Livarot-Pays-d'Auge est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de Population municipale , légale en .. Elle est créée le par la fusion de vingt-deux communes, sous le régime juridique des communes nouvelles. Les communes d'Auquainville, Les Autels-Saint-Bazile, Bellou, Cerqueux, Cheffreville-Tonnencourt, La Croupte, Familly, Fervaques, Heurtevent, Livarot, Le Mesnil-Bacley, Le Mesnil-Durand, Le Mesnil-Germain, Meulles, Les Moutiers-Hubert, Notre-Dame-de-Courson, Préaux-Saint-Sébastien, Sainte-Marguerite-des-Loges, Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, Saint-Michel-de-Livet, Saint-Ouen-le-Houx et Tortisambert deviennent des communes déléguées.
Géographie
Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Touques, la Vie, la Monne, le ruisseau des Terres Noires, l'Aubette, le ruisseau du Moulin, le ruisseau d'Oeurre, le ruisseau de Castillon, un bras de la Touques, le fossé 02 du Bourg, le Val Raquet, le cours d'eau 01 des Houlettes, le fossé 02 du Chalet, le fossé 01 du Parc Hébert, le cours d'eau 01 de la Feultière, le Douet Cordeux, le ruisseau Crevier, le fossé 03 de la commune de Notre-Dame-de-Courson, le ruisseau de la Croupte, le Douet, le cours d'eau 01 de la Magnerie, le ruisseau de la Fontaine Margot, le ruisseau du Val Miesse, le cours d'eau 02 de la commune de Fervaques, le cours d'eau 01 du Manoir Saint-Aubin, le ruisseau de la Marette, le fossé 01 du Bois du Coudray, le ruisseau des Mollants, le ruisseau de la Hardonnière, un bras de la Touques, le fossé 01 des Ecaches, la Touques, le fossé 01 du Bois des Grandes Ventes, un bras de la Touques, le cours d'eau 05 de la commune de Prêtreville, le fossé 02 de la commune de Meulles, le fossé 01 du Racé, le fossé 01 de la Source, le ruisseau de la Fontaine Vas, le ruisseau de la Fontaine du Noyer, le ruisseau de Clermont, la Petite Vallée, le fossé 01 des Viguelières, le fossé 01 des Malberies, le ruisseau de Launay Benard, le fossé 02 du Parc Dupont, la Chaplinière, le ruisseau des Parcs Belle Eau, la Vie, le ruisseau de la Hanoudière, le ruisseau du Val Ingou, le Douet Fleury, le Hoguin, le fossé 02 du Manoir de la Pipardière, le fossé 01 de la Cour Ménard, le ruisseau du Quesnay, le fossé 01 de la Cour Viquesnel, un bras de la Vie, les Fondations, le fossé 01 du Parc du Rouet, le Ravin, le ruisseau de Cour Fauvel, le Douet du Moulin du Mesnil-Durand, le fossé 01 de l'Étardière, le ruisseau de la Fontaine Menage, le Douet de Hamars, le ruisseau du Mesnil Durand, le fossé 01 de la Cour Fougy, le fossé 02 de la Rogerie, le ruisseau du Peulvey, le ruisseau de la Fontaine du Vent, le fossé 01 du Verger, le ruisseau du Mesnil-Durand, le Herpin et divers autres petits cours d'eau.
La Touques, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Champ-Haut et se jette dans la baie de Seine en limite de Trouville-sur-Mer et de Deauville, après avoir traversé .
La Vie, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Ménil-Hubert-en-Exmes et se jette dans la Dives à Méry-Bissières-en-Auge, après avoir traversé .
La Monne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune du Renouard et se jette dans la Vie à Val-de-Vie, après avoir traversé .
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée () et un été frais () et venté. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet.
Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Pierre-en-Auge à à vol d'oiseau., est de , l'amplitude thermique annuelle est de 13 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Livarot-Pays-d'Auge est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Livarot-Pays-d'Auge, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lisieux, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Toponymie Livarot La ville de Livarot est attestée tardivement sous les formes Livarou en 1137Charte de Robert de Thorigny. ; Livarrot en 1155Pouillé de Lisieux, p. 54, 4.Charte confirmative de Goscelin Crespin et de son fils Guillaume, 1155, in « Histoire de l'abbaye du Bec », Études Lexoviennes I, 1915, p. 656. ; Livar(r)ou en 1156 ou 1157Léopold Delisle, Chronique de Robert de Torigni, abbé du Mont-Saint-Michel, Le Brument, Rouen, vol. I, 1872, p. 207; entrée concernant l'an 1137. ; Livarrou en 1180Magni rotuli, p. 27. ; Livarroth vers 1190Charte pour Saint-André-en-Gouffern, . ; Livarrout en 1198Magni rotul. scacc. p. 65, 2., Lyvarrout en 1320Fiefs de la vicomté d'Orbec. ; LivarroulCharte de Saint-André-en-Gouffern, ., LivarohCharte de Saint-André-en-Gouffern, ., Lyvarot et Lyverrotum au sièclePouillé de Lisieux, p. 54.; Liverrot en 1620Carte de Le Clerc..
