Alexis-Jean-Pierre Paucton (1736, ou selon Johann Samuel Ersch, le Le nom était connu dans le Pays de Lassay. L'abbé Angot indique qu'aux dates indiquées, 1732, 1736, on ne trouve pas d'acte de baptême qui convienne. Le , fut baptisé Alexis-Nicolas, fils de Jacques Paucton et d'Anne Hutevet, ayant pour parrain Alexis Paucton. - 1798) était mathématicien français. Il est né d'après ses biographes à La Baroche-Gondouin, près de Lassay, dans le département de la Mayenne.
Biographie
thumb|right|300px|Vis d'archimède utilisée pour pomper de l'eau
Comme ses parents étaient sans fortune, son éducation fut presque nulle jusqu'à l'âge de dix-huit ans ; il mit alors à profit les leçons d'un ecclésiastique auquel il avait inspiré de l'intérêt, et le quitta au bout de deux ans pour recevoir une instruction plus approfondie. Le goût des sciences exactes le dominait : il se livra, à Nantes, à l'étude des mathématiques et du pilotage de navire, et quelque temps après, il se rendit à Paris, où, forcé de se créer des ressources, il se chargea d'une éducation particulière et se fit précepteur.
Paucton se fit d'abord connaître par une Théorie de la vis d'Archimède (Paris, 1768), de laquelle il déduisit la conception de moulins construits d'une nouvelle manière et plusieurs autres applications utiles : il y joignit une dissertation sur la Force des bois. Cet ouvrage est le développement d'un itinéraire composé en 1765 pour l'Académie de Berlin, dont il ne remporta pas le prixDaniel Bernoulli, dans son Hydrodynamique ; Euler, dans le des Mémoires de l'académie de Saint-Pétersbourg, et le jésuite Beigrado, dans un traité ex professo, imprimé à Parme en 1767, avaient déjà porté leur attention sur la machine attribuée à Archimède.
En 1780, Paucton publia un travail plus considérable, sa Métrologie, ou Traité des mesures, poids et monnaies, des anciens et des modernes, Paris, Desaint, in-4 de 972 pages, ouvrage capital qui a servi de canevas à tous ceux qui ont paru depuis sur le même sujetMalgré le nombre prodigieux de Métrologies générales et particulières qu'a fait paraître l'introduction du nouveau système métrique, celle de Paucton était loin d'avoir perdu son utilité au : les logarithmes dont il accompagne chacune de ses évaluations donnent le moyen de faire aisément toutes les réductions dont on peut avoir besoin et de reconnaître les fautes d'impression..
L'année suivante, parut sa Théorie des lois de la native, ou la Science des causes, et des effets, Paris, Desaint, in-8 de 486 pages. L'auteur, reprenant les traces semées par Leibniz dans un opuscule contre les cartésiens, envisage sous un point de vue nouveau la communication du mouvementLa nature se présente à lui sous la forme d'un théorème qui comprend huit termes de relation, le poids ou la pression, le mouvement ou la vitesse, le temps, l'espace, l'intensité, l'extensité, l'effet et le résultat..
Dans une Dissertation sur les pyramides d'Égypte, par laquelle se termine son ouvrage, il cherche à établir que les proportions et les détails intérieurs de ces monuments offrent la clef de sa théorie, qu'avaient dû connaître les prêtres égyptiensJean-Étienne Montucla, qui, en sa qualité de censeur, avait lu l'ébauche de cette ambitieuse production, n'y vit qu'un galimatias algébrique. Mauduit, examinateur moins sévère, ne donna néanmoins qu'une approbation insignifiante.. Tous ces travaux améliorèrent peu la situation de Paucton ; il obtint seulement une chaire de mathématiques à StrasbourgL'abbé Angot a fait faire des recherches infructueuses à Strasbourg par MM. Bezard pour y retrouver les traces du professorat d'Alexis Paucton..
Mais cette place ayant été menacée d'un blocus par les Autrichiens, et les magistrats ayant ordonné aux habitants de se pourvoir de vivres pour le temps du siège, ou de quitter la ville, Paucton, qui n'avait pas de quoi acheter des provisions, d'avance, fut obligé de sortir avec sa femme et ses trois enfants. Retiré à Dôle, chez un maître de pension, il y enseignait les mathématiques pour six cents livres par an, lorsque le ministre de l'intérieur lui donna, le 2 frimaire an V (1796) une place au bureau du cadastre pour travailler en qualité de calculateur à la Connaissance des temps. Il revint donc à Paris et fut nommé associé correspondant de l'Institut de France ; il avait reçu, comme savant, un secours de trois mille francs de la Convention, et il commençait à se promettre un avenir plus heureux, lorsque la mort l'enleva, le .
Publications
Il a laissé parmi ses manuscrits une traduction des hymnes d'Orphée, un traité de gnomonique, et une théorie du ptérophare et d'un char volant dont les premières idées avaient été déjà exposées dans sa Théorie de la vis d'Archimède. Il peut être considéré comme le précurseur de nos aviateurs modernesDans une note adressée par le lieutenant-colonel de Beaufort sur le système de l'aviateur du , il est indiqué . Cette réflexion, ajoute M. de Beaufort, .
Théorie de la vis d'Archimède, de laquelle on déduit celle des moulins conçus d'une nouvelle manière. On y joint la construction d'un nouveau lock ou sillomètre et celle d'une sorte de rames très commodes, etc. De plus, une dissertation sur la résistance des bois et les tables nécessaires dressées d'après les expériences de MM. de l'Académie des sciences..., Paris : J.-H. Bulard, 1768, in-12, XX-224 p. Métrologie, ou Traité des mesures, poids et monnoies des anciens peuples et des modernes. Paris : Vve Desaint, 1780, in-4 , XVI-956-6 p. Théorie des lois de la nature, ou la Science des causes et des effets, suivie d'une dissertation sur les pyramides d'Égypte, Paris : Vve Desaint, 1781, , XLVIII-438 p. et pl.
Notes et références 8. Relevé généalogique sur Geneanet
Sources partielles . Article de Foisset aîné.
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