Le régiment de tirailleurs sénégalais ( RTS) est un régiment constitué sous la République. Stationné dans le protectorat français au Maroc pendant la majorité de son existence, il se distingua lors de la libération de Toulon (1944).

Création et différentes dénominations 1913 : Création du Régiment Mixte d'Infanterie Coloniale du Maroc 1921 : Renommé Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Maroc 1926 : Renommé Régiment de Tirailleurs Sénégalais 1944 : Renommé Régiment d'Infanterie Coloniale : dissolution. Ses hommes sont versés dans le Groupement de Compagnies Sénégalaises de garde de prisonniers de guerre de l'Axe. 1946 : Recréation du Régiment de Tirailleurs Sénégalais par changement d'appellation du Régiment de Tirailleurs Sénégalais 1958 : Change d'appellation, devient RIMa en Algérie.

Chefs de corps 1932 : Édouard Joseph Arnaud, Commandeur de la Légion d'honneur; 1932 - 1934 : Colonel Alessandri - : Raoul Salan (**) - / / : lieutenant-colonel Dessert.

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

Rattachements Division d'Infanterie Coloniale : - .

Historique des garnisons, combats et batailles du RTS Entre-deux-guerres vignette|Le défile à Casablanca le .

Seconde Guerre mondiale

: garnison à Fès et Marrakech 1943 : stationne en Corse 17- : débarquement à l'île d'Elbe : débarquement de Provence 20- : libération de Toulon mi- : liquidation de la poche du Doubs fin novembre-début décembre : élimination des dernières poches de résistance allemande dans le Haut-Rhin (Village-Neuf, Huningue, Loechle et Kembs) fin janvier-début : liquidation de la poche de Colmar (flanc sud)

De 1945 à nos jours

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment

Libération de Toulon : il ouvre la route à la libération de Toulon, appuyé par le régiment d'artillerie coloniale du Maroc et le groupement de chars Beaufort, de la DB. Les combats durent 6 jours (20-), et le régiment a 107 tués et 467 blessés. Le 27, c'est le RTS qui ouvre le défilé de la libération à Toulon. Cela lui vaut une citation à l'ordre de la armée par le général de Lattre :

Unité ardente et manœuvrière qui, sous les ordres du colonel Salan, chef d'une haute intelligence tactique, d'un sang froid et d'un courage remarquables, a, dès son débarquement en France, du 20 au , en six jours de combat ininterrompus et d'une violence sans cesse accrue, vaincu la défense nord-est de Toulon, rejetant l'ennemi de Solliès-Ville, Solliès-Pont, La Farlède, La Valette, le poursuivant jusque dans la place et lui imposant au sixième jour la reddition du fort d'Artigues, dont la chute marqua un moment décisif dans l'enlèvement de la place forteCitation à l'ordre de l'Armée attribuée au RTS après la libération de Toulon en août 1944. Décision n° 124, le 7 novembre 1944, Charles de Gaulle..

Devise

Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec une palme (une citation à l'ordre de l'armée).

Personnalités ayant servi au régiment de tirailleurs sénégalais

Frantz Fanon (1925-1961), psychiatre et essayiste. Jacques Fitamant (1905-1980), résistant français, Compagnon de la Libération. Henri Fougerat (1909-1944), résistant français, Compagnon de la Libération. Antonin Betbèze (1910-1993), résistant français, Compagnon de la Libération. Louis Béguin (1911-1944), résistant français, Compagnon de la Libération. Jean-Louis Delayen (1921-2002), général français. .

Sources et bibliographie

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des unités de tirailleurs sénégalais Liste des régiments français Liste des grades dans l'armée française

Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1913 Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1958 Catégorie:Tirailleurs sénégalais