Hors normes est un film français dramatique réalisé par Éric Toledano et Olivier Nakache sorti en 2019. Il est présenté hors compétition en clôture du de Cannes. et reçoit le prix du public du Festival international du film de Saint-Sébastien 2019.
Cette comédie dramatique est produite par Nicolas Duval Adassovsky avec Quad et Ten Cinéma, en coproduction avec Gaumont et TF1 Films Production.
L'histoire et les personnages de Vincent Cassel et de Reda Kateb sont inspirés du travail de deux éducateurs s'occupant des personnes autistesStéphane Benhamou et Daoud Tatou, dont des photos sont diffusées dans le générique de fin., ainsi que de leurs associations existantes : le Silence des Justes (dans le film : la Voix des Justes) et le Relais Île-de-France.
Le film reçoit des critiques positives de la part des médias, avec des réserves de la part de personnalités et associations spécialisées dans l'autisme en France.
Synopsis Bruno et Malik sont les responsables respectifs de La Voix des Justes et de L'Escale, deux associations qui œuvrent depuis vingt ans dans le monde des enfants et adolescents autistes qu'ils aident de leur mieux. Ils forment également des jeunes issus de quartiers difficiles pour encadrer ces cas « complexes » que les structures médicales refusent. L'association de Bruno est cependant dans le viseur de l'Inspection générale des affaires sociales qui lui reproche d'employer du personnel non diplômé.
Bruno s'est notamment fixé comme objectif l'insertion professionnelle de Joseph, un jeune autiste passionné par les machines à laver, mais qui a régulièrement des problèmes avec les agents de la RATP et la SNCF, car il ne peut s'empêcher d'actionner le bouton d'arrêt d'urgence du métro. Il réussit à lui trouver un stage en entreprise, mais le chef d'entreprise ne peut pas le garder en raison de son attitude trop familière avec Brigitte, une des employées de l'atelier.
Bruno accepte également de s'occuper de Valentin, un jeune aux troubles sévères, qui doit notamment porter un casque en permanence pour lui éviter de se blesser lorsqu'il se tape la tête contre les murs. Valentin finit par fuguer, et se retrouve en danger alors qu'il marche sur le boulevard périphérique parisien, où il est récupéré in extremis.
Fiche technique Titre original : Hors normes Titre anglophone international : The Specials Réalisation et scénario : Éric Toledano et Olivier Nakache Son : Pascal Armant Décors : Julia Lemaire Costumes : Isabelle Pannetier Photographie : Antoine Sanier Montage : Dorian Rigal-Ansous Musique : Grandbrothers Production : Nicolas Duval Adassovsky Producteur exécutif : Hervé Ruet Sociétés de production : Gaumont, Quad Productions et Ten Cinéma, TF1 Films Productions, en association avec les SOFICA Cinémage 13, Cofimage 30, Indéfilms 7, Palatine Etoile 16 Société de distribution : Gaumont (France) Budget : 13 millions d'euros Pays de production : Genre : comédie dramatique Durée : Dates de sortie : France : (film de clôture du festival de Cannes 2019) ; (sortie nationale)
Distribution Vincent Cassel : Bruno Haroche Reda Kateb : Malik Hélène Vincent : Hélène Bryan Mialoundama : Dylan Alban Ivanov : Menahem Benjamin Lesieur : Joseph Marco Locatelli : Valentin Catherine Mouchet : Ronssin Frédéric Pierrot : l'inspecteur de l'IGAS Suliane Brahim : l'inspectrice de l'IGAS Lyna Khoudri : Ludivine Aloïse Sauvage : Shirelle Djibril Yoni : Fabrice Ahmed Abdel-Laoui : Mounir Darren Muselet : Cédric Sophie Garric : Eva Christian Benedetti : Albert Fratti Pierre Diot : Marchetti Fatou Clo : Diabaté Manda Touré : la fille de Diabaté Pauline Clément : Myriam Anne Azoulay : Keren Damien Zanoly : voisin Marine Dupont : Brigitte Mara Taquin : Morgane Fatouma Fofana : Fatou Aminata Ba : Amina Sadio Fofana : Sadio Suzanne-Marie Gabriel : Émilie Hedi Bouchenafa : Eddie Thomas Dubois : Alexis Esther Wahl : Céline Bryan Polach : Agent SNCF 1 Nicky Marbot : Agent SNCF 2 Saïd Benchnafa : Agent SNCF 3
Production Le projet, ainsi que le nom des deux acteurs principaux, est annoncé en ..
