Le , aussi appelée ou , est une version du Canon bouddhiste mahâyânaLa majorité des textes du Canon mahayana sont en chinois classique ; il comprend aussi des textes hinayana dont les équivalents se retrouvent dans le Canon pali : Vinaya Pitaka, les quatre premiers nikayas, le Dhammapada, l’Itivuttaka et le Milindapanha, pour l’essentiel. compilée au Japon de 1924 à 1935 Robert E. Buswell Jr. et Donald S. Lopez Jr., , Princeton, Princeton University Press, xxxii+1265 p. p. 888 (soit au cours de l'ère Taishō), considérée au comme la référence standardDamien Keown, , Oxford, Oxford University Press, 2003, .. Il s'agit d'une des éditions les plus fréquemment consultées aujourd'hui par les érudits et chercheurs.
Il constitue la source principale des textes anciens du bouddhisme mahāyāna qui sont accessibles en ligne.
Compilation Le travail fut entrepris sous la direction de Takakusu Junjirō (高楠順次郎 1866-1945) et Watanabe Kaigyoku (渡辺海旭 1872-1932), avec l’assistance de Ono Genmyō (小野玄妙) et la coopération de toutes les universités bouddhiques japonaises.
Le Taishō est basé principalement sur le Tripitaka Koreana, édition survivante la plus complète du Canon mahayana. Pour les textes non inclus dans le Koreana, plusieurs versions existant au Japon ont été comparées ; le texte de référence est précisé dans les notes ou l’index final. Quelques textes provenant de Dun Huang ont été inclus. Les éditeurs ont également tenu compte des connaissances de l’époque en matière de philologie et de critique textuelle. Une ponctuation élémentaire par points a été ajoutée.
Bien que constituant une référence très appréciable, le Taishō n’est pas exempt de critiquesEndymion Porter Wilkinson, Chinese history, Cambridge (MA), Harvard University Press, , 2000, . car la publication se voulant rapide (un volume par mois), tous les textes n’ont pas été révisés avec la même attention, des passages ont échappé à la relecture et des corrections furent reprises directement de l’édition antérieure Dainippon kotei Daizōkyō (大日本校訂大蔵経 1880-1885). La ponctuation de certains passages est contestée.
Les textes du Zokuzōkyō (續藏經), supplément d’une version antérieure, n’ont pas été intégrés dans le Taishō.
Composition L’ensemble comprend 100 volumes — chacun comptant environ un millier de pages — : pour les textes chinois et 30 volumes pour les textes composés au Japon, douze volumes d'iconographie et trois volumes pour l'index.
Volume Sutra Chinois Translittération Sanscrit Description T01-0201/01/51阿含部āhán bùĀgama Agama T03-04152-219本緣部běnyuán bùJātakaVies du Bouddha T05-08220-261般若部bōrě bùPrajñapāramitāTextes prajnaparamita T09a262-277法華部fǎhuā bùSaddhammapundarikāTextes en rapport avec le Sutra du lotus T09b-10278-309華嚴部huáyán bùAvataṁsakaTextes en rapport avec le Sutra Avatamsaka T11-12a310-373寶積部bǎojī bùRatnakūṭaTextes Ratnakuta T12b374-396涅槃部nièpán bùNirvāṇaTextes concernant le parinirvana T13397-424大集部dàjí bùMahāsannipātaGrande collection T14-17425-847經集部jīngjí bùSūtrasannipātaSutras divers T18-21848-1420密教部mìjiào bùTantraTextes mikkyo T22-241421-1504律部lǜ bùVinayaTextes du vinaya T25-26a1505-1535釋經論部shìjīnglùn bùSūtravyākaraṇaTraités d'explications des canons T26b-291536-1563毗曇部pítán bùAbhidharmaTextes d’analyse T30a1564-1578中觀部類zhòngguān bùlèiMadhyamakaTextes madhyamika T30b-321579-1627瑜伽部類 yúgā bùlèiYogaTextes yogacara T321628-1692論集部lùnjí bùŚāstraTraités T33-391693-1803經疏部jīngshū bùSūtravibhāṣa Éclaircissements sur les sutras T40a1804-1815律疏部lǜshū bùVinayavibhāṣa Éclaircissements sur le vinaya T40b-44a1816-1850論疏部lùnshū bùŚāstravibhāṣaÉclaircissements sur les traités T44b-481851-2025諸宗部zhūzōng bùSarvasamayaÉcoles T49-522026-2120史傳部shǐzhuàn bùTextes historiques et biographiques T53-54a2121-2136事彙部shìhuì bùMélanges T54b2137-2144外教部wàijiào bùTextes non bouddhistes (littéralement, non religieux) T552145-2184目錄部mùlù bùCatalogues T85a2732-2864古逸部gǔyì bùTextes anciens T85b2865-2920疑似部yísì bùTextes douteux T86-97圖像部túxiàng bùIconographie 98-100昭和法寶總目錄zhāohé fǎbǎo zǒngmù lùIndex
Mise en ligne Le Taishō est devenu la source essentielle des projets de mise en ligne des textes bouddhistes mahayana anciens. Celle-ci a démarré à la fin des années 1990 avec la création du SAT (abréviation de Samganikikrtam Taisotripitakam, « numérisation du Tripitaka Taishō » en sanscrit), coopération entre les universités japonaises et le JAIBS (Association japonaise d’Études indiennes et bouddhistes). Le travail, commencé en 1996, a été achevé en 2006.
Vers la même époque, différents organismes comme l’Academia Sinica mirent en ligne des textes du Tripitaka chinois, mais fragmentaires, assortis de limitations d’accès ou incompatibles avec certains systèmes. En 1998, Maître Heng-ching de l’université nationale de Taïwan et Maître Hui-min de l’institut national des Arts fondèrent l’Association chinoise de Textes bouddhiques en ligne (CBETA) dont le siège est à Taipei. Travaillant en coopération avec le SAT, elle se charge de la relecture, correction et lisibilité informatique des divers textes chinois déjà en ligne.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
Liens externes Chinese Buddhist Electronic Text Association (CBETA) The SAT Daizôkyô Date Base
Catégorie:Texte bouddhique