Le Portrait de Jan Six est une peinture à l'huile exécutée par Rembrandt en 1654.

Livrée directement à Jan Six par l'artiste, le tableau a été transmis de génération en génération et fait désormais partie de la collection Six, à Amsterdam.

Description Cornelis Hofstede de Groot a documenté ce tableau en 1915 :

En 2003, Simon Schama détaille un tableau de grandeur nature mais d'une longueur de trois quarts, .. Contrairement à la distance que Rembrandt dispose habituellement entre un sujet aristocratique et le spectateur, Jan Six est lui si proche qu'on peut voir la petite fente dans son menton et la mesure soigneusement exposée de peau rose entre sa moustache et la lèvre supérieure. Les dimensions du tableau donnent un support de toile presque carré, où presque tout le tiers gauche est occupé par un fond très sombre, ce qui pousse davantage Jan Six dans la lumière. Rembrandt recherche des effets optiques de couleur très travaillés, similaires à ceux de La Ronde de nuit pour parvenir à faire en sorte que son sujet semble se déplacer dans l'espace, vers le spectateur, pour sortir des ténèbres vers la : pour cela, la lumière se déplace du gris pigeon foncé de son manteau à travers l’ocre de ses gants de chamois et enfin vers l’éblouissant rouge écarlate de son manteau.

Schama explique que Rembrandt a cherché à porter l'attention du spectateur sur les mains du sujet : Il fait ainsi tous ces savants calculs pour faire ressortir une , comme préconisé par Baldassare Castiglione dans son Livre du courtisan.

Hofstede de Groot a également mentionné ce tableau dans son introduction comme l'un des six plus beaux portraits réalisés par Rembrandt :

Datation et devenir Cornelis Hofstede de Groot affirme que l'on connaît la date de réalisation du tableau, 1654, grâce au couplet écrit par Jan Six lui-même :

Il liste aussi les versions connues : Il termine en précisant que le tableau a été L'œuvre est ainsi toujours conservée dans la Collection Six..

Analyse technique Simon Schama estime que le tableau a dû être peint rapidement : plein de maîtrise et de relâchement, le coup de pinceau donne l'impression d'une peinture déposée humide sur humide. Il fait la comparaison avec un autre tableau de Rembrandt : Femme se baignant dans un ruisseau, de la même année. Cependant, le tableau est Il cherche à marier ses calculs sur la lumière et un geste libéré ; Samuel van Hoogstraten note que les passages les plus proches du spectateurs sont ceux qui sont réalisés avec le plus de liberté dans le coup de pinceau.

Dans la composition, un élément est crucial : l'angle droit de la cape, répété dans le collier blanc, ancre la pose au milieu de tous les mouvements du pinceau. L'ombre sous le collier lui donne de la légèreté en le soulevant.

Tandis que Rembrandt peignait les cheveux dans ses compositions des années 1630, grattant les soies avec le dos du manche de sa brosse, il suggère dans cette œuvre la crinière rougeâtre de Jan Six avec un pinceau , excepté dans les mèches surplombant le col blanc, où il achève les cheveux de lignes verticales minutieusement hachées.

Notes et références

Notes

Références

Annexes Bibliographie

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Liens externes

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