Pierre Florent Denoix, né le à Paris et mort le à VillejuifRelevé des fichiers de l'Insee (dans le bâtiment de l'hôpital Gustave Roussy qu'il avait fait construire), est un chirurgien et cancérologue français.
Biographie
Enfance et études Né à Paris d'une famille originaire de La Bachellerie (Dordogne), il a un frère, le père Hubert Denoix (1914-2017), prêtre diocésain de Périgueux et missionnaire au Tchad pendant , et une sœur cadette, Janine Jousset (1920-2010). Son père, Adolphe Victor Denoix (1884-1973) est administrateur du magasin Le Printemps et exploitant agricole à La Bachellerie puis chef départemental de la Milice française en Dordogne de à . Sa mère est exécuté par des maquisards pendant la guerre. Son grand-père Arnaud-Dit-Élie Denoix (1848-1917) est médecin et sénateur républicain de Dordogne de 1896 à 1917 . Son oncle Georges Jean-François Denoix (1878-1975) est inspecteur des finances et le premier directeur du Budget de 1919 à 1925 .
Pierre Denoix fréquente les lycées Henry-IV et Louis-le-Grand, puis entreprend des études de médecine qu'il doit interrompre à deux reprises : Interne des hôpitaux de Paris depuis 1935, il est mobilisé en 1939-40 en tant que médecin-lieutenant. Seulement en 1941, il peut soutenir sa thèse Le traitement chirurgical des hématémèses graves. Il termine son internat en 1942. En 1944, il est emprisonné à Fresnes pour fait de résistance et il reçoit la croix de guerre par la suite.
Carrière Pierre Denoix obtient en 1948 le titre de chirurgien des hôpitaux de Paris. Dès le début de sa carrière, il se consacre à la lutte contre le cancer, notamment dans sa spécialité du cancer du sein.
Il était directeur de l'hôpital Gustave Roussy de 1956 à 1982 dont il avait commandé le bâtiment principal en 1964, achevé en 1980. Le bâtiment avait été exécuté par l'architecte Pierre Laborde.
En tant que directeur de Gustave Roussy, professeur de clinique carcinologique à la faculté de médecine de Paris, président de l'Union internationale contre le cancer de 1973 à 1978, directeur de la section cancer de l'Institut national d'hygiène, président de la commission du cancer et directeur général de la santé de 1974 à 1978, Pierre Denoix domine la cancérologie française et internationale pendant plusieurs décennies.
Il est à l'origine de la classification TNM, l'actuel système international de classement des cancers.
Après sa retraite, il reste engagé dans le Périgord noir dans plusieurs associations et pour diverses causes. À Sarlat-la-Canéda, la salle Pierre-Denoix du Centre culturel Le Colombier dans l'ancien hôpital porte son nom en son honneur depuis 1991 .
Il est promu au grade de commandeur de la Légion d'Honneur le par Simone Veil, après avoir été nommé au grade de chevalier le et promu au grade d'officier le .
Distinctions
nommé officier en 1962 nommé chevalier en 1953
(1956)
Bibliographie Roger Nouvel, La vie & l'œuvre du Professeur Pierre Denoix, Sarlat, Carrefour universitaire de Sarlat et du Périgord noir, 1991, 15 Pierre Denoix, « Le docteur Élie Denoix », dans Cent portraits périgourdins, Périgueux, Fanlac, 1979, . Pierre Denoix, « La Bachellerie au temps du phylloxera », dans Bulletin de la Société des Amis de Sarlat et du Périgord Noir, 1984, .
Notes et références
Liens externes
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