Noémie Cornélie Henriette Renan, dite Henriette Renann, est une femme de lettres française née le à Tréguier et morte à Amchit (Liban) le .

Biographie Henriette Renan est la sœur de l'homme de lettres et philosophe français Ernest Renan. Née à Tréguier comme lui dans une famille de pêcheurs, elle demeure dans la grande maison acquise par leur grand-père. Leur père, capitaine d'un petit navire et républicain convaincu, a épousé la fille de commerçants royalistes de la ville voisine de Lannion. Leur mère n'est qu'à moitié bretonne, ses ancêtres paternels étant venus de Bordeaux. Appartenant à une famille catholique, Henriette poursuit sa scolarité chez des religieuses bretonnes, et bénéficie en outre de l'instruction dispensée par une érudite trégorroise. Henriette a dix-sept ans lorsque leur père meurt et devient cheffe morale de la famille. Elle s'occupe alors de son frère de douze ans son cadet. À défaut de rentrer dans les Ordres faute de dot, Henriette décide de devenir maitresse des écoles. Tentant en vain d'ouvrir une école pour filles à Tréguier, Henriette Renan se résigne à rejoindre Paris pour y être professeure et se retrouve à la direction des études d'une maison d'éducation. À Paris, elle se lie d'amitié avec Sophie Ulliac, et prend en charge l'éducation des enfants d'une famille de notables polonais avec qui elle voyage en Europe. Pendant dix ans elle part à Zamosc (Pologne) où elle est l'institutrice des trois filles du comte Zamoyski. Lors de ses voyages, elle collabore à certaines revues, sous des pseudonymes variés dont celui d'Emma du Guindy, en écrivant par exemple pour Le Journal des jeunes personnes alors dirigée par Sophie Ulliac (1846-1857). Indépendante financièrement, Henriette entretient sa mère, paie les études de son frère et termine de régler les dettes de leur père.

De 1860 à 1861, Ernest Renan effectue une mission archéologique au Liban et en Syrie. Il séjourne avec son épouse Cornélie et sa sœur Henriette dans la demeure de Zakhia Chalhoub el-Kallab et son fils Abdallah Zakhia el Kallab, famille de notables maronites d’Amchit (région de Byblos) dont les ancêtres ont été anoblis par le Sultan ottoman et ayant fondé le premier hôpital au Liban (hôpital Saint-Michel d’Amchit). D'une santé fragile, c’est à Amchit qu’Henriette Renan meurt d'une crise de paludisme le . Elle est enterrée dans le caveau de Michaël Tobia Kallab, à Amchit, près de l’Église Notre-Dame.

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Henriette Renan a toujours exercé une très grande influence sur la vie de son frère, jouant à la fois le rôle de mère, de sœur, de confidente et de conseillère.

Travaux Très intéressée par la nature et l'art, elle a été plus qu'une secrétaire pour les travaux sur l'histoire de l'art réalisés par son frère. Ernest Renan put s'appuyer sur les recherches en histoire de l'art faites par sa sœur, et sur ses nombreuses relectures et critiques de ses propres écrits. Elle-même possédait un style d'écriture simple et épuré.

Œuvres Souvenirs et Impressions, Pologne, Rome, Allemagne, voyage en Syrie. Publié avec des notes par Henri Moncel. Introduction par Mary Duclaux, 1930. Correspondance intime, 1842-1845. Nouvelles lettres intimes, 1846-1850, 1923.

Notes et références

Annexes Bibliographie Opuscule tiré à destiné au départ exclusivement à l'entourage de l'auteur.

. Thèse de doctorat.

Articles connexes Ernest Renan

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