L'année 1962 est une année commune qui commence un lundi.

En bref : la conférence de Genève sur le désarmement est ajournée. Elle reprend le , sans la France. : ouverture à Genève des travaux du comité des dix-huit puissances sur le désarmement. : accords d’Évian par lesquels l’Algérie devient indépendante (effectifs le ). 5 - : la Libye et l’Indonésie adhèrent à l’OPEP lors de la quatrième Conférence de l’organisation tenue à Genève. : générale de l’ONU. Admission de la Jamaïque, du Rwanda, du Burundi et de Trinité-et-Tobago. L’Algérie est admise le , l’Ouganda le . : ouverture du concile Vatican II. 16- : crise des missiles de Cuba. : la commission politique de l’ONU se prononce en faveur de l’arrêt de tous les essais nucléaires à compter du .

Événements Afrique : reprise des négociations entre le Mali et la France à Paris. Elles définissent la coopération économique, financière et culturelle française entre les deux pays et s’achèvent par une série d’accords signés à Matignon et à Bamako. : interdiction des partis d’opposition au Tchad à l’exception du Parti progressiste tchadien.

la session de l’ONU inscrit la question de l’Angola à l’ordre du jour.. Les représentants des États africains condamnent unanimement les agissements du Portugal. début au Tanganyika (Tanzanie en 1964) d’une étrange épidémie de fou rire qui dure 6 mois. - : Lancaster House conference, conférence sur la Constitution du Kenya présidée par le secrétaire d’État aux colonies Reginald Maudling. : autonomie interne de l’Ouganda, à la suite de troubles. : le vol 153 Caledonian Airways s’écrase peu après le décollage à Douala. : l’UPA devient le Front national de libération de l’Angola ; le , le chef des nationalistes angolais Roberto Holden forme à Léopoldville un gouvernement provisoire de la république d’Angola (GRAE, Gouvernement révolutionnaire de l’Angola en exil). : traité instituant l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). 20- : fondation du FRELIMO, Front de libération du Mozambique par Eduardo Mondlane à Dar-es-Salam. : Modibo Keïta retire le Mali de la zone franc et crée le franc malien et un Institut d’émission. vignette|Amílcar Cabral lors du congrès du PAIGC en 1964. Nuit du au : le PAIGC d’Amílcar Cabral isole la partie méridionale de la Guinée portugaise (Guinée-Bissau) par une série de sabotages qui déclenchent un exode des civils portugais. En décembre, la guerre de libération est définitivement installée (fin en 1974). : indépendances du Rwanda et du Burundi octroyées par l’Empire colonial belge. Troubles ethniques au Rwanda (1962-1964). : les commerçants maliens, inquiets du risque de dépréciation monétaire, provoquent de graves incidents à Bamako, suscitant des contre-manifestations et entraînant , dont celle de Fily Dabo Sissoko et Hammadoun Dicko, condamnés à mort pour « tentative de coup d’État », puis graciés en octobre. : arrestation de Nelson Mandela par le gouvernement sud-africain. : au Ghana, les parlementaires du CPP offrent la présidence à vie à Kwame Nkrumah, qui refuse le . Le , l’assemblée nationale vote une résolution appelant à instaurer un système de parti unique ; l’opposition à Nkrumah s’intensifie et des attentats à la bombe sont commis à Accra. Le , l’État d’urgence et le couvre-feu sont déclarés. : adoption de la loi sur la détention préventive au Tanganyika.. : l’Ouganda prend son indépendance de l’Empire britannique au sein du Commonwealth (république en 1963). : victoire électorale de l’UNIP de Kenneth Kaunda et de l’ANC de en Rhodésie du Nord. La nouvelle Constitution Maudling permet la formation d’un gouvernement africain de coalition le . : l’Assemblée générale des Nations unies réclame sans effet au Royaume-Uni la suspension de la nouvelle constitution de la Rhodésie du Sud. vignette|upright|Mamadou Dia en visite à Zouerate en 1962. : condamnation par l’ONU de la politique de l’apartheid (résolution 1761). , Afrique du Sud : Nelson Mandela, un des chefs de l’African National Congress, est condamné à cinq ans de prison pour incitation à la révolte. : accords de coopération économique et technique entre le Mali et la Chine. : à la suite de la rébellion nationaliste en Érythrée et au Tigré, Hailé Sélassié dissout la fédération. L’Érythrée devient une province de l’Empire d’Éthiopie. 11 - : premier Congrès international des africanistes au Ghana. : victoire électorale des conservateurs blancs du Front rhodésien en Rhodésie du Sud. : crise politique au Sénégal. Le Premier ministre Mamadou Dia, accusé par Léopold Sédar Senghor de préparer un coup d’État, est arrêté le lendemain puis condamné à la détention à perpétuité. Il sera libéré en 1974.

