La paroisse Sainte-Élisabeth est une paroisse catholique du Québec située dans le diocèse de Trois-Rivières, dans la municipalité régionale de comté des Chenaux, dans la région administrative de la Mauricie. Elle résulte du regroupement par annexation, effectif le, des paroisses de Sainte-Anne, Saint-Prosper, Saint-Stanislas à la paroisse Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Cette dernière a été renommée Sainte-Élisabeth par Luc Bouchard dans le cadre de son projet de tournant missionnaire proposé le . Les anciennes paroisses sont devenues des communautés chrétiennes de proximité : Sainte-Anne, Sainte-Geneviève, Saint-Prosper et Saint-Stanislas. Son siège social est situé au presbytère de Sainte-Geneviève-de-Batiscan et chaque communauté locale conserve en ses lieux son église et ses bureaux administratifs.
Ne pas confondre les paroisses et les municipalités de paroisse. Au Québec, la première est un territoire religieux tandis que la seconde est un territoire civil dont les limites ont été calquées sur le territoire religieux. Cet article traite de la paroisse religieuse seulement.
Toponymie
La nouvelle paroisse a été placée sous le patronage de sainte Élisabeth de Hongrie (1207-1231), pour son service des pauvres. Proposé par le comité de transition, ce vocable a été retenu après consultation des paroissiens des quatre communautés chrétiennes de proximitéVoir les semainiers paroissiaux de chacune des communautés et officialisé par Luc Bouchard par décret du . Un rang de ce nom est situé à Saint-Prosper et un autre à Sainte-Anne mais ces deux odonymes font plutôt probablement référence à sainte Élisabeth (), cousine de Marie.
Histoire
2013-2018
La paroisse Sainte-Élisabeth a été fondée le par Luc Bouchard par décret du dans le cadre de son projet de tournant missionnaire.
Dans sa première lettre pastorale, adressée le à ses diocésains, l’évêque évoquait la possibilité de regrouper des paroisses : «J’ose établir ici un programme pour les 10 ou 15 prochaines années. Les paroisses doivent d’abord devenir «communautés», communautés qui s’identifient par l’accueil de la Parole, l’accueil du prochain, l’accueil de l’Eucharistie et l’accueil de la prière. Est-ce qu’on peut rêver que des paroisses s’unissent pour devenir une «communauté de communautés» où l’Évangile et les personnes ont d’abord la priorité sur les «édifices» Luc Bouchard, « Perspectives d’espérance pour le diocèse de Trois-Rivières, Lettre pastorale adressée aux fidèles du diocèse », Diocèse de Trois-Rivières, Pâques 31 mars 2013, page 16.?
Puis dans une lettre du adressée à ses confrères et à ses collaborateurs et collaboratrices, pour le lancement de l’année pastorale 2014-2015 du diocèse de Trois-Rivières, l’évêque écrivait qu’il « souhait[ait] mobiliser les leaders afin de définir plus clairement les contours d'un projet de tournant missionnaire. » Et il annonçait la confection d’un diagnostic qui fut déposé en .
L’année 2014-2015 fut considérée comme une année de travaux préliminaires qui permit de présenter aux paroisses le rapport de diagnostic organisationnel du diocèse et de se l’approprier. L’année 2015-2016 fut celle de la phase 1 du projet, «l'occasion de réfléchir sur l'état de la mission dans nos communautés et de clarifier le contenu du tournant missionnaire, ce sur quoi il y aura des changements à faire»Explication par Lise Filteau, coordonnatrice à l'évêché de la pastorale d'ensemble, le 3 septembre 2015 lors du lancement de l’année pastorale 2014-2015.. Il y a eu la formation de huit groupes de travail et la tenue de deux consultations publiques. Puis l’année 2016-2017 fut celle de la phase 2, au cours de laquelle des projets de regroupement de paroisses ont été examinés et acceptés, de sorte qu’après une troisième consultation publique, l’évêque a déposé, le , ses orientations pastorales qui contiennent entre autres sa décision quant à la formation de 12 nouvelles paroisses et le maintien de deux paroisses. Des comités de transition ont été formés pour chacune des nouvelles paroisses, composés de deux représentants par paroisse, pour identifier la paroisse d’accueil, fixer le siège social et adopter une grille de répartition des dépenses communes dans la nouvelle paroisse, entre autres sujetsVoir la liste des membres des comités de transition sur le site web du diocèse de Trois-Rivières : http://www.diocese-trois-rivieres.org/images/diocese_TR/Osons_le_tournant_missionnaire/Liste-des-membres-des-comits-de-transition.pdf Les comités de transition se sont réunis entre mars et en vue de l’ouverture des nouvelles paroisses le .