Le tournage commence en et dure trois mois. Il a lieu à Paris et en Île-de-France.
« Les scènes du film ont toutes été vécues dans la réalité » et les réalisateurs ont fait jouer de vrais encadrants et de vrais autistes dans le film qui mêle réalité et fiction. Olivier Nakache explique que ..
Le film doit être diffusé dans quarante-sept pays.
Accueil Le film reçoit des critiques globalement positives de la presse, avec une moyenne de 3,9/5 sur Allociné., mais suscite des réserves de la part de personnalités et associations spécialisées dans l'autisme en France.
Presse
La journaliste Sophie Benamon de Première, présente dans sa critique le film comme .
Noël Bouttier, du Média Social, écrit que c'est une Elle mentionne aussi la violence émanant des personnes autistesCette image médiatique ne correspond pas à la réalité, la violence infligée aux personnes autistes par des personnes non-autistes, et secondairement l'automutilation, étant globalement plus importantes que la violence infligée par les personnes autistes aux autres, voir l'article Violence dans l'autisme, un article de qualité. Un jeune autiste dans le film porte un casque de boxeur pour se protéger de lui-même., notamment à travers la réplique selon laquelle leurs éducateurs « se prennent des droites toute la journée »..
Selon une chronique du magazine Rolling Stone, c'est
La journaliste Guillemette Odicino dans Télérama qualifie le film de ..
Dans sa critique pour Les Inrockuptibles, Emily Barnett écrit que , qualifiant ce film d'..
Jacques Mandelbaum titre sa critique pour Le Monde et y mentionne qu'ils ..
Nicolas Marcadé indique dans Les Fiches du cinéma :
Sur Critikat, Josué Morel écrit que , et en constitue le moteur ; il tempère en notant que .
La critique de Jean-Sébastien Chauvin, pour les Cahiers du cinéma, est l'une des plus négatives, ce dernier estimant qu' ; critique résumée sur le site Allociné..
Hugues Dayez, pour la télévision belge, salue la véracité du film, qui , évitant ainsi l'écueil d'
Catherine Balle, pour Le Parisien, aime beaucoup ce film et écrit que ..
Didier Péron, pour Libération, est moins enthousiaste, écrivant que ..
Associations et personnalités du domaine de l'autisme Selon Olivia Cattan, présidente de l’association SOS autisme France, ce film provoque des réactions contrastées, polarisées entre la satisfaction de voir « l'autisme sévère » représenté à l'écran, et la mauvaise image qui y est donnée de l'autisme, propre à renforcer les préjugés et l'exclusion.. Elle estime que Hors normes véhicule une vu comme objet de charité, et que ce film fournit des arguments aux professeurs qui refusent l'inclusion scolaire des élèves autistes. En réponse, un psychomotricien regrette que celle-ci n’aborde pas, entre autres, présenté dans le film..
Christine Meignien, présidente de Sésame Autisme, estime que le film est « courageux » car il montre « une réalité terrifiante, que personne ne soupçonne ».. Selon elle, le mérite du film, où la plupart des patients sont joués par des autistes, est de leur redonner ..