Afrique du Nord vignette|upright| : explosion d'une bombe de l’OAS dans le quartier Bab-el-Oued à Alger. : premier discours du trône du roi du Maroc Hassan II, qui annonce sa décision de nationaliser l’énergie électrique et les chemins de fer. : ouverture des négociations d’Évian. : assassinat de six dirigeants de centres sociaux à El Biar par l’OAS. : accords d’Évian accordant l’indépendance à l’Algérie ; un cessez-le-feu est fixé au . Le Sahara est intégré à l’Algérie. La délégation française est conduite par Louis Joxe. : entrée en vigueur du cessez-le-feu en Algérie qui ne sera jamais respecté ni par le FLN, ni par l’OAS. En France, la commémoration de cette date pour célébrer la fin de la guerre d’Algérie divise les anciens combattants. Un référendum est annoncé le jour même pour le mois d’avril alors que Ahmed Ben Bella et ses compagnons sont libérés. : l’OAS ouvre le feu sur les forces de l’ordre à Alger. : blocus de Bab El-Oued. De violents combats éclatent dans le quartier de Bab El-Oued à Alger : 20 morts. : fusillade de la rue d’Isly. Quatre mille Pieds-noirs manifestent pacifiquement dans le quartier populaire de Bab El-Oued à Alger et approchent de la grande poste par la rue d’Isly, lorsqu’à 15 heures un soldat d’un barrage de l’armée française ouvre le feu sur la foule. Il est suivi par les autres militaires paniqués. La fusillade qui va durer douze minutes fait officiellement (56 selon d’autres sources) et ( selon d’autres sources). : première réunion de l’exécutif provisoire dirigé par Abderrahmane Farès à Rocher Noir près d’Alger. : les accords d’Évian sont approuvés par plus de 90 % des votants à l’issue du référendum organisé en métropole. : fermeture des facultés à Alger, et le 11 d’une partie du port d’Alger à cause de l’OAS qui veut empêcher le départ des Européens ; le , l’OAS s’attaque aux sociétés de réservations.. : accident nucléaire de Béryl dans le Sahara algérien, à In Ecker, dans le Tan Afella. : terreur en Algérie. Un attentat terroriste à la voiture piégée est commis au port d’Alger par des membres de l’OAS. Il fait plus de morts et . Le , sept femmes de ménage algériennes qui travaillaient pour des familles européennes sont assassinées par l’OAS au centre d’Alger. En réaction, le Si Azzedine, commandant de la zone autonome d’Alger ordonne l’exécution de tous les Français détenus. : télégramme du ministre d’État aux autorités militaires Louis Joxe au haut-commissaire en Algérie Christian Fouchet stipulant que « les supplétifs débarqués en métropole en dehors du plan général de rapatriement seront en principe renvoyés en Algérie ». : début du rapatriement massif des européens d’Algérie. Un pont aérien est établi entre Alger et la France. : les commandos Delta incendient la bibliothèque universitaire d’Alger. Point culminant de la « politique de la terre brûlée » menée par l’OAS. : accords sur l’arrêt des violences entre Jean-Jacques Susini, représentant de l’OAS, et Chawki Mostefaï pour le FLN. Le lendemain, plusieurs ministres du gouvernement provisoire de la République algérienne, dont Ben Bella, prennent position contre ces accords. : capitulation de l’OAS. vignette|gauche| : référendum d’autodétermination en Algérie. : la population algérienne se prononce à 99,7 % des suffrages exprimés pour l’indépendance, lors du référendum d’autodétermination. : la France reconnaît officiellement l’indépendance de l’Algérie. Transfert de souveraineté à l’exécutif provisoire de l’État algérienÉchange de lettre sur le transfert de souveraineté entre la France (J.O. de l'état algérien du 6 juillet 1962, ) et l'exécutif provisoire de l'état algérien (J.O. de l'état algérien du 6 juillet 1962, ). Le gouvernement français donne l’ordre d’ouverture des frontières. vignette|upright|Population en liesse commémorant en 2007 la proclamation officielle de l’indépendance (5 juillet 1962) : fête de l’indépendance en AlgérieLe GPRA, qui a refusé le 3 juillet la démission de l’exécutif provisoire, fixe la fête de l’indépendance au 5 juillet, jour du de la signature de la convention de capitulation d’Alger entre le Dey d’Alger et le Comte de Bourmont. À Oran, une fusillade provoque le massacre de civils européens par la foule algérienne. 145 décès sont officiellement recensés, mais il y aurait eu environ 700 morts ou disparus. : incidents à Tindouf et Saf-Saf, au Sahara algérien revendiqué par le Maroc. : Ben Bella arrive en Oranie pour former le « groupe de Tlemcen » opposé au gouvernement provisoire de la république algérienne.. Début de « l’été de la discorde ». : les troupes fidèles à Ben Bella occupent Oran. : début des massacres de harkis. Le FLN massacre de à s.. : Ahmed Ben Bella est accueilli triomphalement à Alger où il s’établit avec le bureau politique du FLN. : rétablissement des relations diplomatiques entre la France et la Tunisie..