Après l’annonce de la création des nouvelles paroisses le , le comité de nomination du diocèse a fait ses recommandations et l’évêque a, en , nommé les prêtres modérateurs et les coordonnatrices et coordonnateurs des nouvelles paroisses. Ces personnes sont entrées en fonction le . Ce tandem a ensuite recommandé à l’évêque la nomination des autres membres de leurs équipes pastorales paroissiales respectives puis, à compter de l’automne 2017, ces équipes ont nommé les membres des nouvelles équipes de vie communautaire (ÉVC) de chacune des paroisses. Ce sont ces ÉVC qui ont organisé les assemblées de paroissiens en pour élire les membres des nouveaux comités locaux des affaires économiques.
1997-2003
Ce remodelage 2013-2018 des paroisses du diocèse de Trois-Rivières a été précédé d’une pareille opération sous le thème «Avec le souffle de l’Esprit-Saint, bâtissons l’avenir», commencée en 1998 dans tout le diocèse, sous Martin Veillette, alors évêque diocésain. À la suite des réflexions dans chaque paroisse, Veillette lançait en 2000 un projet de remodelage des paroisses. Sommairement, cette opération a résulté en la fusion de certaines paroisses dans le diocèse, en la création d’unités paroissiales et en un statu quo pour certaines autres paroisses.
Dans le cas des neuf paroisses de la zone pastorale des Chenaux, cette opération a résulté en 2003 en la création de trois unités paroissialesL’expression choisie a été «Unité paroissiale» et non «Unité pastorale»., chacune regroupant trois paroisses : 1) Champlain, Batiscan et Sainte-Anne-de-la-Pérade; 2) Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Saint-Prosper et Saint-Stanislas; et 3) Saint-Luc-de-Vincennes, Saint-Maurice et Saint-Narcisse. Dans chacune de ces unités dans les Chenaux, le projet consistait à regrouper l’animation pastorale sous une même équipe pastorale composée de deux représentants par paroisse mandatés par l’évêque ainsi que d’un prêtre-modérateur, d’une part, tout en maintenant les conseils de fabrique dans chacune des paroisses, d’autre part.
Dans les Chenaux, l’opération a été conduite pendant trois ans (2000-2003) par le Conseil de pastorale de zoneComposé d’un représentant laïque de chacune des neuf paroisses de la zone des Chenaux., sous le regard du Conseil des agents de pastorale de la zone des ChenauxComposé des prêtres et des agentes et agents de pastorale de chacune des neuf paroisses de la zone des Chenaux., et à la suite de l’acceptation par les paroissiens lors d’assemblées locales et lors de trois assemblées de consultation de toute la zone. La formation de ces trois unités était une étape vers la formation d’une seule paroisse regroupant les neuf paroisses de la zone des Chenaux.
En , Veillette formaient les équipes pastorales paroissiales en mandatant pour une année les personnes qui allaient se partager la tâche pastorale de chacune des nouvelles unités paroissiales.
Après trois mois de consultations pour l’évaluation des trois unités paroissiales, l’évêque mettait fin en à deux des trois unités tout en les invitant à développer des collaborations entre elles. Il maintenait celle regroupant Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Saint-Prosper et Sainte-Geneviève qui ne fut pas renouvelée par l’évêque en 2007.
