vignette|Adam de la Halle d'après une miniature du . Chansonnier d'Arras. Arras. BM, Ms. 139, f. 142v. Le trouvère est un poète et compositeur de langue d'oïl au Moyen Âge. Les trouveresses sont les femmes trouvères.

Son équivalent en pays de langue d’oc est le troubadour.

Origine thumb|156px|Un joueur de vièle, enluminure tirée des Cantigas de Santa Maria, Les trouvères composaient des chants qu'ils pouvaient interpréter ou faire jouer. Un musicien qui chante des poésies, s'accompagnant d'une vièle, est appelé un jongleur. Des ménestriers ou ménestrels sont formés dans des écoles spécialisées de ménestrandie. De culture d'oïl, dans le Nord de la France, pendant le Moyen Âge, cet essor correspond à l'œuvre des troubadours, de langue d'oc, dans le sud de la France.

Les trouvères utilisaient la langue d'oïl au lieu du latin, qui commence à se perdre dans le domaine de la poésie, et contribuent par là à la création d'une poésie en ancien français et à poser les fondements d'une littérature française. Les trouvères inventent leurs mélodies et les accompagnent de ritournelles instrumentales. Ils écrivent, sur le thème de l'amour courtois (qui décrit la façon de se tenir en présence d'une femme), des pièces chantées le plus souvent par des chevaliers liés par le serment de l'hommage à leur femme mais aussi des exploits chevaleresques.

Étymologie Le mot « trouvère » partage la même étymologie que troubadour, à savoir un hypothétique verbe latin populaire *tropāre « composer, inventer un air » d'où « composer un poème », puis « inventer, découvrir », dérivé de tropus « figure de rhétorique » (cf. latin contropare, voir « controuver »). Le radical trop- a été associé en gallo-roman au suffixe d'agent -ātor, atōris, d'où les formes gallo-romanes *TROPĀTOR > trovere en ancien français (cas sujet) « trouvère » et *TROPATŌRE > trovee « trouver » (cas régime), p. 49. 2) Imparisyllabiques β) Mots en -OR -ŌRE.. Le terme est attesté de manière contemporaine par les mots trobaire et trobador en langue d'oc, ce qui n'implique pas d'emprunt d'une langue à l'autre. La première mention du terme se trouve chez Benoît de Sainte-Maure dans son Roman de Troie au sens de « compositeur, auteur »Site du CNRTL : étymologie de "trouvère". En effet, les trouvères, comme les troubadours, sont des poètes-compositeurs.

Genres Les trouvères utilisent plusieurs genres de poésie. Ce sont entre autres le rotrouenge, chanson à refrain, le serventois, chanson badine, le rondeau, la tenson ou le débat, le jeu-parti, discussion poétique ou amoureuse, la pastourelle, dialogue champêtre. C'est toujours d'amour courtois qu'il s'agit. Mais il y a également le lyrisme satirique de Rutebeuf..

Quelques trouvères célèbres

Adam de la Halle Alard de Caux Audefroi le Bâtard Baudouin de Condé Bertrand de Bar-sur-Aube Chardon de Croisilles Jean de Condé, son fils Blondel de Nesle Jean Bodel Gace Brulé Charles d'Orléans Conon de Béthune Le Châtelain de Coucy Eustache Le Peintre Gauthier de Coincy Gillebert de Berneville Guillaume d'Amiens Guiot de Provins Huon de Villeneuve Jacques de Cysoing Jehannot de Lescurel Othon de Grandson Pierre Mauclerc Robert de Blois Rutebeuf Thibaut IV de Champagne Watriquet de Couvin Colin Muset

Notes et références Notes

Références . . .

Voir aussi

Discographie La chanson d'ami (CD) : chansons de femmes XII̊ et XIII̊ siècles. (Arion, 1994)

Articles connexes Troubadour, Trobairitz, Trouveresse Meistersinger, Minnesang des « maîtres-chanteurs » (Meistersinger) d'Outre-Rhin Léoutars, Goliard Poésie chantée Il trovatore (Le trouvère), opéra de Giuseppe Verdi Rhapsode Skomorokh Trouvères (catégorie)

Liens externes

Base de données sur les trouvères par Paolo Canettieri Bibliographie Jongleurs, troubadours, trouvères Goliards, troubadours et trouvères Chants de trouvères,

Catégorie:Artiste du Moyen Âge * Catégorie:Ancien métier