: L'Armée nationale populaire (ANP) commandée par le colonel Houari Boumédiène entre à Alger. Fin du conflit algérien. Il a fait plus de (dont 9000 accidentellement) et près de sur un effectif total de deux millions de soldats français et du côté de l’ALN. Ceci ne comptabilise pas les civils, citadins et paysans surtout, ce qui porterait les pertes humaines algériennes à (chiffres officiels en Algérie : ). : le président de l’Assemblée nationale algérienne élu le , Ferhat Abbas, proclame la république démocratique et populaire d’Algérie. vignette| : gouvernement Ben Bella. : à la suite de sa victoire sur le GPRA, Ahmed Ben Bella est investi Premier ministre de la République démocratique et populaire d’Algérie. 2- : prise de possession de Tindouf par l’armée algérienne ; le , deux journaux de Rabat, La Nation africaine (gouvernemental) et El Alam (organe de l'Istiqlal) annoncent que « les accrochages qui se sont produits ces jours derniers à Tindouf auraient fait du côté marocain ». : l’évacuation de la base navale de Bizerte par les Français est annoncée pour le . : l’Algérie est admise à l’ONU en présence de Ben Bella. : l’opposant marocain Mehdi Ben Barka échappe à un attentat déguisé en accident de la circulation. : adoption de la Constitution par référendum au Maroc. : découverte en Tunisie d’un complot contre Habib Bourguiba.

Amérique

: en Uruguay, face à la corruption et au cynisme de la classe politique, s’organise le mouvement de libération nationale des Tupamaros (du nom du chef inca Túpac Amaru II), fondé par Raúl Sendic.

entrée en vigueur de l’ALALE (Association latino-américaine de libre-échange). arraisonnement du langoustier français Cassiopée par les autorités brésiliennes. Début de la « guerre de la langouste » entre la France et le Brésil. : coup d’État militaire en République dominicaine, organisé par le président de la République Balaguer contre le Conseil d’État établit le , afin de le remplacer par une junte. devient président le 18. Un mouvement populaire permet le , un contre-coup d’État qui réinstalle le Conseil d’État. Rafael Filiberto Bonnelly garde son poste et Balaguer doit s’exiler. 22- : conférence de l’Organisation des États américains (OEA) à Punta del Este (Uruguay). Cuba est exclu de l’Organisation le à cause du caractère marxiste-léniniste du gouvernement. vignette|upright|Manifestation péroniste lors des élections législatives en Argentine.