Charles Alexandre Giron, né le à Genève, et mort le à Genthod, est peintre et critique d'art suisse.
Biographie Fils d'Antoine-Alexandre Giron, rentier, catholique venu d'Espagne en passant par la Sardaigne, et de son épouse Marie Henriod, huguenote neuchâteloise, Charles Giron épouse Jeanne Antoinette Forget, dont le père Louis Ferdinand est un négociant, propriétaire de la villa Château-Banquet à Sécheron. Le couple aura trois enfants, dont Simone, qui épouse Louis de Pourtalès.
Charles Giron commence un apprentissage d'émailleur qu'il ne terminera pas. Il prend alors des leçons avec François Diday (1802-1877), et Barthélemy Menn (1815-1893) à Genève. En 1872, il se rend à Paris et fréquente les peintres suisses installés dans la pension de famille de l'hôtel de Nice, rue des beaux-arts avant de partager jusqu'en 1890 les ateliers successifs du peintre français Michel Maximilien Leenhardt. Il se lie ainsi d'amitié avec Gustave Henri de Beaumont (1851-1922) et Albert Bartholomé (1848-1928), qui lui offrira ses deux chiens dont il fera de nombreux croquis. Il entre dans l'atelier d'Alexandre Cabanel à l'École des beaux-arts de Paris.
Il débute au Salon de 1876 avec des portraits et des paysages.
En tant que critique d'art, il prend la défense du peintre Ferdinand Hodler.
Il travaille à Paris et à Cannes, puis rejoint la Suisse en 1896.
La ville de Genève a donné son nom à une rue et à une école.
Expositions Genève : Musée Rath : Musée de l'Athénée, 1957 (Cent ans de peinture genevoise : à l'occasion du centenaire de la Société des amis des beaux-arts)
Œuvres dans les collections publiques
En France Paris, Petit Palais : Femme aux gants, dite la Parisienne, 1883, huile sur toile.vignette|Charles Giron, Jeune fille d'Unterwald (Unterwaldienne), 1899, Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds En Suisse Berne, Palais fédéral, salle du Conseil national : Le Lac des Quatre-Cantons, le berceau de la Confédération, 1901, peinture murale, . Genève, Petit Palais. Giessbach, Grand Hôtel : Fête des lutteurs, 1905. Vevey, musée Jenisch. La Chaux-de-Fonds, Musée des beaux-arts : Jeune fille d'Unterwald, 1899.
Récompenses 1887 : chevalier de l'ordre de Leopold 1888 : chevalier de la Légion d'honneur Cinq médailles d'or dans différents salons européens
Notes et références
Annexes Bibliographie Dictionnaire Bénézit. . Claudia Villa, Charles Giron, A la recherche d'une Arcadie alpestre. Scènes de genre et paysages, Université de Genève, Faculté des lettres, mémoire licence, Genève, 1997, avec liste des œuvres. Isabelle Laborie, Max Leenhardt (1853-1941) : vie et œuvres, mémoire de DEA d'histoire de l'art contemporain, soutenu sous la direction de Luce Barlangue-Rivet, université Paul Valéry-Montpellier III, .
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