L'association Cle-Autistes (Collectif pour la liberté d'expression des autistes) témoigne que . Elle regrette la vision des personnes autistes comme objets de soin, l'ignorance de leurs besoins, et en conclut que . Elle considère que les véritables personnages principaux mis en avant dans Hors normes ne sont pas les personnes autistes, traités comme des personnages secondaires et des faire-valoir, mais leurs éducateurs et les associations... Josué Morel de Critikat note toutefois qu' Cle-autiste estime également que la représentation de la violence des personnes autistes dans le film ne correspond pas à la réalité, celle-ci étant attribuée à un état psychique inhérent, et non à une réaction, en contradiction avec les données de la science. ; et que le film ne donne pas à voir l'« autisme sévère », mais plutôt le validisme exercé contre ces personnes..
Selon Danièle Langloys, présidente d’Autisme France :
Hugo Horiot, comédien et militant pour la dignité des personnes autistes, décrit Hors normes comme une « peinture très crue de la dérive institutionnelle », salue le fait que le film montre aussi des points de compétences chez les personnes autistes, et souligne le traitement ségrégatif imposé aux personnes autistes en France.. Il s'oppose à la dénomination d'« autisme sévère », à laquelle il préfère la notion de « sévérité des troubles ».
Dans sa chronique sur What's up Doc, le psychiatre Guillaume de la Chapelle considère que c'est . Il s'estime gêné par le traitement de l'autisme par ce film, ajoutant que le duo de réalisateurs . De plus, selon lui, ce film ne remet pas en question l'exclusion des personnes autistes, la traitant comme un fait, et n'aborde pas non plus la maltraitance des personnes handicapées..
Box-office
Diffusion en télévision Le film est diffusé pour la première fois le sur TF1, où il est regardé par de téléspectateurs, soit 16 % de part d'audience..
Distinctions Récompenses Festival international du film de Saint-Sébastien 2019 : Prix du public. Label « Club 300 aime » des habitués d’Allociné. César des lycéens 2020. Prix international du meilleur casting 2020 de l’ : Élodie Demey, Marie-France Michel et Justine Léocadie
Nominations César 2020 : Meilleur film Meilleure réalisation Meilleur acteur pour Vincent Cassel Meilleur acteur pour Reda Kateb Meilleure actrice dans un second rôle pour Hélène Vincent Meilleur espoir masculin pour Benjamin Lesieur Meilleur scénario original Meilleur montage
Sélection Festival de Cannes 2019 : sélection officielle, hors compétition, film de clôture
Notes et références Notes
Références
Annexes Articles connexes Autisme dans les médias Violence dans l'autisme Autisme en France
Bibliographie Le Film Français - Olivier Nakache Eric Toledano, réalisateurs. Par Sarah Drouhaud. Edition N°3880 Les Echos - Edition N°187 Le Parisien (Week-End) - Un dévouement hors normes. Par Olivier De Bruyn. Edition N° 2336 L’humanité Dimanche - Nos vies Hors Normes. Par Michaël Melinard. Edition N° 679 Le Monde - Les gentils. Par Pascale Nivelle. Edition N° 421 Première - L’humour Libre. Par Sophie Benamon. Edition N° 500 Illimité - Gentil, Vincent, gentil !. Par Michaël Patin. Edition N° 292 L’Echo Republicain - Rencontre avec les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano, à Dreux . Par Anne Chaussebourg. Le 11/09/2019. L’Obs - Vincent Cassel et Reda Kateb chez les réalisateurs d’Intouchables. Par Nicolas Schaller. Le 06/09/2019 Le Parisien - Comment Versailles a stimulé l’imaginaire du réalisateur Eric Toledano. Par Laurent Mauron. Le 14/08/2019
Liens externes
Catégorie:Film français sorti en 2019 Catégorie:Comédie française Catégorie:Film réalisé par Éric Toledano et Olivier Nakache Catégorie:Film de Gaumont Catégorie:Film tourné à Paris Catégorie:Film tourné en Île-de-France Catégorie:Film se déroulant à Paris Catégorie:Film sur l'autisme Catégorie:Autisme en France Catégorie:Film français inspiré de faits réels Catégorie:Film en français