Henri Chassaing est un ancien résistant français, militant et élu communiste né le à Meyssac et mort le à Bordeaux.

Biographie Henri nait le à Meyssac (Corrèze) dans une famille de paysans très modestes.

Ce sont les manifestations de 1927 pour Sacco et Vanzetti auxquelles il participe qui le poussent à s'engager au Parti communiste français, au sein duquel il assume rapidement des responsabilités politiques et de formation dans la région parisienne, notamment celle d'encadrant de la Main-d’œuvre immigrée dans la direction régionale du parti.

En , il contracte un mariage blanc avec une immigrée juive et communiste née à Odessa, Tauba Berkovitch Ossipovitch pour lui éviter d'être expulsée de France.

Fin 1936, il devient secrétaire fédéral de Gironde. De sa compagne Régine AlloRégine est la sœur de Louis et Roger Allo, deux amis militants communistes qui partent alors combattre les nationalistes en Espagne au sein des Brigades internationales. Louis sera tué près de Huesca, tandis que Roger, rentré à Bordeaux, sera fusillé comme otage en 1941 par les Allemands. il a cette année là une fille, Henriette, dite Cany, qui deviendra en 1979 députée européenne sur la liste du Parti communiste.

La Résistance À l'approche de la guerre, Henri met en place le "triangle de direction" clandestin qui assurera la gouvernance locale du parti dans l'illégalité. Mobilisé en 1939, il est capturé par les Allemands et interné successivement dans plusieurs camps de prisonniers où il organise la résistance, notamment Rawa-Ruska. Il s'évade au printemps 1944, pour gagner tout d'abord Nancy, où il s'implique dans la Résistance.

En juin, de retour à Bordeaux, il crée la branche girondine des Amis de l'Humanité.

Carrière politique À la Libération, il est réélu secrétaire fédéral du Parti communiste en Gironde, poste qu'il occupe jusqu'en 1949. Il reprend alors son travail d'ouvrier, et s'implique dans le syndicalisme à la CGT.

Deux autres filles viennent au monde, Martine et Dominique. .

Le , alors secrétaire de l'Union locale de la CGT, il prononce à la Bourse du travail de Bordeaux un discours hostile à l'Algérie française à l'occasion des obsèques des personnes tuées le 8 février à la station de métro Charonne. Ce même soir, l'OAS lance une bombe contre son appartement, qui fait un blessé léger.

Il est maire de Bassens de 1971 à 1977.

Ses responsabilités l'emmènent à interpeller plusieurs dirigeants politiques de premier plan, comme Philippe Henriot, qu'il accuse en public en 1936 d'être un , ou Jacques Chaban-Delmas en 1946, qu'il qualifie de pour critiquer son attitude à la libération de Paris.

En 1998 à plus de 90 ans, il témoigne à sa demande au procès de Maurice Papon, pour évoquer . Il y nie toute appartenance à la Résistance de l'ancien secrétaire général vichyste de la préfecture de la Gironde et clame à l'accusé : .

Il meurt le à Bordeaux des suites d'un accident de voiture.

Récompenses Henri Chassaing a été fait chevalier de la Légion d'honneur. Il est décoré de la Médaille militaire, de la Croix de guerre 1939-1945 et de la Croix de Combattant volontaire de la Résistance.

Notes et références

Notes

Références

Liens externes

Catégorie:Personnalité du Parti communiste français Catégorie:Naissance en septembre 1907 Catégorie:Décès en avril 2000 Catégorie:Décès à 92 ans Catégorie:Résistant communiste français