L'explication étymologique de ce nom de lieu ne fait pas l'unanimité chez les toponymistes : Albert Dauzat et Charles Rostaing, se basant sur une fausse attestation Livaron de 1137 (forme et date erronées), le qualifient d'« obscur », tout en évoquant un sous-dérivé d'ivos, mot supposé gaulois désignant l'if, et le déclarant peu probableAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 , p. 406.. Ils reprennent peut-être en cela des hypothèses antérieures. En réalité, le terme *ivos ou *īvos n'est pas attesté et devrait comporter un astérisque. Ernest Nègre, raisonnant à partir de cette même forme erronée, considère qu'il pourrait s'agir du nom de personne germanique Liubwar, suivi du suffixe -o / -onemErnest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. II, Librairie Droz, 1990, p. 865 et que la finale se serait modifiée par attraction des noms en -ot. Or, François de Beaurepaire note qu'un nom de personne germanique n'est jamais employé avec ce suffixeFrançois de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981 .. Dominique Fournier réfute Livaron (cacographie attribuable à Albert Dauzat, et mal datée) et se base sur la forme réelle Livar(r)ou issue de la Chronique de Robert de Torigni pour avancer l'hypothèse du nom de personne gallo-romain Libarius suivi du suffixe d'origine gauloise -avo qui explique la plupart des terminaisons en -ou de NormandieDominique Fournier, « Les noms de lieux du pays de Livarot »; vol. I : communes, anciennes paroisses, principaux cours d'eau, Éditions des Mortes-Terres, Saint-Georges-en-Auge, 2010, p. 40-42. Information reprise dans Ouest-France, 14 octobre 2010 (l'article n'est plus en ligne)..
Pays d'Auge Lors de la fondation de la commune nouvelle, le , on a tout simplement rajouté le mot Pays d'Auge, région naturelle où se trouve la commune.
Le nom du pays d'Auge est mentionné dès le siècle sous la graphie Algia, forme latinisée correspondant peut-être à un dérivé d'une hypothétique racine pré-latine °alg-, en relation possible avec la notion d'humidité. Au , on rencontre la forme romane Alge qui deviendra ensuite AugeRené Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, éditions Charles Corlet, Presses universitaires de Caen, 1996, p. 23. Ce radical pré-latin semble être également présent dans le nom de l'ancien territoire d'Augerons dans l'Eure (Algerum 1050), divisé vers le en deux paroisses : Saint-Aquilin-d'Augerons et Saint-Denis-d'Augerons. Le radical °alg- pourrait représenter un élargissement d'une racine pré-indo-européenne °al- que l'on pense retrouver dans le nom de l'Algot (Alegot 1108), affluent rive droite de la Vie à Saint-Loup-de-FriboisDominique Fournier, Les Noms de lieux du Pays d'Auge (communes, hameaux, lieux-dits) ; vol. I : éléments pré-latins (gaulois ou transmis par le gaulois), coll. « Patrimoine du Pays d'Auge », supplément au no 54 du bulletin de la Société historique de Lisieux, p. 16-17..
Histoire La commune est créée le par un arrêté préfectoral du ., par la fusion de vingt-deux communes, sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi du de réforme des collectivités territoriales. Les communes d'Auquainville, Les Autels-Saint-Bazile, Bellou, Cerqueux, Cheffreville-Tonnencourt, La Croupte, Familly, Fervaques, Heurtevent, Livarot, Le Mesnil-Bacley, Le Mesnil-Durand, Le Mesnil-Germain, Meulles, Les Moutiers-Hubert, Notre-Dame-de-Courson, Préaux-Saint-Sébastien, Sainte-Marguerite-des-Loges, Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, Saint-Michel-de-Livet, Saint-Ouen-le-Houx et Tortisambert deviennent des communes déléguées et Livarot est le chef-lieu de la commune nouvelle.
Politique et administration
Démographie
Économie Livarot
Lieux et monuments
Église Notre-Dame de la Halboudière Église Saint-Bazile des Autels-Saint-Bazile Église Saint-Jean-Baptiste de Familly Église Saint-Ouen de Saint-Ouen-le-Houx Église Saint-Pierre de Cerqueux Église Saint-Pierre du Mesnil-Bacley Chapelle du domaine Saint-Bazile Église Saint-Pierre de Meulles Chapelle Notre-Dame du prieuré du Val-Boutry Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette du Petit Houx
Auquainville Église Saint-Aubin Église Notre-Dame Manoir de Caudemone Manoir de Lortier
Bellou Manoir de Bellou Cheffreville-Tonnencourt Château de Fervaques Croix du cimetière de Cheffreville Manoir de Tonnencourt Église de l'Assomption-de-Notre-Dame de Cheffreville
La Croupte Église Saint-Martin.
Fervaques Château de Fervaques Église Saint-Germain Manoir du Verger
Heurtevent Manoir d'Heurtevent Église Saint-Jacques-le-Majeur de Heurtevent
Livarot Usine Leroy Église Saint-Ouen de Livarot Manoir de l'Isle
Le Mesnil-Durand Église Saint-André Manoir du Verger
Le Mesnil-Germain Manoir du Mesnil-Germain Église Saint-Jean-Baptiste du Mesnil-Germain
Les Moutiers-Hubert Manoir de Chiffretot Église Saint-Martin des Moutiers-Hubert
Notre-Dame-de-Courson Manoir de Belleau-Belleau Manoir de la Cauvinière Manoir de la Chapelle Manoir de Courson