..

Débuts électoraux de son parti

Dans un premier temps, François Asselineau rejette la participation de l'UPR aux scrutins locaux, ce qui reviendrait selon lui à , janvier 2011..

Lors des élections municipales de 2008, François Asselineau tente sans succès de présenter une liste dans le ...

Le , lors du congrès national de l'UPR à Nogent-sur-Marne, François Asselineau annonce sa candidature à l'élection présidentielle française de 2012.. Il ne parvient cependant pas à obtenir les parrainages nécessaires (Le Monde indique qu'il a reçu .).

En 2013, il se présente à la législative partielle de la troisième circonscription de Lot-et-Garonne.. Lors de ce scrutin, qui est le premier auquel concourt l'UPR, les partisans de François Asselineau se montrent très présents sur le terrain et diffusent leurs tracts dans toute la circonscription.. Il obtient finalement 0,58 % des suffrages exprimés (, douzième position sur dix-sept candidats)Résultats du premier tour, site de la préfecture du Lot-et-Garonne.. Jérôme Schrepf, journaliste de La Dépêche du Midi, estime qu' . Il reçoit le soutien de Nicolas Dupont-Aignan qui vante les liens entre l'UPR et son parti Debout la République ou .

Lors des élections européennes de 2014, François Asselineau recueille 0,58 % des voix () dans la circonscription Île-de-France., et son parti recueille 0,41 % des suffrages sur le plan national ()..

Élection présidentielle de 2017 thumb|Logo de campagne officiel de François Asselineau pour l'élection présidentielle de 2017.|alt=Logo de campagne de François Asselineau : il est écrit en bleu "Asselineau 2017 /", les derniers caractères reproduisant les couleurs du drapeau français. thumb|redresse|Affiches de François Asselineau avec le slogan . S'étant déclaré candidat à l'élection présidentielle de 2017., François Asselineau obtient 587 parrainages., ce qui lui permet de faire figure de .. Il est alors crédité de 0,5 à des voix dans les sondages.... Il se targue de . et déclare être candidat , ..

Il présente son programme lors d'une allocution de à la Plaine Saint-Denis, le .. Le Monde souligne que .. Il se fait connaître durant la campagne présidentielle en citant régulièrement des articles des traités européens et les grandes orientations des politiques économiques de la Commission européenne, qui témoigneraient selon lui de l'abandon de la souveraineté française au profit des institutions européennes..

Lors du débat télévisé réunissant la totalité des candidats, il se distingue en citant la Constitution française, les traités de l'Union européenne, et en critiquant les emprunts bancaires des candidats favoris.. Il précise que son parti n'a contracté aucun crédit et propose que les partis politiques ne puissent plus se financer auprès des banques, estimant que .. Un sondage visant à déterminer quel candidat a été perçu comme le plus convaincant lui attribue 3 % des suffrages.. Les Décodeurs du Monde mettent en cause un , et en particulier certaines affirmations de François Asselineau. Ce dernier déclare notamment à cette occasion que les traités européens poussent à la privatisation des services publics : selon Les Décodeurs, François Asselineau confond privatisation et libéralisation, cette dernière correspondant à la mise en concurrence des services publics avec des entreprises privées, à l'intérieur de secteurs d'activité précis (les services postaux, l'électricité et le gaz, le transport aérien) auparavant tous monopolistiques. Aussi, François Asselineau présente les grandes orientations des politiques économiques (GOPÉ) de la Commission européenne comme des directives que la France doit suivre impérativement, mais Les Décodeurs affirment qu'il s'agit de recommandations, non contraignantes. François Asselineau affirme également que la contribution nette de la France au budget de l'Union européenne (la contribution française à l'Union européenne diminuée des dépenses européennes accordées à la France) est de 9 milliards d'euros, alors que le calcul de cette contribution donne un résultat maximum de 6,1 milliards selon Les décodeurs.. Ce chiffre est confirmé par RTBF, qui estime que de toute façon, le type de calcul proposé par Asselineau, purement comptable, a un intérêt limité. Ces contributions permettent en effet de faire progresser l'économie des pays les plus faibles, et ceux-ci sont alors susceptibles d'acheter du matériel aux pays les plus forts, ce qui, selon RTBF, complexifie l'équation simpliste d'Asselineau..

Le , interviewé sur le plateau de CNews par Olivier Galzi, il est remarqué pour avoir perdu ses nerfs et s'être emporté contre le journaliste. Annonçant qu'il souhaite faire construire un deuxième porte-avions pour la Marine nationale, il se montre incapable d'en communiquer le coût de construction et s’énerve, déclarant : ...

Le , il recueille , soit , et se classe en neuvième position sur onze..

Échéances électorales postérieures à l'élection présidentielle François Asselineau se présente dans la circonscription de la Seine-Saint-Denis, où il a réalisé à l'élection présidentielle l'un de ses meilleurs scores, à savoir 2,02 % des suffrages.. Il y obtient , soit 2,82 % des suffrages exprimés ( position sur 11)..

Au niveau national, l'UPR réalise 0,67 % des suffrages et ne parvient pas à obtenir le financement public, dépassant les 1 % des suffrages dans sur les .. François Asselineau avait dépassé 1 % dans 159 d’entre elles lors de l'élection présidentielle...

alt=|vignette|François Asselineau lors de la campagne pour les élections européennes de 2019. Il est en tête de la liste UPR, intitulée « Ensemble pour le Frexit », aux élections européennes de 2019.. Sa liste arrive en treizième position, avec 1,17 % des suffrages..