Communautés chrétiennes de proximité
L’une des orientations du projet de tournant missionnaire (2017) est de former des « communautés de communautés », pour reprendre l’expression du pape François. Ainsi, la paroisse Sainte-Élisabeth est une nouvelle communauté regroupant quatre communautés chrétiennes locales de proximité, toutes quatre créées le par Luc Bouchard dans le cadre du projet de tournant missionnaire :
La communauté locale de Sainte-Anne occupe le territoire de la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Érigée canoniquement en 1714, c’est une ancienne paroisse supprimée le . Ses origines remontent à 1667. Son église actuelle date de 1855 et son presbytère (1948) a été vendu en 2006. Ses bureaux sont situés au sous-sol de la sacristie. Le cimetière Sainte-Anne actuel remonte à (date à venir).
La communauté locale de Sainte-Geneviève occupe le territoire de la municipalité de Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Érigée canoniquement en 1833, elle correspond au territoire de la paroisse au . Ses origines remontent à 1721. Son église actuelle date de 1933 et son presbytère a été choisi par les neuf communautés locales de l’unité paroissiale des Chenaux pour y installer le carrefour paroissial où se trouvent les bureaux de la paroisse Sainte-Élisabeth et de la paroisse Saint-Laurent-de-la-Moraine. Le cimetière Sainte-Geneviève actuel remonte à 1912.
La communauté locale de Saint-Prosper occupe le territoire de la municipalité de Saint-Prosper-de-Champlain. Érigée canoniquement en 1850, c’est une ancienne paroisse supprimée le . Son église actuelle date de 1850 et son presbytère a été vendu en 2015. Ses bureaux sont situés dans le chemin couvert qui conduit à la sacristie. Le cimetière Saint-Prosper actuel remonte à (date à venir).
La communauté locale de Saint-Stanislas occupe le territoire de la municipalité de Saint-Stanislas. Érigée canoniquement en 1833, c’est une ancienne paroisse supprimée le . Son église actuelle date de 1872 et son presbytère a été vendu en 2016. Ses bureaux sont situés à l’étage de la salle municipale. Le cimetière Saint-Stanislas actuel remonte à (date à venir).
+ Tableau des populations des communautés Sainte-Anne Sainte-Geneviève Saint-Prosper Saint-Stanislas Total 2018 2077 1028 528 1024 4647 Source : Répertoire des municipalités du Québec (consulté le )
Tournant missionnaire
Le projet de tournant missionnaire lancé par Bouchard vise à amener les communautés du diocèse de Trois-Rivières à mettre en place des conditions plus favorables à la mission de l’Église catholique. Selon l’évêque, il vise à revoir la « manière de faire Église », à donner « la priorité aux communautés de baptisés plutôt que sur les bâtisses », à « mieux incarner la présence du Christ à notre monde »Lettre de Mgr Luc Bouchard à ses confrères et ses collaborateurs et collaboratrices, Trois-Rivières le 29 août 2014, 2 pages. Selon les orientations diocésaines, le Tournant missionnaire est un « mouvement de conversion dans l’Église universelle et dans chaque diocèse catholique pour donner priorité au témoignage d’une Église en sortie, qui va à la périphérie, moins préoccupée de sa survie interne, pour être un signe tangible de l’amour de Dieu et de sa miséricorde. » Pour l’évêque de Trois-Rivières, Mgr Luc Bouchard, « notre Église diocésaine vit un passage important de son histoire. Fidèles à nos racines, nous avançons vers l'avenir avec humilité, dans un esprit de service, soucieux des plus pauvres et des plus faibles de notre société, ouverts à la jeunesse, attentifs à la croissance de la vie humaine et de la foi. Ce Tournant missionnaire nous invite à prendre le large, à sortir de nos sentiers battus, à risquer l'ouverture de nouveaux chemins pour témoigner de l'Évangile du Christ. »Équipe-projet du Tournant missionnaire, Orientations diocésaines du Tournant missionnaire, Document officiel du 5 février 2017, Trois-Rivières, Diocèse de Trois-Rivières, 2017, page 41 et page iii