Jacques François Gay, né le à Turin (Italie), mort le , est un militaire français de la Révolution et de l’Empire.

États de service

Il entre au service du roi de Sardaigne le , dans la légion des campements, où il est admis comme sous-lieutenant après un examen de mathématique, de fortification et de l’art militaire en général. Il devient lieutenant le puis capitaine lieutenant le .

Le , il passe comme capitaine titulaire dans un régiment de pionniers, et il fait les campagnes de 1792 et suivantes au service de son souverain. Il est nommé major le , et lors de la réunion à la France des états du roi de Sardaigne, il entre avec son régiment dans la formation de la d’infanterie légère piémontaise. Il est maintenu dans les cadres avec le grade de chef de bataillon le .

Le , il devient adjoint à l’état-major du général Perrin et c’est en cette qualité qu’il sert à l’armée d’Italie de l’an VII à l’an VIII. Le , il est placé à la suite de la de ligne, tout en étant autorisé à poursuivre son service à l’état-major du général Victor.

Le , il est nommé chef de brigade et chef du service topographique militaire en Piémont. Il est mis à la tête du d’infanterie de ligne le et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , puis officier de l’ordre le . En 1805 et 1806, il fait les campagnes d’Autriche et de Prusse au sein du de la Grande Armée. Lors de la bataille d’Austerlitz le , à la tête du du d’infanterie, il attaque et enlève à la baïonnette le village de Sokolnitz, qui est occupé par les Russes, auxquels il prend 2 pièces de canon après leur avoir fait éprouver des pertes considérables. Par trois fois l’ennemi tente de reprendre le village avec des forces supérieures, mais il réussit à se maintenir avec l’appui du de ligne et le du accourus à son secours, et ce malgré le feu meurtrier sur les troupes françaises.

Le , à la bataille d'Iéna, il enlève des positions défendues avec le plus grand acharnement et il fait un grand nombre de prisonniers. Pendant qu’il se trouve à Francfort-sur-l'Oder avec son régiment, il est nommé inspecteur aux revues le . Le suivant, il se rend à Berlin, pour y prendre les ordres du prince de Neuchâtel et le 19 du même mois il prend les fonctions d’intendant à Kalisch en Pologne.

Les intendants militaires ayant cessé leurs fonctions le , il est envoyé au quartier général à Thorn le 19, où il reçoit pour mission de se rendre à Preuss-Hollande comme inspecteur aux revues du de la Grande Armée. Il est créé baron de l’Empire le et il suit son corps d’armée en Espagne. Le , il est envoyé à Bayonne, pour y prendre la direction du bureau central des revues et des décomptes de l’armée d’Espagne. Il occupe cette fonction jusqu’au , époque à laquelle il est employé comme inspecteur aux revues dans la militaire.

Il est admis à la retraite le , et il meurt le .

Dotation

Le , donataire d’une rente de sur les biens réservés en Westphalie.

Armoiries

Figure Nom du baron et blasonnement Armes du baron Jacques François Gay et de l'Empire, décret du , lettres patentes du , officier de la Légion d'honneur

D'azur ; au cheval galopant d'argent surmonté en chef de trois étoiles d'or, quartier des barons militaires. Livrées : les couleurs de l'écu.

Bibliographie

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Catégorie:Officier supérieur du Premier Empire Catégorie:Naissance en février 1759 Catégorie:Naissance à Turin Catégorie:Décès en mars 1838 Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1804 Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Décès à 79 ans